Cadavres exquis
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Deded
un cadavre exquis proposé par morca

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chapitre 1chapitre 2
morcalacroute
JC


Deded

Chapitre 2 proposé par JC
Ce texte a été déposé le 12/10/2005


     Il lui fallait être prudent : aussi insignifiants soient-ils, les humains pouvaient être dangereux. Surtout lorsqu’ils étaient en nombre, encore plus lorsqu’ils avaient peur.
Deded, devrait feinter : longer les murs, rester dans l’ombre ne suffirait pas.
Sa taille, bien plus qu’une force, était un handicap et il fallait qu’il se cache pour rester redoutable.
Il s’avança vers la citée jusqu’à ce que lui parviennent ses premières rumeurs puis il bifurqua sur sa gauche jusqu'à un buisson d’Herbefol.
Il en écarta les branches en prenant soin de ne pas les plier, les épines rétractiles avaient sérieusement entamé sa carapace de cuir lors de son précédent repérage et il ne tenait pas à renouveler cette désagréable expérience.
Il faut dire que la guerre avait considérablement marqué la nature et que celle-ci avait appris à se défendre. On pouvait s’en plaindre mais certainement pas lui en vouloir.
Au cœur du buisson et entièrement recouverte de feuillage et de brindilles, la plaque d’acier était bien camouflée. Seule la présence d’une pierre vaguement ovoïde permettait de retrouver facilement l’emplacement du système d’ouverture.
Deded prit la clé accrochée à son cou et l’observa un instant avant de déverrouiller l’accès.
Orné du sigle S.S.O.P il s’agissait d’un passe donnant accès à diverses installations souterraines de la Société Secrète d’Occupation des Sols, filiale de la Congrégation des Architectes Associés plus connue à l’époque sous le nom de C.A.A.
Tout cela, l’homme-insecte l’ignorait : à l’instar des autres factions impliquées dans la guerre subquantique, la C.A.A était retombée dans l’oubli le plus total ; mis à part bien sûr dans le cercle fermé de la caste des Historiens.
Les perspectives qu’offraient ces galeries ne lui avaient cependant point échappé : jusqu’ici il ne s’aventurait chez les hommes que la nuit et il ne quittait guère les faubourgs. Grâce à cette clé, la donne allait changer. Nul repos, nul refuge ne subsisterait pour les humains : le réseau couvrant la superficie de la ville, la peur sortira de l’ombre pour enfin devenir diurne et frappera sans restriction jusqu’au centre de la cité.
Deded ne regrettait vraiment pas la peine qu’il s’était donnée pour l’obtenir.
Son ancien propriétaire s’était avéré étonnamment coriace mais il ne s’était pas montré assez retord pour lui tenir tête.
Un sourire de contentement effleura les lèvres de Deded à l’évocation de ces souvenirs, mais celui-ci s’effaça aussi vite, l’heure était à l’action, et non à l’autosatisfaction.
Une fois à l’intérieur, Deded referma l’entrée et sortit de son sac une petite pompe solaire. Celle-ci pouvait l’éclairer plusieurs heures, ce qui était amplement suffisant.
Aussi, ce ne fut point par souci d’économie qu’il la régla au minimum mais bien par goût de l’obscurité.
Pour cette première excursion via les souterrains, les objectifs qu’il s’était fixés restaient des plus simples : piller, tuer, signer.
Ce n’est que par la suite qu’il s’attaquerait à son véritable but : la «centrale», l’intarissable source d’énergie des hommes que décrivent les légendes.
Plus il s’enfonçait dans les tunnels, plus ceux-ci lui plaisaient. La tiédeur fétide de l’atmosphère, l’humidité ambiante et la pénombre des lieux constituaient un environnement parfait pour les cafards, il s’y sentait donc chez lui.
Cela n’atténua pourtant pas son impatience d’arriver : son estomac gargouillant ne cessait de se rappeler à sa mémoire et son épée, encore humide de sang, était loin de se sentir rassasiée.
Pressant le pas, Deded se rapprochait rapidement de sa cible. La seule boussole dont il avait besoin était dans sa tête et les méandres des tunnels ne le gênaient nullement. Il aurait retrouvé son chemin dans une fourmilière, alors ce n’était pas une construction humaine qui allait le désorienter !
Moins d’une heure plus tard il arrivait sous le quartier ciblé. S’arrêtant face à une des nombreuses sorties de ce labyrinthe, il farfouilla de nouveau dans son sac et en sortit une boîte. Dedans se trouvait un cafard.
«Kcsss kssc sskc» lui dit-il, ce qui dans leur langue d’insecte signifiait : «Sort, observe et dis moi».
Puis il le déposa devant la plaque obstruant le passage.
Le cafard, obéïssant, grimpa le long de la surface métallique et se faufila à travers la serrure.


chapitre 1chapitre 2
morcalacroute
JC

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