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Zaroff

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08/06/2009
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Les déserteurs temporels

Robert Silverberg


Les déserteurs temporels
Traduction : Bruno Martin
Illustration : Wojtek Siudmak
Titre original : The Time-Hoppers
Première parution : 1967

 Pour la présente édition :

Editeur : Pocket
Date de parution : février 1986
ISBN : 2-266-01681-4

   

Robert Silverberg, né à New York en 1936. est l'un des auteurs majeurs de la science-fiction américaine. Son personnage favori est un solitaire, embarrassé par des pouvoirs extraordinaires qui lui font plus de mal que de bien. De tous ses romans, le Fils de l'Homme est celui qu'il aime le plus.

De Silverberg, je possède quelques romans mais ce fut le billet d'un ami qui me décidât de lire celui-ci en premier. Et quelle heureuse surprise ! Enfin un bon petit roman qui se lit d'une traite pour un passionné de SF et plus particulièrement de société Orwellienne, de voyages dans le temps et de surpeuplement mondial. Ce bouquin explore ces trois thèmes autour d'un personnage central : Joe Quellen, Secrétaire Criminel du Gouvernement Suprême, de la Septième Classe. Les dirigeants occupent les premières classes et ont donc accès à des privilèges. Pour les classes inférieures, c'est la promiscuité, du chômage ou encore le rationnement en oxygène.
Quellen est chargé de l'enquête concernant des déserteurs temporels qui s'enfuient vers le vingtième siècle pour tenter de retrouver une vie agréable. Les exodes temporels ont lieu entre 2486 et 2491. Le Gouvernement Suprême s'inquiète pour les paradoxes temporels qui pourraient subvenir. Quellen doit découvrir l'endroit et les organisateurs de ces voyages illicites.

Malgré quelques incohérences entre les réactions philosophiques du Gouvernement Suprême et les actes de Quellen, ce livre est une vraie réussite. On peut regretter également des verbiages médicaux concernant les épisodes envers la secte de régurgitation (d'ailleurs ces passages n'apportent rien à l'intrigue) mais l'ensemble est agréable à lire. La quête de Quellen vers un espace de liberté, la médiocrité pour les autres membres de sa famille, le besoin de liberté individuelle plus fort que l'amour familial... tout s'imbrique à merveille vers une conclusion que chacun se forge.




"Joe Quellen, le Secrétaire Criminel, détestait la foule et adorait les crocodiles. Il s'était donc approprié un petit coin d'Afrique, dont il avait fait son jardin secret : illégalité mineure, mais étonnante chez ce bureaucrate modèle. En fait, les illégalités se multipliaient : le surpeuplement avait atteint la cote d'alerte, et le Gouvernement Suprême avait la main lourde ; certains chômeurs, pour un prix modique, émigraient dans le passé sans espoir de retour. On en avait repéré beaucoup au XXIe siècle, et l'on savait que les départs avaient eu lieu entre 2486 et 2491. En l'an de grâce 2490, le moment était proche où le trafic s'interromprait — un moment attendu avec perplexité depuis cinq cents ans. Quellen traquait les resquilleurs et l'organisation qui leur permettait de faire le saut. Mettrait-il fin aux désertions ? Changerait-il le passé ? Gênerait-il des manipulateurs occultes ? Quellen avait de bonnes idées ; il en faudrait beaucoup dans cette partie de poker aveugle où rien ne serait à négliger — pas même un petit coin d'Afrique."

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Critique enregistrée le 14 juin 2009 à 20h37

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

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