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Fred Noctis

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04/04/2009
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La peau de César

René Barjavel


La peau de César
Illustration : Miguel Rio Branco
Première parution : février 1985

 Pour la présente édition :

Editeur : Gallimard
Collection : Folio policier
Date de parution : avril 2006
ISBN : 2-07-040809-4

   

Dédicace

A Raymond Hermantier, en souvenir…

L'histoire

Nîmes. Les Arènes. Jules César. Tout est dit.
Le commissaire Mary reçoit une lettre anonyme avec ce message : Ce soir les conjurés tueront vraiment César.
Il entre alors dans le monde impitoyable du théâtre, impitoyable comme l’acteur Victor Faucon, qui joue le rôle titre. Et qui finira par mourir vraiment comme César. Mais qui l’a fait ? Brutus ? Antoine ? Marius ?
Commence alors une enquête délicate pour le commissaire, dans un univers où le masque est de rigueur pour cacher les souvenirs les moins glorieux…


L'analyse

La peau de Césarest le seul roman policier de Barjavel. Publié en février 1985, l’auteur se sert d’un ancien article écrit à l’époque pour la revue Carrefour. Il avait présenté, en tant que critique de théâtre, la pièce de théâtre Jules César, mise en scène par Raymond Hermantier. Remarque : à l’époque, la recette avait été volée. Barjavel reprend cette anecdote à son compte, mais de manière plus tragique.
Même si c’est la seul incursion de Barjavel dans le monde policier, il n’en reste pas moins un grand roman barjavélien. En effet, le personnage principal reste identique à ces prédécesseurs. La trame nous rappelle l’absurde de l’homme, où la loi du Talion reste la seule vraie règle de la nature humaine. Le meurtrier nous fait part de ses états d’âme, un peu comme Simon dans la Nuit des temps, alors que le reste de l’intrigue se passe autour du commissaire Mary
Bien sur, Barjavel ne peut éviter les lieux communs du roman policier : Julien Mary est distant de ce monde particulier. Le commissaire principal Gobelin, l’archétype du commissaire partant bientôt à la retraite, et dont la résolution n’apporte que le plaisir de clôturer une affaire.
Un bon Barjavel, à lire pour le plaisir.


Extrait

Je le tuerai ce soir.
Ou bien je serai découvert à l’instant même où je le frapperai, ou bien je resterai définitivement impuni. J’ai choisi mon arme, répété mon geste de façon à réduire au maximum le risque. Il n’en existe pas moins. J’accepte de le courir.
Je le tuerai ce soir.
Circonstances sublimes, environnement glorieux, mon acte sera parfait. Je me refuse à l’appeler crime. C’est la destruction nécessaire d’un monstre.


La peau de César, page 27




Le coup de la lettre anonyme, ça ne fait rire personne… Encore moins le commissaire Julien Mary et surtout si les mots maladroitement collés sur le blanc de la feuille lui annoncent un meurtre prévu devant vingt mille personnes. Que faire ? Prendre la menace au sérieux ? Attendre ? se noyer dans la foule ? S’occuper d’autre chose ?
Julien Mary, homme d’allure ordinaire, passe inaperçu tant que l’on n’a pas croisé son regard. Le comportement des hommes le consterne La compassion lui a fait des cheveux gris dès la trentaine et il serait plutôt du genre à éprouver davantage de pitié pour ses victimes que d’animosité envers les coupables… Alors si l’on menace César, il pense à l’acteur qui le joue. Si on lui parle de crime, il cherche à l’éviter. La comédie humaine peut s’avérer tragique ! Julien Mary croyait connaitre ses classiques ; il avait oublié qu’en matière de meurtre tout reste à relire, à voir et à entendre…

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Critique enregistrée le 04 avril 2009 à 16h26     (mise à jour le 04/04/2009 à 16h29)

Science-fiction

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© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

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