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vda

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Le samouraï virtuel

Neal Stephenson


Le samouraï virtuel
Traduction : Guy Abadia
Titre original : Snow crash
Première parution : 1992

 Pour la présente édition :

Editeur : Robert Laffont
Collection : Ailleurs & Demain
Date de parution : 1996

Ce livre est noté   (4/5 pour 1 évaluations)


J'ai lu ce livre et je souhaite donner mon avis
La critique du livre
Lire l'avis des internautes (5 réponses)

Les avis des csfistes étaient partagés, je rejoins le camp des "mais il est très bien ce bouquin, non mais".

Dans un futur proche, sur la côte ouest des Etats-Unis, les franchulats se partagent un territoire où la loi est devenue flottante, le fait d’organisations commerciales plus ou moins criminelles. En ces lieux improbables, vont se rencontrer et s’associer d’improbables personnages afin de déjouer un non moins improbable complot.
Par un concours de circonstances Hiro Protagoniste, dernier hacker indépendant et meilleur sabreur du monde réel et du Métavers, rencontre Y.T., jeune Kourière de quinze ans qui l’aide à livrer sa pizza dans le délai imparti, et à ainsi échapper aux répercussions – désagréables – d’un retard. Les pizza de la Cosa Nostra arrivent à l’heure ou Tonton Enzo vient en personne et immédiatement s’excuser.
Le roman entraîne ses personnages, à peine présentés, dans une loufoque histoire de virus touchant au tronc cérébral, en lien avec la civilisation de Sumer, des dieux Asherat et Enki, et le mythe de Babel.

Stephenson

lie cette notion de virus linguistique à la programmation informatique. Ceci donne corps à un roman touffu qui explose de tous côtés (la multiplication des territoires donne lieu à des descriptions délirantes), en métaphores hallucinantes et jubilatoires.

"La franchise Nouvelle-Sicile de Compton est un lieu sinistre, qui ressemble à un jamboree de la Mafia junior. Ces jeunes sont encore plus ternes que ceux de la banlise mormone de Deseret. Les garçons ont des costumes noirs sinistres. Les filles ont une gangue de féminité inutile. Elles ne peuvent même pas appartenir à la Mafia junior. Elles doivent s'enrôler dans le corps auxiliaire féminin et servir des macarons aux hommes sur des plateaux d'argent. "Fille" est d'ailleurs pour ces organismes un bien grand mot, situé trop haut sur l'échelle de l'évolution. Ce ne sont même pas des poulettes."

Le samouraï virtuelSnow crash dans son titre original n’a aucun sens et tient cependant son lecteur - enfin moi en l'occurrence - par l’humour de l’auteur et la maestria avec laquelle il lie des concepts terriblement éloignés. Tout se déroule à un train d’enfer, tel un kourier poné à un semi-remorque. L'allure ralentit bien lors des explications fumeuses religion / virus / contrôle / évolution, mais rien que le fait d'observer les rapprochements improbables auxquels aboutit

Stephenson

empêche l'attention de se relâcher. Abandonnant tout sens critique, je me suis laissée happée par les pirouettes des personnages et leur univers, et captiver par celles de l’auteur lors de ces explications (comment concilier informatique et mythologie sumérienne), euh, on peut ? Ah euh, on dirait que ça ne pose pas problème à

Stephenson

, alors pourquoi pas ?

La fin, seul bémol, n’est pas à la hauteur du corps du roman. Aussi après près de quatre cents pages formant des figures pleines de fantaisie, de fureur et de dérision est-on un peu déçu. Mais on s’en remet.

Rechercher un message dans Le samouraï virtuel serait inutile. Cependant, parce que son auteur porte un regard attentif à la société et au monde, le roman présente la vision d’une Amérique – du monde – morcelée, encloisonnée en petits groupes derrière leurs barrières et leurs systèmes de sécurité (la description de l’enclave des Etats-Unis et des Feds qui y œuvrent avec loyauté est une charge hilarante et virulente contre l’absurdité d’un besoin de contrôle pathologique). L’univers que donne à lire Neal

Stephenson

est fureur et sang, il pourrait être sombre, cynique et désespérant n’était l’écriture pleine d’humour de l’auteur et l’optimisme (aveuglement, résignation assumée ?) de ses personnages. qui après tout sauvent le monde, à moins que ce ne soit le contraire.




Hiro Protagoniste est le plus grand sabreur du monde. Dans l'univers réel et dans le Métavers, un univers virtuel grandiosement conçu au long de la Rue qui fait un bon milliard de kilomètres (virtuels) de long et où tout ce qui compte possède une résidence (virtuelle). Hiro est aussi un programmeur réputé, l'un des créateurs de Métavers. Mais il lui arrive de livrer des pizzas pour le compte de la branche commerciale de la Mafia.
Y.T., quinze ans, blonde, est kourier. C'est-à-dire qu'elle transporte sur sa planche à roulettes version autoroute tout ce qu'on veut bien lui confier. Elle est du genre dégourdi, voire redoutable.
Quand ces deux-là se retrouvent, sous l'oeil de l'oncle Enzo, parrain suprême, pour lutter contre une drogue qui ravage à la fois la réalité virtuelle et l'univers réel, cela promet...

Neal stephenson propose une vision désopilante et terrifiante de l'Amérique du proche avenir, réelle et virtuelle.


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Cette critique est signée oman
2 réponses y ont été apportées. Dernier message le 10/02/2016 à 18h59 par Butch

Science-fiction

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