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Ione.et.Lacroute

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16/01/2006
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Cristal qui songe

Theodore Sturgeon


Cristal qui songe
Traduction : Alain Glatigny
Illustration : Françoise Boudignon
Titre original : The dreaming jewels
Première parution : 1950

 Pour la présente édition :

Editeur : J'ai lu

Ce livre est noté   (3/5 pour 1 évaluations)


J'ai lu ce livre et je souhaite donner mon avis
La critique du livre
Lire l'avis des internautes (34 réponses)

Ione :
Allez viens, Lacroute, je te prends la main pour t'aider à faire tes premiers pas au sein des CHRONIQUES DE CSF..! mais je t'avertis, on va s'y mettre à deux sur ce coup là ! d'accord ?

Lacroute :
Top là ! par quoi commence t'on alors ?

Ione :
"Cristal qui songe".. puisque nous l'avons lu de concert !

Lacroute :
Allons-nous avoir la même opinion..?

Ione :
Peut-être pas, mais c'est tout l'intérêt du post..

Lacroute :
Allez, d'accord, on s'y jette..

Voix off :
Orphelin, Horty vit dans une famille d'accueil qui ne l'aime pas.
Un sévisse de trop, et le petit garçon s'enfuit loin de chez lui. Lui qui ne connaît pas l'amour et la tendresse, il va les découvrir auprès d'étranges personnes au sein d'une troupe de foire.
Entre les nains, les hommes poissons, et autres "monstres", Horty va grandir et se sentir enfin chez lui, entouré de tout l'amour qu'il n'a jamais connu.
Cependant, le danger est là, incarné par le "Cannibale", médecin et chef de la petite troupe ambulante, obnubilé par le pouvoir de mystérieux cristaux.

Lacroute :
Bon, ben par quoi on commence ?

Ione :
Et bien, pour commencer, tu pourrais peut-être nous dire qu'elle est l'impression générale que tu as ressenti en refermant le livre ?

Lacroute :
L'impression générale..? Un immense bonheur..! Celui d'avoir lu un chef-d'oeuvre..! Et je pèse mes mots..! Chaleureux et humaniste.. Je me souviens de m'être endormi, lecture bouclée, avec un sourire aux lèvres.. Ce bouquin est intelligent et brillant à l'image des deux cristaux qui rutilent sur le diable monté sur ressorts que l'enfant traine avec lui..! et toi ?

Ione :
hum hum... et bien j'ai eu du mal à ouvrir le bouquin (voir un certain thread à ce sujet !) et je l'ai refermé sur une impression mitigée. Une impression que j'ai mis longtemps à définir en fait. Il m'a plu c'est certain, mais je n'y ai pas trouvé l'enthousiasme dont tu parles.
"Cristal qui songe" est une histoire dérangeante qui se déroule dans un monde déconcertant avec des personnages étranges... Des cristaux "vivants", des anges de bonté tapis dans des corps "monstrueux", des monstres ayant apparence "normale". Ce côté là m'a plu, mais c'est le manichéisme de cet univers qui tempère mes éloges. Les personnages sont à mon goût soit trop bons, soit trop mauvais.
Tu comprends ce que je veux dire ?

Lacroute :
Oui..! Mais l'intention de nous montrer un monde sans nuance est délibérée..! Elle fait écho à ce que désire l'auteur : humanisme et tolérance...

Sturgeon

aime l'humanité, mais il la voudrait éternellement et intelligemment bonne.. La solution pour y parvenir ne réside pas dans un raisonnement normal mais dans l'esprit d'un marginal aux conceptions de vie différentes, par des solutions différentes basées sur des raisonnements à l'opposé de ce que la majorité a jugé sains..! Altruisme et différence de pensée: voilà la solution..!. Le monde du "cristal" est manichéen car l'auteur l'est, jusqu'aux bouts des ongles.. Ce que j'aime chez lui, c'est cette faculté qu'il a de donner sans tricher le meilleur de lui-même.. C'est un écorché vif qui se soigne du côté clair de la Force..! En première lecture, je me suis dit qu'il écrivait mal.! En seconde intention, j'ai découvert une écriture fine, certes un peu datée, mais diablement efficace..!

Ione :
En effet, je n'avais pas vu ça comme ça. C'est le premier livre de cet auteur que je lis et je n'en connais pas assez sur lui pour y voir ce que tu viens de me dire. Mais je te crois, et je comprends.
Tu sais, en réfléchissant à cette chronique, je suis tombée sur une critique qui reflète tout à fait mon sentiment et qui est si bien écrite que je me permets de la citer ici :
"Le terme de l'altérité - vue à travers les yeux de l'enfance - est le noyau de l'œuvre de

Sturgeon

. Quand on est différent, marginal, rejeté par la société, victime de l'égoïsme, de la brutalité et de l'étroitesse d'esprit des hommes, il y a deux façons de réagir. L'une est de vouer à l'humanité une haine éternelle et à devenir anti-social. L'autre consiste à redéfinir les valeurs et à devenir "plus qu'humains". {...} C'est en explorant ses frontières que l'humanité découvre son cœur."
Marco

Lacroute :
AMHA les frontières de l'humain résident dans sa frange jugée anormale et

Sturgeon

semble penser que la prochaine étape humaine sera franchie grâce à ses hors-jeu, à ses rejetés, à ses démunis, à ceux qui n'ont pas la gueule et les pensées issues du Grand Moule, à ceux qui n'ont qu'un défaut : celui d'appartenir à une minorité..! Cette vision me plait..! Ah, au fait, autre chose : Marianne Leconte en préface au "Livre d'or de Théodore

Sturgeon

" libère les propos d'un certain Frank Rottensteiner qui ont l'air de lui déplaire tout autant qu'ils m'ont posé questions : "L'immense popularité des histoires de

Sturgeon

est une preuve de l'immaturité émotionnelle de la Science-Fiction"..! Bongu..!

Ione :
Pouah !
Non au contraire, la sensibilité est là, tangible, très humaine, et c'est bien ça que le public apprécie ama. Le monde que nous dépeint

Sturgeon

se joue des apparences, des faux-semblants. Il s'amuse à brouiller nos repères conventionnels, et nous aide à voir au-delà de la vision. Il nous plonge au coeur de l'homme et de son vrai visage, celui qui est sous la peau, sous les apparences.
Qui est le monstre ? Ne vous laissez pas tromper par vos yeux ! semble nous crier

Sturgeon

, sachez voir, sachez découvrir la beauté, la vraie.
Tu vois Lacroute, ce livre est pour moi comme une bombe à retardement. Ces effets se font sentir lors de la "digestion"... (un peu comme 1984, Farenheit 451)
Je te disais que je regrettais son manichéisme, mais je me rends compte avec le recul, que cette impression s'estompe pour laisser place à l'essence réelle du message de Théodore

Sturgeon

. Le seul et l'unique message qu'il décline finalement à différents niveaux de lecture :
Sachez regarder au-delà des apparences, sachez voir la beauté là où elle est vraiment. Ne vous laissez pas berner par la partie visible des choses.

Lacroute :
"

Sturgeon

oublie la portion "science" de la Science-Fiction..! Il centre son propos sur l'humain..! Il explore la face interne de ses personnages..! Il dénude son âme et nous dévoile ses peurs, ses faiblesses et ses espoirs..! Il nous peint une organisation E.T. minérale immobile, réellement si différente qu'il ne cherche même pas à en expliquer vraiment ni le fonctionnement ni les objectifs..Ce bouquin est un miracle d'ingéniosité et de simplicité..! Bongu que c'est beau..! Que çà vaut la peine d'en retrouver un vieil exemplaire poussiéreux sur le plancher d'un grenier ..! Que çà vaut le coup de mettre ce bijou de cristal sous les yeux de mômes scolarisés et espérer qu'ils aiment çà, voient le Monde sous un autre angle et le modèlent enfin avec "Les plus qu'humains" qu'ils côtoient..! Pour offrir une chronique saine et efficace la raison me demande une subjectivité "pondérée" et bien, je ne peux pas; dithyrambique je suis et le reste..!

Ione :
Bon, alors, ce premier pas dans les chroniques, ça t'as plu ?

Lacroute :
Un peu que ça m'a plu !
Heureux d'avoir partagé ce post avec toi... On remet çà un de ses quatre..?




Battu et martyrisé par ses parents adoptifs, renvoyé de l'école, horty, huit ans, fuit le foyer familial. Le jeune garçon trouve alors refuge au sein d'un cirque ambulant où il devient le partenaire de deux jeunes naines, zena et bunny.
Loin d'atteindre la sérénité, horty se voit très vite confronté à d'étranges phénomènes. Pourquoi le cirque tout entier tremble-t-il devant son féroce directeur, surnommé « le cannibale », et sa mystérieuse collection de cristaux qui gémissent la nuit ?
Zena, elle, connaît la vérité. Elle sait depuis toujours que horty et le cannibale sont étroitement liés et que leur affrontement sera inévitable...


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