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28/02/2005
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Première parution : 3ème trimestre 2000
Pour la présente édition :
Editeur : J'ai lu Collection : Millénaires Date de parution : 3ème trimestre 2000 ISBN : 2-290-30727-0
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La critique du livre
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En 2024 les physiciens affectés au programme SETI du radiotélescope d’Arecibo captent des signaux émis de Proxima du Centaure. L’information d’abord dissimulée au monde est trouvée par André Piscop un journaliste qui comprend rapidement les réticences des savants. Décrypté partiellement, le message envoyé en continu révèle en effet une carte de la Terre future, et surtout il contient un virus qui menace d’anéantir tous les réseaux informatiques, laissant présager une colonisation de notre planète. Après avoir pesé les enjeux, médias et scientifiques initient le projet d’une expédition spatiale, avec le double objectif de sauvegarder le patrimoine civilisationnel et de contrer si possible par les armes, l’agresseur.
Les éléments science-fictifs de Voyage à l’envers, font plus de vingt ans après sa parution, résonner la fibre nostalgique du lecteur : le radiotélescope d’Arecibo, cette toile d’araignée au cœur de la jungle, le programme SETI, les robots autoréplicatifs de Von Neumann etc. Pour l’anecdote la technologie envisagée par Philippe Curval voici vingt-six ans pour atteindre Proxima du Centaure (l’utilisation de batteries de phares laser) vient tout juste de ressurgir (1). La comparaison de l’auteur du Ressac de l’espace avec Jules Verne n’était donc pas fortuite.
En tout premier lieu, l’intérêt du récit ne tient pas tellement au déroulé de l’ épopée spatiale, mais à la relation de la réalisation d’un projet voyant le jour grâce à la patiente obstination de quelques individus et de leurs descendants, s’efforçant tout autant d’accumuler les connaissances nécessaires à son succès que de convaincre une opinion publique à la fois admirative et effrayée. Le long labeur du temps dirait Brunner … Il faut ensuite, et c’est un compliment récursif chez Curval, saluer la qualité de l’écriture. La conclusion post-soixante huitarde étonnera certains lecteurs.
(1) https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/propulser-un-engin-spatial-gr%C3%A2ce-%C3%A0-la-lumi%C3%A8re-le-projet-de-scientifiques-pour-atteindre-alpha-centauri/ar-AA21BJtE?ocid=msedgdhp&pc=ASTS&cvid=69f5b20f264c43799db4c186be2d8271&ei=52

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« Sur fond d'espace empoussiéré d'étoiles, s'inscrit une planète ravissante. Ses vastes océans brillent d'un bleu magique, des nuages y tracent des sillons d'écume blanche. Cette mappemonde grandeur nature, c'est la Terre ! A bord d'un vaisseau spatial, nous rapporterons des nouvelles toutes fraîches de l'espace. Contribueront-elles à infléchir le destin de l'homme ? ou serons-nous submergés par une réalité si différente que nous serons incapables de la comprendre ? Sur notre planète, plus d'un siècle s'est écoulé depuis le début de notre voyage. Or nous n'avons vieilli que de vingt-sept ans. Nous sommes le secret, la Terre est notre mystère. »
A la manière d'un Jules Verne imaginant ses voyages extraordinaires, Philippe Curval s'est inspiré des dernières avancées de la recherche pour écrire une passionnante épopée. A la fois réactualisation de grands thèmes de la science-fiction classique (le voyage dans le temps et l'espace, la rencontre d'intelligences extraterrestres) et critique politique, il propose ici une réflexion sur la liberté humaine, assortie d'un magnifique hommage au journalisme scientifique. |
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