Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Annonces (une dédicace ? vous venez de publier un livre ?)
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe oublié ?
11 visiteurs actuellement
  Les forums de Culture SF
vda

Inscrit le :
16/02/2006
34 critiques
1514 messages
Consulter le profil de vda
Envoyer un message privé à vda

Glyphes

Paul J. McAuley


Glyphes
Traduction : Bernard Sigaud
Illustration : Jackie Paternoster
Titre original : Mind's eye

 Pour la présente édition :

Editeur : Robert Laffont
Collection : Ailleurs & Demain
ISBN : 978-2-221-10639-6

Ce livre est noté   (4/5 pour 1 évaluations)


J'ai lu ce livre et je souhaite donner mon avis
La critique du livre
Lire l'avis des internautes (4 réponses)

Un jour, depuis le bus, le regard d’Alfie Flowers est happé par un graffiti. Lui qui vit en marge de la vie, essentiellement des droits des photographies de son père, mort vingt ans auparavant entre le Liban et la Syrie, se retourne vers son passé et cet évènement qui peu après la mort de son grand-père a modifié son cerveau et induit des crises d’épilepsie atypiques qui l’obligent à se médicamenter quotidiennement (entre phénobarbital et valium). Il se lance, avec son ami Toby Brown, sur la piste du graffiteur qui signe ses œuvres au pochoir du pseudonyme de Morph. Ce qu’ignore Alfie est qu’il n’est pas le seul à être sur les traces de Morph.

De ce livre ressort une impression d’heureuse lecture. Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, les personnages nés de l’imagination de Paul

McAuley

. Pour atypiques qu’ils soient, la narration qui se fait par intériorisation de quelques personnages – parmi les gentils – nous les rend proches, malgré les évènements hors du quotidien (tendance espionnage) qu’ils vivent. L’évolution même de ces personnages au cours de l’intrigue est réjouissante car elle échappe au scénario cliché d’un jeune homme – le héros – rencontrant au cours d’une aventure palpitante et dangereuse une jeune femme – une héroïne – etc. Surtout, il y a ce point nodal du roman, cette idée selon laquelle des images peuvent, sous l’influence de psychotropes, influer sur le cerveau humain. Découverts par des membres d’un club privé, le Nomad’s Club, lors de fouilles archéologiques d'amateurs lors des années vingt et trente, ces glyphes ont été utilisés par les autorités lors de la seconde guerre mondiale sur des tracts, leur secret a été conservé durant des décennies. Il semble qu’aujourd’hui, on s’y intéresse à nouveau, avec acharnement et détermination, avec violence.
La fraîcheur de ces éléments est associée à une intrigue classique d’espionnage, de dissimulation, d’utilisation de l’homme. Malgré son talent,

McAuley

ne maîtrise pas toujours parfaitement le rythme de l’intrigue. La seconde partie du roman paraît s’essouffler, tourner en rond inutilement. Par ailleurs, la réapparition, à un moment bien opportun, de l’objet de la chasse à l’homme londonienne, est un télescopage plutôt maladroit.
Ces deux réserves ne retirent rien au propos du livre, un peu gentillet il est vrai. Entre les mains de l’homme, un outil peut être une arme ou une avancée, tout dépend des intentions, des sentiments et des connaissances de l’outil de celui qui le manie. Le passé bien sûr influe sur les hommes et conditionne leurs actes, toutefois, ils peuvent s’en affranchir, non pas s’en libérer, mais le replacer dans son temps – passé-.

Une remarque sur la qualité de l’édition, jamais je n’ai rencontré autant d’erreurs dans un Ailleurs & Demain. Des mots qui manquent, de ces petites mots de liaison (que, de, …) qui sont le lien de la langue française, et, au moins une fois, un « de » de trop. Bien sûr, le lecteur dont le français est la langue maternelle reconstitue sans difficulté la phrase correcte, mais il en demeure une irritation qui heurte la fluidité de la lecture.




Lorsque Alfie Flowers, un photographe, entrevoit un graffiti sur la vitrine d'un restaurant jamaïcain, il subit une secousse mentale et se souvient d'un épisode douloureux de son enfance.
Après la mort de son grand-père, il avait exploré son bureau et découvert un rouleau de papier porteur d'un dessin énigmatique. Alfie s'était évanoui, et depuis il souffre d'une épilepsie mineure que rien n'a pu soigner.
Quelles sont ces formes ? Des glyphes qui ont le pouvoir de fasciner et de contrôler les cerveaux humains ? Et d'où peut bien venir l'auteur du graffiti signé Morph ? Alfie part à sa recherche dans l'espoir de comprendre ce qui lui est arrivé dans son enfance, et peut-être de guérir.
Mais il n'est pas le seul lancé à la poursuite de Morph. Car la puissance des glyphes suscite bien des convoitises du côté de services spéciaux comme du côté de certaines entreprises. Alfie Flowers, au péril de sa vie, devra aller chercher des réponses jusque dans le nord de l'Irak, là où son grand-père avait mené des recherches archéologiques, et sonder des rites plus anciens que l'Histoire.
Par l'auteur des Diables blancs, un étonnant thriller qui mêle espionnage et science et introduit une idée encore jamais exploitée dans la science-fiction.


Vous aimez ce livre ou cette critique ? Faites-en part à vos amis !   
  



Lire l'avis des internautes (4 réponses)

Peut-être aimerez-vous aussi ces livres du même auteur ?
Féerie   

Féerie

    

Paul J. McAuley



Cette critique est signée zomver
2 réponses y ont été apportées. Dernier message le 03/08/2005 à 13h14 par Lisbei

Les diables blancs   

Les diables blancs

    

Paul J. McAuley



Cette critique est signée ARN
4 réponses y ont été apportées. Dernier message le 18/04/2006 à 07h07 par sandrine

Science-fiction

, fantastique, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2014 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 08 juin 2014

nos autres sites : APIE People : rencontres surdoués - Traces d'Histoire