Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Annonces (une dédicace ? vous venez de publier un livre ?)
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe oublié ?
9 visiteurs actuellement
  Les forums de Culture SF
oman

Inscrit le :
11/02/2005
90 critiques
994 messages
Consulter le profil de oman
Envoyer un message privé à oman

L'âge de diamant

Neal Stephenson


L'âge de diamant
Traduction : Jean Bonnefoy
Illustration : Manchu
Titre original : The diamond age
Première parution : 16 septembre 1998

 Pour la présente édition :

Editeur : Le Livre de Poche
ISBN : 2253072109

Ce livre est noté   (5/5 pour 1 évaluations)


J'ai lu ce livre et je souhaite donner mon avis
La critique du livre
Lire l'avis des internautes (2 réponses)

Entrée en matière :

« Un thète visite un salon de mod ;traits caractéristiques des armements modernes

Les cloches de St Mark carillonnaient sur la montagne tandis que Bud patinait vers le salon de mod pour la remise à niveau de son pistocrâne. Bud étrennait sa nouvelle paire, d’une vitesse maxi de cent à cent cinquante kilomètre heure, selon que vous étiez plus ou moins gras ou portiez ou non une aérotenue…»


L’histoire :

XXIème siècle.. Le monde est organisé en secteurs qui n’ont peu ou pas à voir avec notre monde actuel. Le monde est nanotechnologie. Dans l’est asiatique, la Chine est éclatée en différents secteurs, dont une partie est dominée par le gouvernement néo-victorien. Les différences sociales se sont accrus depuis l’avènement de L’Alim, qui fournit l’énergie et les matériaux pour produire n’importe quoi grâce aux MC, les compilateurs de matière. Hackwoth est ingénieur spécialisé dans la nanotechnologie, et décide de travailler secrètement sur un manuel d’éducation de jeunes filles pour sa propre fille ainsi que celle du Lord actionnaire, Lord Mac Finkle Mac Graw. C’est en sortant en fraude sa création que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu…

Nanotechnologie.
Ce mot est dans tous les esprits des amateurs de science fiction, car il est synonyme de progrès, de nouvelles technologies. Et ce mot est aussi dans l’esprit de scientifiques visionnaires. Car aujourd’hui, la recherche s’efforce de développer les nanotechnologies qui pourraient améliorer notre quotidien et nous font rêver à de grandioses perspectives, que ce soit dans le domaine de l’électronique, la médecine ou la mécanique.
Dans le domaine de l’électronique, les nanotechnologies permettent la miniaturisation des composants, servant, entre autre aux ordinateurs. La loi de Moore nous prédit une multiplication d u nombre de transistors par 4 tous les 3 ans. Le plus transistor fabriqué par lithographie ne fait que 18 nm ! Le coût double tous les 4 ans. Les solutions pour diminuer ces coûts sont les transistors optiques, moléculaires, à ADN, atomiques dont le support plastique semble être le meilleur matériau.
Dans le domaine biologique, les biopuces permettraient le développement des tests pharmaceutiques, les réactions de certaines antibiotiques, mais aussi l’analyse de l’environnement, ou la fabrication de « robots moléculaires » qui traqueraient les infections cancéreuses. Aujourd’hui nous n’en sommes qu’au stade de fabrication de 2-3 mm que l’on guide aux endroits infectés. Nous sommes loin des nanorobots intelligents.
En mécanique, nous arrivons à fabriquer des nanotubes qui sont soit conducteurs, soit semi-conducteurs, dont les propriétés mécaniques dépassent de loin l’acier, par exemple. On peut imaginer des matériaux de revêtement pour les futures navettes, pour limiter le poids, mais aussi les contraintes d’arriver dans l’atmosphère.. (source : http://perso.wanadoo.fr/nanotechnologie/Main%20Netscape/Sommaire1.htm)

La société du futur.
Au vu de ces perspectives, qui sont bientôt pour demain,

Stephenson

a imaginé un monde bardé de nanotechnologies avec une mine d’idées : le compacteur de matière (qui est aussi évoqué dans le tomorrow’s parties de Gibson), les mites miniatures mécaniques qui permettent de traquer de manière visuelle un individu dans la rue, et aussi les nanocytes dans le sang.
Le tout dans une société complètement chamboulée par les affres du progrès. Car le progrès fera t-il le bonheur de tout le monde ? Certains types de société sont ils capables d’absorber à bon escient ce progrès ?
Ce livre est riche. Ce livre est dense, quant aux perspectives, quant aux interrogations. Ce livre est difficile d’accès.
Un monde technologique, terriblement avancé, un monde où les frontières géographiques ont souffert du progrès. Un monde empli de sub-cultures, de révoltés, de sectes, de contre-pouvoirs.
Un monde où la notion d’acteur a complètement changé : les acteurs sont maintenant des racteurs, où l’interactivité est de mise. Le spectateur peut intervenir dans les actions des acteurs, dans l’intrigue.

L’information est maintenant bidirectionnelle.
L’information a même trouvé un nouveau support pour le calcul.

Stephenson

y trouve la place de mettre un joli conte de princesse, qui au fil des aventures va apprendre à se révolter, à se défendre, à développer une astuce et une intelligence hors du commun. Et cette histoire va influencer une jeune fille, puis un peuple.

Enfin, j’ai trouvé que

Stephenson

avait réussi à décrire quasiment un manga, par moment, avec comme une obsession de la culture orientale, il maîtrise son sujet sur le bout des doigts.

Une jolie fable, une société extraordinairement décrite, une intrigue excellente, un monde du futur impressionnant.
Un chef d’œuvre.

Extraits :

«Un exemple entre mille : la Mort Rouge, alias l’Express de sept minutes, une minuscule capsule aérodynamique qui explosait à l’impact en libérant un millier d’éléments corpusculaires, vulgairement baptisés emporte-pièces, dans la circulation sanguine de la victime. Il fallait sept minutes environ pour que se renouvelle l’ensemble du volume sanguin d’un individu moyen, de sorte qu’à l’issue de cet intervalle les emporte-pièces étaient également réparties dans les membres et les organes de la victime. »




Un monde de l'avenir bardé de nanotechnologies, d'univers virtuels, de réseaux neuronaux et d'intelligences qui s'efforcent d'être le plus artificiel possible.
Une petite fille qui reçoit une éducation singulière grâce à un Livre Mentor qui raconte des histoires.
Et tout cela dans une Chine de l'avenir partagée entre les territoires des sectes, les enclaves des multinationales et les espaces électroniques.

L'Age de diamant a obtenu le Prix Hugo en 1996.


Vous aimez ce livre ou cette critique ? Faites-en part à vos amis !   
  



Lire l'avis des internautes (2 réponses)

Peut-être aimerez-vous aussi ces livres du même auteur ?
Le samouraï virtuel   

Le samouraï virtuel

    

Neal Stephenson



Cette critique est signée vda
5 réponses y ont été apportées. Dernier message le 09/08/2008 à 20h09 par vda

Science-fiction

, fantastique, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2014 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 08 juin 2014

nos autres sites : APIE People : rencontres surdoués - Traces d'Histoire