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morca

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Elric des dragons

Michaël Moorcock


Elric des dragons
Traduction : Daphné Halin
Illustration : Wojtek Siudmak
Titre original : Elric of Melniboné
Première parution : 1972

 Pour la présente édition :

Editeur : Presses Pocket
ISBN : 2-266-03307-7

   

On ne présente plus Michael Moorcock. On ne présente plus Elric, l'empereur sorcier, albinos aux yeux rouges, solitaire, torturé, meurtrier, survivant par les drogues ou par l'épée : un cas ! A tel point qu'on se demande bien pourquoi faire une chronique :)
Elric est l'oeuvre qui donne à Moorcock toute sa notoriété. C'est aussi un peu l'arbre qui cache la forêt, et Moorcock doit sûrement, on l'imagine, s'en féliciter comme s'en plaindre...
Elric est tellement réputé, que j'en fais même une chronique, bien que je ne sois pas versé dans la fantasy. Oui, mais voilà, Elric, ce n'est pas n'importe quelle fantasy. Et si l'on ne goûte pas le genre, et qu'on doit porter son dévolu sur une oeuvre, ce sera sans doute celle-ci.

Moorcock veut, dès le départ faire une autre fantasy. Aussi utilise-t-il à un moment, le terme de Sword and philosophy.
Sans vouloir hisser Moorcock au rang de Kant, Descartes ou que sais-je, disons que Moorcock se plait à rappeler qu'un certain nombre de questionnement traverse le récit : question sur l'homme et ses prothèses, sur le destin... et diverses questions métaphysiques...
Métaphysiques, peut-être, le mot ne fait pas partie de mon vocabulaire. Et j'ai bien peur d'aimer chez Elric ce que Moorcock trouve être une erreur... Je cite :


Citation :

En fait, mais je ne le comprends qu'aujourd'hui, beaucoup de mes idées pêchaient alors par excès de romantisme et par ma langueur, lointaine séquelle d'une tragique histoire sentimentale qui n'en finissait pas de s'achever, me plongeant dans la mélancolie et la confusion


Bin, moi, c'est ça que je trouve bien. Car la prose me semble inégale parfois - traduction ? - et je me surprend à vouloir sauter des paragraphes, pour atteindre ceux ou, soudain, l'épique, le romantisme, le lyrisme se lient, et mettent en scène les tortures intérieures du héros, les combats terrifiants, autant de jaillissement accompagnés par les valses des démons et le déchainement des éléments...
Ah, oui, mince, je dirais même que ça n'y va pas assez... cher Moorcock, puisque tu ne liras pas : je trouve qu'Elric tient par son romantisme lyrique, et que le genre oblige justement à l'excès...
Bref, une oeuvre que j'avais lu plutôt jeunot, qui m'avait fait impression, et qui ne m'a pas déçu à la relecture... Une valeur sûre de la fantasy. Et de la SF, ne boudons pas...
Apparemment, Elric des Dragons, bien que premier dans le cycle, n'est pas le premier écrit. C'est un retour en arrière, genre Starwars.




Voici la tragique histoire de Melniboné, l'île aux dragons, qui fut maîtresse du monde. Il y a de cela bien longtemps. Désormais, les Dragons dorment et Melniboné dépérit. Sur le trône de Rubis siège d'Elric, le prince albinos, dernier de sa race, nourri de drogues et d'elixir qui le maintiennent tout juste en vie.
La menace plane ; alors il rend visite au Seigneur du Chaos, Arioch, et conclut un pacte avec lui. Il fait ainsi les premiers pas sur le chemin de l'éternelle aventure : le navire des terres et des mers le porte à la cité pestilentielle de Dhoz-Kam, et son destin le pousse à franchir la Porte des Ténèbres ; au-delà, deux épées noires attendent leur maître et leur victime...
Grandes ambitions, passions monstrueuses. Idéaux et trahisons. Souffrances atroces et joies cyniques. Tourments de l'amour et douceur de hâïr. Un passé ancien, qui ne peut revivre que dans les plus immondes cauchemars...

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Critique enregistrée le 16 décembre 2004 à 18h26

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

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