Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Publicités et annonces
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe perdu ?
15 visiteurs actuellement
Territoires de l'inquiétude - 6 Alain Dorémieux
Territoires de l'inquiétude - 6

par Olivier
Brasyl Ian McDonald
Brasyl

par machin
Ô dingos, ô châteaux Jean-patrick Manchette
Ô dingos, ô châteaux

par Olivier
Tirez sur l'ambulance ! Colin Thibert
Tirez sur l'ambulance !

par Olivier
L'héritage de l'Armageddon David Weber
L'héritage de l'Armageddon

par vda
Recevez les dernières nouvelles de Culture SF en vous abonnant à la lettre d'informations !
  
  Voir les précédentes lettres
Vous souhaitez contacter
l'équipe de Culture SF ?
C'est par ici !
Soyez les premiers informés
des dernières critiques
publiées, en vous abonnant
au flux «RSS critiques».
  Ajouter à Netvibes
  Les forums de Culture SF
oman

Inscrit le :
11/02/2005
90 critiques
994 messages
Consulter le profil de oman
Envoyer un message privé à oman

Le voyageur imprudent

René Barjavel


Le voyageur imprudent
Illustration : François de Constantin
Première parution : 16 novembre 1973

 Pour la présente édition :

Editeur : Gallimard
ISBN : 2070364852

   

Entrée en matière :

« Il faisait un froid de guerre. Au petit matin, le sergent Mosté découvrit un soldat, demi nu, tordu en travers des feuillées. Le gel qui montait de la neige l’avait empoigné à mort. Ses cuisses sonnaient au doigt comme des planches. Quatre hommes l’emportèrent. Celui qui le prit par la tête lui cassa les oreilles. »

L’histoire :

1940, la France est en pleine guerre, et tous les hommes valides sont réquisitionnés. Parmi eux, un professeur de mathématiques, Pierre Saint-Menoux arrive par hasard devant une jeune fille brune au teint d'albâtre qui le menera vers son destin. Elle le fait entrer dans une salle où se trouve Essaillon, un homme handicapé sous les genoux et père de Annette, qui l'avait guidé. Il se présente comme la personne qui s'était intéressé aux travaux de Saint-Menoux juste avant la guerre et lui annonce avec un grand sourire qu'il savait que ce dernier arriverait à cet endroit, à cet instant. Pour le convaincre, il le fait revenir 2 heures dans le passé. Conquit, Pierre prend une pilule lui permettant de se retrouver 2 ans plus tard et de commencer l'etude et l'exploration du temps...

Aaah ! L'exploration du temps...
Un rêve que les hommes ont toujours voulu concrétiser, mais faute de pouvoir construire une théorie mathématique y menant, c'est toujours resté un rêve.
Mais comment appréhender ces voyages dans le temps, comment réguler les abus ?
Ce livre ne répond à cette question. Par contre, il répond à la question paradoxale du retour dans le passé qui est celle-ci : que se passe t-il si l'on revient dans le passé et que l'on change le cours du temps, à tel point que que l'on met en péril sa propre naissance, par exemple. Qu'advient-il ? Et il m'a fallu attendre la 175eme page pour que l'auteur réponde à cette question que je m'étais posée, en lisant la machine à explorer le temps de Wells, qui d'ailleurs avait totalement occulté la question. Par contre, à l’instar de Wells, Barjavel nous plonge vers l’horrible futur vers lequel nous tendons, froid, inhumain, terrible.

Outre cette réflexion, Le voyageur imprudent est aussi une histoire d'amour, chère à Barjavel : les amours impossibles, inaccessibles, belles, que certains trouveront ridicules, mais qui sont la marque de fabrique de cet auteur que j'apprécie particulièrement.
On ressent aussi la formation journalistique de cet auteur qui a le soucis du détail lorsqu'il s'agit de faits historiques.
A noter que ce roman date de 1958, alors un peu d'indulgence si le roman semble avoir pris quelques rides : Barjavel est un des grands auteurs écrivains français, un des pionniers, qui a exploré beaucoup des thèmes de la science fiction. Et il nous raconte de belles histoires.

Un classique.

Extraits :

« En tous lieux où j’ai parcouru la terre, je l’ai vue jalonnée par des alignements des cônes où vivent les hommes-ventres. Entre ces constructions innombrablement pareilles, le sol est couvert de pâturages et de forêts d’arbres fruitiers. L’homme nouveau ne pratique pas la culture à proprement parler. Il s’est contenté d’exterminer tous les végétaux inutiles ou nuisibles. Il a également détruit les oiseaux, les poissons, les reptiles, les batraciens, […]tous les habitants des eaux, de l’air et de la terre, dont il avait renoncé à se servir. Les mammifères ont été réduits à deux espèces : les vaches et les porcs devenus, herbivores. »

« Une pensée tout à coup le frappa.
« Si maintenant, se dit-il, je changeais de route ? Si je passais sans m’arrêter devant les trois marches de la maison du sorcier ? Je suis libre de bifurquer. Je peux éviter les événements dont je prévois la venue, modifier ma destinée, rester un soldat comme les autres, pour qui le temps se mesure à l’accumulation des souffrances. Je peux aller m’embarquer sans voir Noël Essaillon… » »


La fiche du roman sur Culture-SF : Le voyageur imprudent


Envoyez cette critique à un ami         Imprimez cette critique

Critique enregistrée le 22 mai 2005 à 17h20

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

Partagez ou mettez en favori !