Ce recueil, selon la volonté de l'auteur, rassemble divers textes pour lequel il fait une courte ou moins courte présentation, occasion d'auto-satisfaction effleurant l'asimovisme (Moi, Vda, j'me comprends).
Les premières nouvelles, plus fantastiques que science-fictives entraînent le lecteur sur une pente plus ou moins divine (Un millier de pas sur la via Dolorosa ; Comment on s'amuse à Pelpel ; Pas notre frère). Ils ont trouvé en moi un versant quelque peu obtus, désapprobateur pour cause d'athéisme convaincu. Ils ont complètement raté la cible. La pente suivante est typiquement silverbergienne, et touche aux voyages temporels. Dans ce domaine, le recueil reprend une nouvelle dont j'avais déjà pu apprécier la vivacité, Une aiguille dans une meule de temps, dans Pavane au fil du temps.
Puis, vient une série de trois nouvelles qui m'apparaissent intéressantes par le thème abordé, par le traitement narratif et l'espace qu'elles englobent (Voile vers Byzance ; Lever de soleil sur Pluton ; Hardware), celui de l'essence d'un être, entre machine et humanité-vivant. Le court texte Lever de soleil sur Pluton est enlevé, une sorte de ping-pong entre deux thèses qui s'affrontent, deux perceptions d'un même phénomène.
Après, le problème essentiel du recueil, selon moi, vient de la volonté de rassemblement par l'auteur d'un maximum de ses textes, et de l'écart de qualité qui en découle entre les nouvelles ; si certaines plus anecdotiques que pertinentes ou vraiment intéressantes peuvent servir de liant d'un texte à l'autre, d'autres (Basileus notamment) m'ont paru particulièrement lourdes et vaines.
En conclusion, ce recueil ravira les aficionados de Robert Silverberg, qui se clos pas un très réussi hommage à Conrad : La compagne secrète. Les autres lui préféreront Pavane au fil du temps.












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