Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Publicités et annonces
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe perdu ?
13 visiteurs actuellement
Les Seigneurs des moissons Keith Roberts
Les Seigneurs des moissons

par Jim
Endymion Dan Simmons
Endymion

par Gui
Le congrès de futurologie Stanislas Lem
Le congrès de futurologie

par morca
Derrière l'écran Richard Matheson
Derrière l'écran

par Olivier
Dagon Howard Phillips Lovecraft
Dagon

par Gui
Recevez les dernières nouvelles de Culture SF en vous abonnant à la lettre d'informations !
  
  Voir les précédentes lettres
Vous souhaitez contacter
l'équipe de Culture SF ?
C'est par ici !
Soyez les premiers informés
des dernières critiques
publiées, en vous abonnant
au flux «RSS critiques».
  Ajouter à Netvibes
  Les forums de Culture SF
Ione

Inscrit le :
26/04/2004
9 critiques
859 messages
Consulter le profil de Ione
Envoyer un message privé à Ione

Les monades urbaines

Robert Silverberg


Les monades urbaines
Traduction : Michel Rivelin
Illustration : Manchu
Titre original : The World Inside
Première parution : 1971

 Pour la présente édition :

Editeur : Le Livre de Poche
ISBN : 2-253-05087-3

   

Un monde vertical en réponse au problème démographique....

Quel problème démographique ?
dieu soit loué ! il n'y a pas de problème démographique !
Plus depuis que les Monades urbaines existent. Plus depuis que l'homme a construit des "villages" abritant une cinquantaine de tours de 3000 mètres de haut, plus depuis que l'on peut faire vivre 800 000 personnes dans un même bâtiment et tout cela dans un sentiment de paix, de bien-être, et d'amour.

Les habitant de la Monade 116 sont heureux, leur société est équilibrée, juste, libre. La notion de propriété a disparu, les serrures n'existent pas, la jalousie n'a pas lieu d'être puisque l'on peut faire l'amour avec ses voisins et selon ses envies, sans avoir à se cacher et avec la reconnaissance de tous par dessus le marché !

La natalité est une bénédiction ! la vie est sacrée, et tout le monde a le droit de partager ce bonheur qui est de vivre ensemble, sur terre dans une Monade. Il y a de la place pour tous et lorsqu'une tour est pleine, on en construit une nouvelle, elles ne prennent pas de place, et là où l'on croyait exploser à 10 000 000 000, on jubile a 75 000 000 000...


Mon avis

Ce livre est surprenant de part l'enchevêtrement des notions qu'il aborde.
La notion de liberté y est très subtilement amenée et malmenée... la société qui s'est développée dans un tel environnement est "idéale" dans le sens où tout le monde semble avoir les commodités essentielles pour vivre à l'aise. La technologie l'aide à ça. Par ailleurs, leurs libertés sont mêmes supérieures aux notres puisque la nudité est un lieu commun et ne gène personne, leur sexualité est épanouie (elle me fait étrangement penser aux moeurs des bonobos, ces singes qui font l'amour toute la journée avec les membres la tribu afin de déjouer les conflits éventuels et d'éviter toute frustration ;)

Mais cette société ne cache-t'elle pas ses propres failles ?
Silverberg nous montre habilement que dans toute société, quelle que soit sa culture, les hommes tendent vers un seul et même but, être heureux.
Et c'est là que tout se complique. Car nous sommes des êtres humains, et quand la liberté se met à ressembler à un moule, il y a toujours un "réfractaire", un "curieux", un "canard boiteux" pour vouloir en savoir plus, pour vouloir regarder ce qu'il se passe ailleurs, pour désirer ce qu'il n'a pas, pour regretter ce qu'il a...
Et l'équilibre devient alors instable.
Deux solutions, il est remis dans les rails de manière propre et sans douleur (chirurgicale) ou il est évincé (éliminé).

La liberté est une notion subjective en étroite relation avec l'environnement et la culture dans laquelle on l'étudie. La liberté de certains, devient une contrainte pour d'autres (ceux qui n'ont pas la même culture - culture liée à leur environnement) et inversement.

J'ai beaucoup aimé ce livre pour la richesse de son message. La tolérence est indispensable pour se comprendre. Chaque chose a sa raison d'être et les comportements que nous ne comprenons pas découlent de phénomènes culturels et temporels que nous n'imaginons sûrement pas.
Avant de juger, essayons de comprendre. Dans l'idéal, ne jugeons pas.

Quant au style de Silverberg, je n'aime pas trop, mais ça ne regarde que moi. Je trouve son écriture un peu sèche, manquant de rondeurs et de poésie. Mais c'est un avis personnel qui n'engage que moi.
Sans trouver à son écriture une réelle délectation, je n'ai tout de même pas eu de répugnance à le lire.

Je vous recommande la lecture de ce livre qui à mon avis fait partie de ceux que l'on n'a aucun mal à se souvenir.




En l'an 2381, la Terre porte soixante-dix milliards d'êtres humains dont la devise est : Croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étages, les monades urbaines, et jouissent d'une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l'utopie, la promiscuité, le bonheur.
Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté.
Micael, l'électronicien, rêve pourtant de la Terre du passé, de l'océan, de la nature qu'il a découverts à travers un film vieux d'un siècle. Il fuit.
Et Jason, l'historien, armé de son savoir contre tous les tabous anciens, redécouvre de son côté un sentiment proscrit, la jalousie.

Envoyez cette critique à un ami         Imprimez cette critique

Critique enregistrée le 20 décembre 2005 à 19h47     (mise à jour le 20/12/2005 à 23h05)

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

Partagez ou mettez en favori !