|
|
|
|
|
|
Sujet proposé le 24/12/2024 à 12h24 par Jim |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
17/08/2005
| |
|
|
|
|
5956
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
RE : En 2025, que les bons films défilent sur tes écrans plus vite que les ministres dans notre gouvernement
|
15/07/2025 à 14h18
|
|
|
| |
|
|
| |
|
The Substance de Coralie Fargeat.
Relative incompréhension face au succès critique de cette œuvre...
Ses thématiques m'intéressaient (le rapport au corps, son impératif de beauté, son vieillissement, etc.) mais, dans son exécution, je trouvai le film régulièrement catastrophique...
La mise en scène m'a paru grossière (indépendamment du fait que le film soit une satire de la grossièreté) et les références appuyées aux œuvres d'illustres réalisateurs (Kubrick, Lynch et consorts) bien maladroites.
Un exemple, sur ce dernier point : la scène de la naissance de la "meilleure version" de l'héroïne s'annonce bien, à la faveur d'excellents effets spéciaux (récompensés aux Oscars), mais elle est bien vite court-circuitée par une séquence en forme d'hommage à la traversée du vortex de 2001, l'odyssée de l'espace, en version cheap ; c'est plus embarrassant qu'autre chose...
Attentif à l'interprétation de Demi Moore, je n'y a rien trouvé de remarquable.
Quant au scénario... Il accumule les lacunes (sur le pourquoi du comment de la Substance en titre) comme le trop plein (rarement un film ne m'aura donné l'impression de denier un minimum d'intelligence au spectateur, tant il surexplique par des images, très frontales, ce qu'il aura déjà aisément compris).
Le cinéma de Coralie Fargeat me fait penser à celui de sa compatriote Julia Ducournau. Je leur sais gré d'investir le body horror par le prisme de la féminité (de nombreuses autrices ont signalé à juste titre combien il était un terrain naturellement propice au genre) et de ne pas reculer devant l'extrême et le gore quand le récit exige plus qu'une métaphore feutrée. Toutefois, pour être emporté et convaincu par leurs visions, j'aimerais qu'elles s'inscrivent dans des ensembles mieux composés...
|
|
| |
|
 "Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
02/09/2004
| |
|
|
|
|
9759
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
RE : En 2025, que les bons films défilent sur tes écrans plus vite que les ministres dans notre gouvernement
|
15/07/2025 à 14h33
|
|
|
| |
|
|
| |
|
| | | | | | Citation :
Le cinéma de Coralie Fargeat me fait penser à celui de sa compatriote Julia Ducournau. Je leur sais gré d'investir le body horror par le prisme de la féminité (de nombreuses autrices ont signalé à juste titre combien il était un terrain naturellement propice au genre) et de ne pas reculer devant l'extrême et le gore quand le récit exige plus qu'une métaphore feutrée. Toutefois, pour être emporté et convaincu par leurs visions, j'aimerais qu'elles s'inscrivent dans des ensembles mieux composés... |
| | | | | | |
Je crois qu'en la matière, on fera difficilement mieux que Compagnon de nuit de Lisa Tuttle (et sa fin atroce), qui pourrait accessoirement faire un merveilleux film.
J'ai l'impression de voir des artistes s'emparer spontanément d'un sujet qui marche, avec lequel ils peuvent avoir des affinités, mais à qui il manque un véritable talent pour ce genre précis. Au lieu de faire des films bis assumés avec leur génie propre, on a des films soporifiques, qui se veulent sérieux (c'est plus que du cinéma de genre, hein).
Cela passe auprès d'un public qui n'y connait rien, mais achoppe, voire échoue, auprès des connaisseurs. Cela me fait penser à Robert Eggers, et à ses films beaucoup trop longs, qui finissent par lasser.
|
|
| |
|
 "Un monde nouveau va naître, un monde dans lequel il n'aura pas sa place. Il est trop clairvoyant pour lutter contre lui ; mais il ne feindra pas de l'aimer." George Orwell
|
|
 |
|
dernière édition : 15/07/2025 à 14h43
|
|
 |
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
17/08/2005
| |
|
|
|
|
5956
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
RE : En 2025, que les bons films défilent sur tes écrans plus vite que les ministres dans notre gouvernement
|
15/07/2025 à 16h34
|
|
|
| |
|
|
| |
|
| | | | | | Olivier :
Je crois qu'en la matière, on fera difficilement mieux que Compagnon de nuit de Lisa Tuttle (et sa fin atroce), qui pourrait accessoirement faire un merveilleux film. |
| | | | | | |
Parmi les "autrices" que j'évoquais sans dire leur nom, Tuttle venait au premier rang...
Quand j'ai découvert son œuvre au travers de ses nouvelles dans Les territoires de l'inquiétude, j'avais été marqué par le nombre d'histoires qui tournaient autour de menstruations, d'accouchements, etc.
| | | | | | Olivier :
J'ai l'impression de voir des artistes s'emparer spontanément d'un sujet qui marche, avec lequel ils peuvent avoir des affinités, mais à qui il manque un véritable talent pour ce genre précis. Au lieu de faire des films bis assumés avec leur génie propre, on a des films soporifiques, qui se veulent sérieux (c'est plus que du cinéma de genre, hein). |
| | | | | | |
Au lu/vu d'interviews de Ducournau et Fargeat, je ne vois nul opportunisme dans leur démarche, leur goût pour le genre me paraissant ancien et sincère.
J'ai plutôt l'impression qu'elles veulent mettre le maximum de ce qu'elles peuvent montrer/exprimer dans leurs films, tant que les producteurs leur permettent de le faire.
Et ont bien du mal à faire des coupes.
| | | | | | Olivier :
Cela me fait penser à Robert Eggers, et à ses films beaucoup trop longs, qui finissent par lasser. |
| | | | | | |
D' Eggers, j'avais beaucoup aimé les deux premiers films (The VVitch et The Lighthouse) : ils font moins de deux heures chacun.
Je n'avais pas aimé le troisième (The Northman) et très moyennement le dernier (Nosferatu) : tous deux font plus de deux heures.
La faiblesse d' Eggers, à mon avis, est qu'il s'intéresse trop peu à ses intrigues, que ces projets seraient presque des prétextes pour se plonger dans d'autres temps, d'autres lieux, et tenter dans les rendre en images (et sons) (ce qu'il fait fort bien).
Ayant percé à la même époque, un auteur de genre dont les films me semblent s'étioler sur la longueur est Ari Aster (ses deux premiers films – Hereditary et Midsommar – dépassaient déjà les deux heures ; son troisième, Beau is afraid, frôle les trois heures).
PS : ces remarques pourraient laisser penser que je ne supporte pas les films de plus de deux heures....^^
Ce n'est pas le cas.
Simplement, plus un film est long, plus il lui est difficile d'éviter les baisses de régimes.
Et les chutes de tensions sont d'autant plus préjudiciables dans le genre horrifique, qui profite souvent mieux d'un format resserré.
(De même, nombre de grands écrivains du genre ne manquent pas de dire la difficulté de soutenir efficacement l'angoisse et l'horreur sur la longueur d'un roman.)
|
|
| |
|
 "Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."
|
|
 |
|
dernière édition : 15/07/2025 à 16h37
|
|
 |
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
02/09/2004
| |
|
|
|
|
9759
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
RE : En 2025, que les bons films défilent sur tes écrans plus vite que les ministres dans notre gouvernement
|
15/07/2025 à 17h20
|
|
|
| |
|
|
| |
|
| | | | | | Citation :
Au lu/vu d'interviews de Ducournau et Fargeat, je ne vois nul opportunisme dans leur démarche, leur goût pour le genre me paraissant ancien et sincère.
J'ai plutôt l'impression qu'elles veulent mettre le maximum de ce qu'elles peuvent montrer/exprimer dans leurs films, tant que les producteurs leur permettent de le faire.
Et ont bien du mal à faire des coupes. |
| | | | | | |
C'est peut-être la malédiction française du film de genre.
Nous avons mis un certain temps à sortir de Maigret et des gangsters à la Gabin pour faire de vrais polars (il a fallu attendre Melville, Corneau, Boisset).
Pour la SF et l'horreur, on est franchement dans les choux (à l'exception de Boisset, Jessua et quelques autres comme Haneke, même si tous ses films ne sont pas français). Et j'ai l'impression que ça dure encore.
Concernant les producteurs, Paul Verhoeven disait qu'il était infiniment plus libre en France qu'aux USA (et ses films français sont plutôt bons).
Pour Eggers, j'ai trouvé The witch trop long, et sa fin aurait été bien plus percutante si le film avait fait 20 minutes de moins. Même chose pour son phare, dont j'ai apprécié le noir et blanc audacieux.
|
|
| |
|
 "Un monde nouveau va naître, un monde dans lequel il n'aura pas sa place. Il est trop clairvoyant pour lutter contre lui ; mais il ne feindra pas de l'aimer." George Orwell
|
|
 |
|
dernière édition : 15/07/2025 à 17h29
|
|
 |
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
17/08/2005
| |
|
|
|
|
5956
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
RE : En 2025, que les bons films défilent sur tes écrans plus vite que les ministres dans notre gouvernement
|
16/07/2025 à 10h38
|
|
|
| |
|
|
| |
|
| | | | | | Olivier :
C'est peut-être la malédiction française du film de genre.
(...) Pour la SF et l'horreur, on est franchement dans les choux (...). Et j'ai l'impression que ça dure encore. |
| | | | | | |
Pour développer un genre cinématographique, il faut un contexte de production favorable ; et en France, pour l'horreur, ça n'est venu que tardivement et toujours de façon sporadique : via Canal+ avec les projets "B-Movies" et "French Frayeurs" puis plus récemment avec les appels à scénarios du CNC autour du cinéma de genre (ce qui donna Grave).
Du côté du fantastique/merveilleux, que la France n'ait su développer une tradition cinématographique en la matière alors qu'elle disposait de cinéastes de la trempe de Cocteau et Franju (qui sont restés des francs-tireurs) est vraiment déplorable.
| | | | | | Olivier :
Concernant les producteurs, Paul Verhoeven disait qu'il était infiniment plus libre en France qu'aux USA (et ses films français sont plutôt bons). |
| | | | | | |
En effet, les producteurs français savent bien récupérer des auteurs de genre de renom en difficulté de financement.
Les derniers Cronenberg et Argento sont également des coproductions françaises.
(Pour le Canadien, ces Linceuls était un projet de mini-série Netflix mais la plateforme américaine a reculé à la lecture du synopsis des premiers épisodes.)
| | | | | | bruss :
Les Hommes contre...
(...) Très bon film sur la vie dans les tranchées côté italien contre les autrichiens .
Vision de l'absurdité et l'incompétence de l'état major donnant des ordres absurdes et faisant fusiller pour un rien .Un côté les sentiers de la gloire. |
| | | | | | |
Un Francesco Rosi, sur la 1ère Guerre Mondiale côté italien, avec Gian Maria Volontè ? Je note ! ^^
|
|
| |
|
 "Je déteste les discussions, elles vous font parfois changer d'avis."
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
08/05/2007
| |
|
|
|
|
3145
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
RE : En 2025, que les bons films défilent sur tes écrans plus vite que les ministres dans notre gouvernement
|
17/07/2025 à 19h56
|
|
|
| |
|
|
| |
|
A Killing Affair -La nuit du crime
De David Saperstein (1986)
Avec Peter Weller, Kathy Baker, John Glover
Synopsis :
Maggie Gresham habite une maison isolée au cœur d’une forêt abritant des chiens sauvages et dangereux. Comme tous les lundis matins, armée d’un fusil, elle conduit ses enfants à l’école de l’autre côté de la rivière. De retour chez elle, Maggie découvre le corps de son mari. C’est à ce moment qu’un étranger frappe à sa porte. Il dit être à la recherche d’un travail. Mais, Maggie acquiert bientôt la certitude qu’il est en fait le meurtrier de son mari…
*******************
Un film noir ,la mentalité d'une autre époque , l'angoisse n'est pas toujours au rendez - vous , il manque le petit truc en plus ...
|
|
| |
|
|
|
 |
|
dernière édition : 17/07/2025 à 19h59
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Science-fiction, fantastique, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire
© Culture SF 2003 / 2014 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 08 juin 2014
nos autres sites : APIE People : rencontres surdoués - Traces d'Histoire
|
|
|
|
|