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Olivier

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02/09/2004
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Vice versa

Samuel Delany


Vice versa
Titre original : The tides of lust
Première parution : 1973

 Pour la présente édition :

Editeur : J.C. Lattès
Collection : Titres SF

La critique du livre
Lire l'avis des internautes (3 réponses)

Jusqu'à la lie, le mot de la 4 de couv' est on ne peut plus juste.
Rien de vraiment sf dans le roman, si ce n'est la capacité des personnages à éjaculer jusqu'à 9 fois de suite, voire plus. Il faut bien l'admettre messieurs, nous sommes tous battus, et à très plate couture.

Jusqu'à la lie de la pornographie et du trash.
Véritable snuff novel de la pornographie littéraire, à mi-chemin entre Jean Genet pour l'homosexualité, et en particulier Querelle pour le coté maritime, et bien sûr, le Divin marquis et Appolinaire, pour les orgies et la propension à tout utiliser pour le plaisir : hommes, femmes, enfants des deux sexes, ainsi que pour la prolifération des sodomies et autres golden showers. On retrouve encore Genet dans ce goût pour la marginalité vue comme une provocation, tout autant qu'un jeu de massacre vis-à-vis des Institutions (ce qu'a été incapable de comprendre le tâcheron qui a écrit un tissu d'âneries faisant de Genet un nazi en puissance, visant ainsi à détruire un auteur irrécupérable).
Agratti peut aller se rhabiller, avec Poppy Z Brite et même, oui, même Farmer.
Car ici, qu'on se le dise, c'est du cul, et du cul hard, d'innombrables scènes de sadisme, parfois à la limite du soutenable.
On y retrouve cependant le coté delanien dans la réflexion de Proctor sur l'art, et sa relation avec l'orgie, considérée comme un art, et réciproquement. Cela fait un peu penser aux discours athéologiques et philosophiques qui ponctuent les orgies chez Sade, par exemple quand les moines sodomisent Justine sur l'autel de l'église, en vis-à-vis du portrait du Christ, dans Justine ou les malheurs de la vertu.

Sans pour autant égaler ses deux modèles,

Delany

le francophile nous offre un roman qui reste dans son œuvre un roman marginal, comparé à Babel 17, Nova et surtout L'intersection Einstein.
Une curiosité à découvrir, quoi que loin d'être représentative de l'œuvre de l'auteur. On la conseillerait plutôt aux fans de Genet, Lautréamont, Bataille, Pasolini et Sade qu'aux amateurs de sf..
Je ne saurai donc vous conseiller ce livre pour découvrir l'auteur, que je conseillerai plutôt aux fans de

Delany

, qui veulent découvrir une autre facette de cet auteur majeur.
Cependant, ce livre annonce une rupture dans l'œuvre de

Delany

, qui va s'orienter vers une littérature plus sulfureuse, comme en témoigneront Dhalgren (inédit en français, malgré ses ventes énormes : 1 million d'exemplaires la seule année de sa sortie, et sa réédition en 2001 avec une préface de William Gibson), Triton et Les contes de Neveryon. Des nouvelles lors de mes prochaines fiches de lectures de ces deux derniers ouvrages.
Il est par ailleurs fort dommage que Bataille soit mort trop jeune, car

Delany

aurait pu faire un autre chapitre majeur de son excellent essai La littérature et le mal.
Enfin, le titre français, enfin, me paraît assez mal traduit, car l'original reflète mieux le contenu du livre : Les marées du désir.




Blanc et Noir ! Les deux têtes se sont rapprochées. La flamme de la bougie a formé des images diaboliques sur les murs. Dans son Palais de Glaces, Proctor, l'artiste maudit, reçoit le capitaine noir du Scorpion ( et ses deux enfants blonds achetés dans une maison de Bombay), Catherine la comtesse perverse, et le gros flic chargé de la police du port. Ces personnages inquiétants, issus des bas-fonds de l'humanité, se sont réunis pour des bacchanales sanglantes. Car ils ont tous choisi de vivre, jusqu'à la lie, la « vie érotique ».


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