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lacroute

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13/03/2005
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Le Monde enfin

Jean-Pierre Andrevon


Le Monde enfin
Illustration : Sparth
Première parution : janvier 2006

 Pour la présente édition :

Editeur : Fleuve Noir
ISBN : 2-26508230-9

   

J'aimais Andrevon et ses coups de gueule, celui qui dénonçait, qui pessimisait.

Qu'était t'il devenu..?

Car avec les grands auteurs-dinosaures SF made in France des 70's, je me gratte et je cherche. Il ne reste (peut être ?) bien que lui à tenir le haut du pavé le temps d'une parution en Fleuve Noir "Rendez-vous Ailleurs"..! Y'a plus que ce Grand Monsieur pour nous rappeler une SF pas si vieille, marinée française qui savait se tenir et avait sa spécificité.

Que prendrez-vous..?

Sinon le sempiternel refrain andrevonien: celui de la Fin (avec un grand "F"), celui du "Désert du Monde". Un Monde crevé, une Terre Morte cocktail Dick, Brown, Simak et Aldiss, Tarzan (!!!!!!!!!!), François Truffaud et Noé:

_façon Dr Bloodmoney (ou kifkif bourico), atome radioactif en moins mais prion viral galopeur en plus, sans oublier l'astronaute enfermé dans son satellite en orbite..!

_Façon Barbe-Grise quand la population humaine survivante (un soupçon: à peine 1/1000..!) est stérile, vieillit sans espoir de descendance..! Pensez-donc, la jeune de soixante ans a encore ses règles, Youpi..! Chasse à l'érection fécondatrice, quitte à ne la trouver qu'à l'autre bout de la France. Les vieilles espèces animales se sont quelquefois éteintes à défaut d'une simple rencontre entre un male et une femelle, pourquoi pas l'Homme..! Chasse au male donc..! Mais ne vous y trompez pas, aucun relent mysogyne à craindre.

_Façon Brown Fredric sans humour: "Je suis le dernier homme sur Terre et quelqu'un frappe à la porte".

_Façon "Le Monde Vert" quand la nature reprend ses droits. Un Paris, un Avignon tropical envahis par la végétation (Il m'est venu en lointain souvenir graphique d'un Valérian et Laureline de 1970: La cité des eaux mouvantes.

_Façon "Demain les Chiens" quand la faune oublie peu à peu l'Homme qui se meurt de ses gonades infertiles. Bien fait..! Qu'il crève..! Qu'il tire sa révérence...! A l'image de Simak, Andrevon n'apprécie guère le genre humain, mais quel brillant animal de laboratoire à étudier sous les ultimes coups de boutoir d'une nature qui tient désormais les rènes. PS: son dédain, son mépris s'accompagnent de beaucoup de tendresse pour les divers protagonistes.

_Façon Tarzan car à défaut d'un Homme-Singe l'auteur nous offre une Princesse des Rats, qui plus est à rééduquer façon Truffaud et "L'Enfant Sauvage".

_Façon Noé en repeuplant le Monde d'une Arche dans laquelle un couple humain se cherche une place..!

On pourrait lui en vouloir à Mr Andrevon des divers emprunts ci-dessus. Ben non même pas (du moins pas moi), car le vieux grenoblois tient la route, le guidon bien droit, le style buccolique au ras du clavier, la haine (toujours elle..!) de ce qui porte kaki et goupillon (même s'il s'est diablement assagi), l'écologie comme un levier-ressort à remonter la mécanique du Monde..!

Il nous l'avait bien dit il y a fort longtemps dans un receuil de nouvelles: "Il faudra bien se résoudre à mourrir seul" et ben non, peut-être pas dans ce "Monde enfin" qui reconcilie (un peu..!) Andrevon avec l'Homme, tant il injecte de l'espoir dans le final de ce roman qui, au final, est un bonheur..!

Monsieur Andrevon, il semblerait que du pinceau, vous aimez la peinture figurative; savez-vous que de mots en couleurs et de certaines phrases en arc-en-ciel votre Monde mort est magnifique dans sa Nature retrouvée.

Et que dire de vos héros, qui n'en sont pas justement, sinon à l'égal de vous et moi, des hommes simples ayant retrouvé le goût des choses simples..!


PS: Un grand merci à quelqu'un qui se reconnaitra de m'avoir offert mon premier roman dédicacé..!




Un vieil homme parcourt à cheval la France, vidée de ses habitants comme la totalité de la planète, à la suite d'une pandémie foudroyante quarante-cinq ans plus tôt. Sur son chemin, il traverse des villes envahies par la végétation et peuplées par des animaux sauvages, ainsi que quelques communautés de survivants octogénaires. Au crépuscule de sa vie, égrenant ses souvenirs, il veut une dernière fois voir la mer. Dans ce monde désert, quelques destins se croisent : une femme cherche désespérément à mettre un enfant au monde, l'équipage de la première expédition avortée vers une autre étoile atterrit en catastrophe. Mais l'existence de ces survivants n'est peut-être pas due au hasard : quel est ce météore bleu vif que les rescapés aperçoivent parfois dans le ciel ? Un espoir venu d'ailleurs ou le dernier signe de l'apocalypse ?

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Critique enregistrée le 28 mai 2007 à 21h52

Science-fiction

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fantastique

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