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Lisbei

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Sur l'onde de choc

John Brunner


Sur l'onde de choc
Illustration : Philippe Caza
Titre original : The shockwave rider
Première parution : 1982

 Pour la présente édition :

Editeur : J'ai lu

Ce livre est noté   (4/5 pour 1 évaluations)
J'ai lu ce livre et je souhaite donner mon avis
La critique du livre
Lire l'avis des internautes (3 réponses)

Ce roman, à l'heure actuelle, n'appartient quasiment plus à la SF. Hélas ! En fait, ce que l'auteur expose comme étant des dysfonctionnements socio-culturels nous est malheureusement connu, mais je ne vois pas venir les solutions qu'il propose. C'est plutôt un roman optimiste, ce qui n'est pas vraiment surprenant, si on sait qu'il a été écrit en 1975, quand on croyait qu'il suffisait de se battre pour atteindre des lendemains qui chanteraient enfin... Donc un petit côté "has been" touchant, pas vraiment dérangeant, car exposé avec la superbe écriture de

Brunner

, ciselée, chantournée. Un beau personnage de femme, ce qui ne gâte rien...
Je ne vais pas vous raconter l'histoire, car pour une fois la 4ème de couv' n'est pas trop nulle, et ce qu'elle ne dit pas, la magnifique couverture de Caza le montre. Je préfère vous donner à lire quelques extraits, que j'ai eu un mal fou à choisir, car j'aurais cité tout le roman...

De cinq cents à deux mille fois par jour
Quelque part une maison. Un appartement. Une chambre d'hôtel ou de motel. Agréable et confortable. Joie de vivre dans un enfer.
Paumé, sonné ou simplement en train de perdre la raison, quelqu'un décroche son téléphone et compose le numéro le plus célèbre de tout le continent : les neuf qui permettent d'obtenir le Pavillon d'Eustache.
Il parle devant un écran qui s'allume mais reste vide. C'est un service public. Il n'impose pas de pénitence : mieux que le confesseur. Il est gratuit : mieux que le psychothérapeute. Il ne donne pas de conseils : mieux que n'importe quel (ou quelle) enfant de salope qui croit connaître toutes les réponses et discute, discute, discute, jusqu'à ce que vous ayez envie de HURLER. [...]Cela doit aider quelques-uns des plus malheureux. Le pourcentage des suicides demeure stationnaire.
...............................
Ne pensez pas au lendemain ; c'est votre droit le plus strict. Mais ne vous plaignez pas si, quand il survient, vous êtes pris au dépourvu.
..............................
Vous êtes les descendants directs - par la branche sociologique - de ces chercheurs qui s'obstinaient à sacrifier des chiens et des chats en leur ôtant la moëlle épinière parce que même la personnalité d'un chien ou d'un chat était trop déroutante pour eux. C'est une bonne méthode pour étudier la formation des synapses, mais pas tellement pour étudier un chat.
.....................................
Savez-vous ce qui m'a le plus frappé dans votre description de Précipice ?
- Dites-le-moi.
- La densité de texture de la vie des gens. Elle s'épaissit au lieu de s'affiner.
........................................
Washington : hier. L'exercice du pouvoir personnel. Le privilège de la fonction. La réduction du consensus populaire à un unique porte-parole, écho d'une période où les gens d'une même communauté arrivaient à s'accorder parce qu'ils n'étaient pas assaillis par cent versions incompatibles des évènements. [...]
Randémont : demain. D'accord. Mais un mauvais lendemain, il faut l'espérer. Parce qu'il est conçu et dirigé par des gens qui sont nés avant-hier.
Comment faire pour affronter un lendemain qui (a)ne ressemble peut-être pas au véritable demain mais (b) est déjà là alors que vous n'étiez pas prêt à le recevoir ? [...]
Patiemment, après vous avoir laissé essayer chacune de ces voies possibles, ils vous ont reconduit là où vous étiez au début avec un sourire d'encouragement, une petite tape sur l'épaule et un certificat en lettres lumineuses qui annoncent que c'est SANS ISSUE.
Donc, le monde continue de tourner, les pubs de changer, il y a toujours quelque chose à voir à la trivi, quelque chose à acheter au supermarché, de l'électricité à la prise et de l'eau au robinet. Enfin, peut-être pas toujours mais presque, quoi.
Et il y a presque toujours un ami pour vous répondre à l'autre bout du viphone.
Et il y a presque toujours du crédit à votre code.
Et il y a presque toujours un autre endroit où vous pouvez aller.[...] Par conséquent, tout va bien.
Très bien.
Plus ou moins.
AU SECOURS !




En 2010, les Etats-Unis se trouvent enserrés dans un réseau informatique qui détient toutes les données concerant les citoyens, les firmes, les institutions du pays. Rien n'échappe aux ordinateurs, rien ou presque.

Rien non plus ne devrait échapper aux hommes puisqu'un code leur donne accès à toutes ces informations, enfin presque. Quelques-unes relèvent d'un code supérieur, réservé... A qui ?

C'est là une angoisse de plus pour ces hommes frappés de plein fouet par l'onde de choc du futur - maelström de mutations et de migrations qui les emporte tous. Tous ou presque.

Car Nickie Haflinger, informaticien génial et esprit rebelle, veut la ruine du réseau. Mais que peut-il seul, face à un monde totalement soumis aux ordinateurs ?


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