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Cyril

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10/11/2004
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Noire est la couleur

John Brunner


Noire est la couleur
Traduction : Jean-Pierre Pugi
Illustration : Wojtek Siudmak
Titre original : Black is the color
Première parution : 1969

 Pour la présente édition :

Editeur : Pocket
ISBN : 2-266-01417-X

   

Dans ce roman, Brunner s'essaie au fantastique. Je dirais même au réalisme magique puisque ce roman -- modulo quelques éléments de magie vaudou -- est plus proche de la littérature blanche que de l'imaginaire. Nous y suivons le parcours de Mark, de retour à Londres en quête de sens, et confronté par maladresse à des manipulations politico-racistes entre pro et anti apartheid.

Du coup, ce petit roman recoupe un peu des thématiques de L'orbite déchiquetée (pour les conséquenses du racisme chez les bourreaux comme chez ses victimes et des modes de pensées qu'il imprime chez les deux) ; mais néanmoins, plus dans la veine de La ville est un échiquier, en moins fouillis cependant (les complots, les luttes de communautés...) ; où comploteurs et magies noire et blanche se mêlent allègrement. D'ailleurs, côté ambiance et style littéraire, ce roman se rapproche beaucoup du Jeu de la possession dont il reprend l'idée d'un enchantement du monde discret seulement perceptible par des initiés.

Un Brunner mineur, très agréable à lire, et aussi intéressant par sa réflexion sur la manière dont ont certains de profiter de la crédulité populaire en utilisant le surnaturel -- réel ou fantasmé -- comme levier de pourvoir et de domination.

Je ne peux que le conseiller.




Ça faisait longtemps que Mark bourlinguait dans les ruelles tortueuses de l'underground international. Il avait connu des gars pas nets, des entremetteurs, des casseurs et de petits démerdards. Mais rien qui ressemble à ce qu'il voyait. Au départ ça avait eu l'air d'une affaire de sadisme assez banale. Puis il avait compris que le dressage au fouet, c'était de la rigolade. Et voilà qu'il crapahutait comme un fou pour empêcher le sorcier africain de parachever son oeuvre à base de magie, d'espionnage et de révolution. Oh ! pour ca, Mark n'était pas un héros — il voulait juste sauver sa peau et son âme. Un terrifiant voyage dans les jazz-clubs, les sex-clubs et les clubs vaudous de la scène londonienne !

John Brunner, né en 1934, est l'un des trois ou quatre grands de la science-fiction anglaise, et peut-être le plus proche de la science-fiction américaine. Beaucoup de ses romans décrivent des sociétés en décomposition : Tous à Zanzibar (Prix Hugo 1969, prix Apollo en 1973), l'Orbite déchiquetée, l'Envers du temps. Mais son sens aigu de la violence et du cauchemar s'exprime aussi dans des romans d'action à l'emporte-pièce comme les Chimères de l'ombre, à la limite de la science-fiction, du fantastique et du suspense.




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Critique enregistrée le 26 juillet 2007 à 14h34

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

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