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looper

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Cette chère humanité

Philippe Curval


Cette chère humanité
Illustration : Boris Golzio
Première parution : 1976

 Pour la présente édition :

Editeur : J'ai lu
ISBN : 2-277-21258-X

La critique du livre
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Pour l'histoire, prière de se référer à la quatrième de couverture, l'essentiel s'y trouve.

Ajoutons tout de même quelques informations sur les citoyens du Marcom que sont :
Simon Cessieu : collectionneur patenté, de tout (boîtes de petits pois en tête). Quoique, il lui en manque sûrement. En attendant les dilatations volumiques de l'espace qu'il appelle de ses voeux (on dira en 2007 qu'il fait du lobbying) il se réjouint de pouvoir, à l'instar de tout autre citoyen du Marcom de bénéficier des avantages du temps ralenti.
Sahel Cessieu, fils du précédent, et amoureux d'Elsa qui en son temps vécut avec son père et est maintenant la propriété officielle du suivant sur la liste, à savoir
Luis Llapasset, présentement ministre de l'information mais vous n'êtes pas censé le savoir. On imagine les pouvoirs du bonhomme, qui apprécie particulièrement être sale. Soit une infraction aux lois du Marcom qu'on ne saurait tolérer. Mais puisque monsieur sait tout sur tout le monde, et ce avant tout le monde, on ne dit rien.

Ah ce Marcom, le personnage principal du roman. Histoire de se faire une idée, un policier informe la demoiselle Elsa ainsi que le lecteur égaré page jene saispluscombien qu'il n'a jamais rencontré qui que ce soit pouvant se vanter d'être parfaitement en règle avec la loi, celle-ci étant d'une rare subtilité. D'ailleurs elle n'est pas seule, ce qui complique la chose, convenez-en.


A sa manière, ce roman est total, faisant succéder de magnifiques passages descriptifs (science de la métaphore alliée à la richesse du vocabulaire) à des scènes plus rythmées (tout est relatif, disons qu'on se déplace pas mal dans ce texte) et d'érotisme (à l'issue qu'on qualifiera d'originale). Sans oublier des histoires familiales accompagnées des rebondissements ad hoc évoquant plus sûrement Les feux de l'amour qu'un traité sur l'économie de marché. Tout y passe. Comme si

Curval

entendait donner raison à la brève bibliographie en quatrième de couverture : Son œuvre est à la fois influencée par le surréalisme et le roman populaire.
Un excellent roman, qui nous fait goûter la délicieuse perversité de la SF : nous donner envie de nous attarder dans ces univers pour le moins effrayants.

Donc, conclusion finale et ultime terminant pour de bon cette chronique, c'est du

Curval

, à mon sens plus facile d'accès que d'autres textes millésimés du moustachu favori de la SF française (Forteresse de coton sortez des rangs), mais ça demande un petit effort d'implication, largement récompensé.
Donnez donc une chance à Cette chère humanité. (Tout ça pour en arriver là.)




Depuis vingt ans, le Marcom — ce qui fut l'Europe du Marché commun — s'est replié sur lui-même, s'est coupé du reste de la Terre. Et une infranchissable barrière de défenses entoure ce monde clos, technologique et irrespirable. Cependant, grâce à une ruse étonnante, Léo Deryme, le montreur de rêves, a réussi à lancer au-dehors un appel au secours et les Payvodes, autrefois « sous-développés », l'ont capté. Belgacen Attia, qui a vécu en Marcom, est envoyé en mission. S'il parvient à franchir le rideau électronique, que découvrira-t-il ? Les Marcomiens qui n'ont plus pour seul recours que la névrose l'accueilleront-ils en ennemi ou en sauveur ?


Né à Paris en 1929, Philippe Curval, journaliste, fut un des fondateurs du premier mouvement de la science-fiction française à la fin des années 50. Son œuvre est à la fois influencée par le surréalisme et le roman populaire. Curval est le premier auteur français à avoir reçu le Prix Apollo en 1977 pour Cette chère humanité.


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