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Gracie

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L'âge des Lumières

Ian R. McLeod


L'âge des Lumières
Traduction : Jean-Pierre Pugi
Illustration : Guillaume Sorel
Titre original : The Light Ages
Première parution : janvier 2007

 Pour la présente édition :

Editeur : Denoël
Collection : Lunes d'encre
ISBN : 978-2-20725570-4

La critique du livre
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Le sujet : Dans une Angleterre mi uchronique mi imaginaire, que l’on pourrait situer temporellement juste après les débuts de l’ère industrielle, la science et ses applications ont été remplacées par la magie grâce à la découverte de l’ether qui fait fonctionner les machines, qui fait tenir les constructions grâce au savoir des guildes et à leurs incantations magiques et secrètes. La société est profondément hiérarchisée et inégalitaire, l’opulence côtoie la plus profonde des misères. L’ether réalise les voeux mais il n’a pas créé le bonheur de l’humanité pour autant, son extraction et son utilisation sont aussi dangereuses que celles du charbon, du gaz ou de l’atome. Il provoque chez ceux qui s’en approchent trop ou tombent sous son pouvoir d’addiction des mutations souvent horribles et conduisent alors ces " trolls " à leur éviction de la société et à leur enfermement.
Toute la vie et l’histoire du héros narrateur sont liées à l’ether. Son parcours nous conduit de Bracebridge (cité d’extraction de l’ether) à Londres, depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte. Il va nous faire assister à la mutation et l’écroulement de ce monde dans lesquels il jouera un certain rôle…

Ce que j’ai aimé : une fois de plus, après la lecture " des îles du soleil ", on ne peut que constater que l’écriture de Mac Leod est superbe, pas vraiment " simple " mais très agréable à lire cependant. Sa description des scènes et des situations est magnifique et nous imprègne de leur couleur, de leur senteur, de leurs bruits et de leur toucher : aucun sens n’est oublié et pourtant, ce n’est jamais ennuyeux.
L’imagination de l’auteur est immense : ce monde est complexe, cohérent et son interprétation toujours à double sens.
Il y a de véritables scènes d’anthologie : Saint Blate, le mariage. Le dernier chapitre est magnifique de mélancolie, d’espoirs déçus et de résignation.

Le gros défaut AMHA : Dommage, dommage, Mac Leod écrit superbement bien, mais il n’est pas (encore) un conteur. Pour un roman de 600 pages, l’histoire est bien mince. Il n’arrive jamais à nous tenir en haleine, provoquer l’angoisse qui nous pousse à accélérer la lecture pour connaître les réponses à nos questions : les révélations nous sont souvent faites avant même qu’on ait eu envie de les connaître.
Des personnages secondaires apparaissent, souvent intéressants, on aurait envie de les connaître, de participer un peu à leur histoire, puis non ils disparaissent ou restent très secondaires. Cela m’a d’autant plus gênée que ce sont souvent les bâtés qui subissent ce traitement de la part de l’auteur, alors que leur rôle dans l’avenir de ce monde va être capital et que finalement c’est pour eux que j’avais envie de ressentir de la compassion. Comme si Mac Leod était finalement assez elitiste et méprisant du peuple, impression qui se confirme à la fin du roman…

Finalement : A lire, en prenant son temps. Car l’âge des lumières reste une lecture subtile et raffinée. L’auteur ne manque pas d’imagination et de malice et il faut vous attendre à voir cet âge des lumières comme un miroir




Le temps de l'industrie : un âge de ténèbres... Rois et reines ne régnent plus sur l'Angleterre, remplacés par l'éther, cette substance magique qui permet aux machines de tourner, aux bâtiments de tenir debout, et aux guildes, si riches, de s'enrichir davantage.
En enquêtant sur l'accident mutagène qui a provoqué la longue agonie de sa mère, le jeune Robert Borrows va vite découvrir qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de l'éther. Fort de ses opinions politiques, il se battra ppur que la vérité éclate et pour l'avènement d'une époque plus juste : l'Âge des Lumières.
Souvent considéré comme le chef-d'œuvre de la littérature steampunk, L'Âge des Lumières s'inscrit dans la grande tradition des romans initiatiques ; on y découvre une Angleterre magique, déchirée entre l'ordure et le sublime, qui se meurt d'attendre une révolution nécessaire.

lan R. MacLeod, anglais, est l'auteur de nombreuses nouvelles et de quatre romans, dont Les Îles du soleil (Gallimard, 2005), qui lui a valu une presse dithyrambique des deux côtés de la Manche.





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Ian R. McLeod



Cette critique est signée Olivier
61 réponses y ont été apportées. Dernier message le 22/05/2011 à 21h35 par vda

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