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Sujet proposé le 03/01/2026 à 16h06 par Jim |
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RE : En 2026, regarde des fims, d'art et d'essai comme de cinéma bis
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23/05/2026 à 12h00
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| | | | | | Olivier :
Obsession : mouais. (...) |
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Je vois un grand engouement autour de ce film ; mais je ne le sentais pas (avec le pressentiment qu'il se contenterait d'étirer sur deux heures son "high concept").
Dans le boom actuel de la production du genre, on (promoteurs/critiques/fans) nous annonce un nouveau phénomène de l'horreur (que ce soit un film, un scénariste-réalisateur ou une actrice – avec la réhabilitation du terme "scream queen") tous les trois mois. J'ai appris à rester prudent avant que d'avoir pu juger sur pièce.
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Vu les trois films suivants, qui eurent en commun de me surprendre (en bien) en m'emmenant dans des directions que je n'avais pas prévues :
_ Terreur sur la ligne ( When a Stranger Calls) de Fred Walton.
| | | | | | Olivier :
Fred Walton, un réal hélas trop oublié (...)
Terreur sur la ligne
Une jeune baby-sitter est confrontée à un psychopathe qui la harcèle au téléphone, en lui demandant comment vont les enfants. (...) Quelques années plus tard, mariée et mère de famille, elle apprend que le psychopathe s'est échappé...
Un thriller avec une petite dose d'horreur qui vous met les nerfs à vif, tant le réal excelle à faire monter la tension, en jouant avec une incroyable virtuosité de la musique, et des retournements de situation (...) |
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La mise en scène, au cordeau, est en effet diablement efficace.
Je connaissais le film de réputation, pour son astucieux rebondissement (souvent repris depuis ; mais rarement d'aussi belle façon).
Ce qui m'a étonné, c'est ce que le récit développe autour de la personnalité du tueur, pathétique ; la traque se mêle alors à une étude psychologique.
_ Sympathy for Mr. Vengeance* de Park Chan-Wook.
Je fus souvent partagé sur l'œuvre de l'actuel président du festival de Cannes (et je n'avais pas aimé le film qu'on présente souvent comme son chef-d'œuvre : Old Boy).
Alors si j'avais entendu beaucoup bien de ce Sympathy..., je ne m'attendais pas pour autant à ce qu'il devienne mon préféré de son auteur !
Le mélange de tons si apprécié du cinéma coréen fonctionne particulièrement bien ici, je trouve, l'humour, absurde ou noir, et l'action, tranchante, n'excluant pas des scènes dramatiques déchirantes.
* le titre coréen se traduit littéralement en "La vengeance est à moi", mais cela aurait pu amener à le confondre avec le classique de Shôhei Imamura...
_ Les jours et les nuits de China Blue ( Crimes of Passion) de Ken Russell.
Ken Russell équilibre ici ses outrances avec du sentiment (lié à la recherche de soi, de l'amour, du couple).
Le mauvais goût est toujours là (voir, par ex., le godemichet du vrai-faux prêtre joué par Anthony Perkins, dans un rôle qui renvoie de plus en plus, avec l'avancée du récit, à Psychose), le kitsch, un peu aussi (les scènes de sexe en ombres chinoises...) ; mais l'ensemble me paraît mieux tenu qu'à l'accoutumé.
Kathryn Turner est formidable,
et bénéficie de répliques savoureuses : " Je n'oublie jamais un visage, surtout quand je m'assied dessus." ; " N'imagine pas te retrouver dans ma culotte, il n'y a de place que pour un seul con.".... ^^
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 "Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."
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dernière édition : 23/05/2026 à 12h08
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RE : En 2026, regarde des fims, d'art et d'essai comme de cinéma bis
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28/05/2026 à 07h59
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Derniers films vus :
L'Affaire Bojarski : De Jean-Paul Salomé
Avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon
Synopsis:
Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets.
Très bon film
Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils (2014)
De Pierre Aknine
Avec Jean-Paul Rouve, Sami Bouajila, Audrey Lamy
Synopsis :
Un soir, sur la route d'Honfleur, après sa journée de travail, Philippe Tessier, père de deux fillettes, renverse accidentellement un garçon à vélo, Victor Harfouche, 10 ans. Affolé, redoutant les conséquences, il abandonne l'enfant inanimé sur le bord de la route. Sans secours, Victor meurt des suites de ses blessures. Dès lors, Philippe Tessier devient un assassin. En apprenant la nouvelle, Antoine Harfouche, le père de l'enfant, veut à tout prix retrouver l'assassin de son fils. Le hasard fait que les deux hommes travaillent dans la zone portuaire du Havre. Un jeu ambigu va les amener à se rapprocher l'un de l'autre et un début d'amitié va même naître entre eux. Mais Christine Tessier, la femme de Philippe, n'acceptant pas la lâcheté de son mari, va précipiter sa chute.
Drame tiré du roman de Jacques Expert .
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RE : En 2026, regarde des fims, d'art et d'essai comme de cinéma bis
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02/06/2026 à 10h00
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Mata de Rachel Lang.
Deux agents de la DGSE sont infiltrés sous couverture humanitaire au Sahel.
Ils doivent aller visiter un parc naturel où vivent des girafes, en compagnie de deux journalistes et des autres humanitaires.
Ils tombent dans un guet-apens : un journaliste tué, un agent blessé laissé sur place, et les autres pris en otage par les terroristes.
L'agent qui a survécu est mutée à la DGSI, où elle doit former une nouvelle recrue, tandis qu'elle n'a aucune nouvelle de son collègue pris en otage. Elle va décider de mener sa contre-enquête, et va plonger dans les méandres de la barbouzerie russe...
Un bon film d'espionnage réaliste, dans le style du Bureau des légendes.
Prenant, immersif : j'ai beaucoup aimé sa dimension humaine, qui creuse les failles de l'agent.
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 "Un monde nouveau va naître, un monde dans lequel il n'aura pas sa place. Il est trop clairvoyant pour lutter contre lui ; mais il ne feindra pas de l'aimer." George Orwell
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RE : En 2026, regarde des fims, d'art et d'essai comme de cinéma bis
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04/06/2026 à 16h32
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Rattrapage de quelques films de genre sortis ces dernières annéées (entre 2024 et 2025)
The Presence de Steven Soderbergh.
Film concept : une histoire de hantise filmée du point de vue du fantôme.
Le pré-générique m'a fort inquiété : le plan-séquence bien propret dans la maison vide, ça ressemble bien trop à une vidéo d'agence immobilière.
Et si la suite installe un minimum de suspense, le scénariste David Koepp finit, comme dans tant de ses oeuvres, par une conclusion grossière (en plus de laisser l'impression que les spectateurs sont pris pour des mal-comprenants).
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The Ugly Stepsister de Emilie Blichfeld.
Satire vacharde de récits de contes de fées, rattaché au body-horror par ses scènes de chirurgie esthétique faites maison, le film est efficace, malgré quelques errances scénaristiques (inclusion maladroite du surnaturel ; personnage du Prince présenté dès sa rencontre comme un vulgaire queutard et bien épargné par la suite).
(Interdit en France au moins de 16 ans : la scène des ébats entre une damoiselle et un palefrenier semble échappée d'un film porno à l'ancienne.)
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Speak No Evil de James Watkins.
Remake du film danois sorti sous le même nom, cette production américaine change la fin du récit, optant pour une issue plus conventionnelle, moins désespérée (ceci dit, l'ultime plan est très beau).
Ce bémol excepté, je n'ai rien à reprocher au film, qui installe une belle tension, est porté par des acteurs au diapason, et dit quelque chose sur les relations interpersonnelles de notre époque (entre non-dits, frictions et polarisation).
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 "Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."
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RE : En 2026, regarde des fims, d'art et d'essai comme de cinéma bis
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05/06/2026 à 10h04
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Hell* de Tim Fehlbaum.
Un survival dans la lignée de La route
(un réchauffement climatique brutal étant ici la cause de l'effondrement mondial).
Classique mais bien exécuté, avec un beau travail sur la photo.
* en allemand, "Hell" signifie "Lumineux".
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 "Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."
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Science-fiction, fantastique, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire
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