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Olivier

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Transit

Pierre Pelot


Transit
Illustration : Sparth
Première parution : 1977

 Pour la présente édition :

Editeur : Denoël
Collection : Lunes d'encre
ISBN : 2-207-25579-4

La critique du livre
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"Transit"
Prix de la sf de Metz 1978, catégorie Roman français
Publié dans "Délirium circus", Denoël - Lunes d'encre, 2005.

Voilà bien un roman dont il est difficile de résumer l'intrigue, par peur à la fois de trop en dire et de ne pas assez en dire, ce qui est d'autant plus paradoxal qu'il s'agit quand même du plus long des 4 opus du présent volume.
Europe, début du XXIIe siècle, Province de France, dans les Pyrénées. L'Europe est un peu la zone tampon entre les grands blocs qui veulent se partager le monde. Elle est liée aux USA, sans pour autant en être le béni-oui-oui, elle table en fait plutôt sur un partenariat dont elle assure 75 % des fonds, afin de pouvoir profiter en priorité des découvertes.
Carry Galen est un chercheur cobaye de l'IRTE, organisme chargé de faire des expérimentations sur les sujets doués de facultés paranormales, en les faisant voyager dans leur imaginaire sous hypnose.
Tandis que Gaynes, amnésique échoué sur la planète Gayhima, découvre une société anarchiste et épanouie. Guidé par Lone, il découvre peu à peu comment marche concrètement cette société libertaire et solidaire, tellement différente de l'Europe technocratique dans laquelle évolue Carry Gallen.
Quel est le lien entre ces deux mondes radicalement opposés ? Si cette question a une grande importance, elle n'est qu'un aspect du roman.
L'autre réside dans la confrontation entre les deux modèles de société. D'un coté une Europe et un monde technocratique, voué à la compétition pour la domination du monde, où dominer veut simplement dire ne pas être dominé. D'un autre coté, une société clairement libertaire, solidaire et fraternelle, d'où toute idée de domination ou d'asservissement est bien sûr exclue. Si

PELOT

ne cache absolument pas ses penchants anarchisants (et le lecteur que je suis d'y souscrire), il reste cependant assez lucide, et ne nous livre pas pour autant une utopie clés en mains à appliquer hic et nunc. Roman politique ? Assurément. Mais nous sommes cependant loin de Kesselring, car

PELOT

a compris une chose fondamentale : la littérature ne fait pas de bons tracts. Elle est en revanche un excellent théâtre pour la réflexion et l'imagination d'une société libre et solidaire, un terrain riche d'inventivité pour qui veut réfléchir à une hétérotopie politique, qui en nos temps de crise, est plutôt la bienvenue.
Comme pour "Delirium circus", le rythme est assez lent, sans que l'on puisse pour autant y trouver des longueurs.

PELOT

, en bon briscard qu'il est, sait maintenir le lecteur en haleine, pour le harceler à temps de révélation, un peu à la manière d'un PRIEST, dont on retrouve ici aussi les questionnements sur la réalité. C'est donc encore un roman qu'il faut non seulement lire, mais lire jusqu'à la fin, car c'est là que tout se joue et se dénoue.
Une réussite de plus à l'actif de ce volume, qui s'annonce comme l'un des évènements qualitatif du landernau de la sf francophone. Saluons donc une fois de plus cette excellente initiative, et souhaitons lui la meilleure pérennité, car il y a encore pas mal de très bons romans épuisés de

PELOT

. Souhaitons donc que grâce au succès, d'autres volumes puissent suivre et compléter cette excellente initiative.




Il comprit que quelque chose d'anormal était en train de lui arriver. Puis il s'éveilla. Il était sur Gayhima, il était Gaynes. Là-bas, sur Terre, Carry Galen essayait d'oublier que son Voyage précog avait foiré. Il avait besoin de calme. Les Cobayes Chercheurs comme lui n'étaient pas populaires : impossible de discuter avec eux. Pourtant la base n'était là que pour étudier leurs facultés paranormales. Pourquoi Gaynes tient-il tant à Lone, à ses yeux verts, à ses cheveux de feu ? Avec elle, il rencontre la mort, et découvre qu'il n'est peut-être qu'un fantôme. Là-bas, sur Terre, Carry bascule à son tour : Mauree lui jure qu'elle l'aime, qu'elle l'a tué, que néanmoins il vit toujours, qu'il est devenu un autre. Veut-on le rendre fou ? Ou est-ce déjà fait ?





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