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oman

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11/02/2005
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Au tréfonds du ciel

Vernor Vinge


Au tréfonds du ciel
Traduction : Bernard Sigaud
Illustration : Manchu
Titre original : A deepness in the sky
Première parution : 20 octobre 2004

 Pour la présente édition :

Editeur : Le Livre de Poche
ISBN : 2253108693

   

Entrée en matière :

« La chasse à l’homme se prolongea sur plus d’une centaine d’années-lumières et sur huit siècles. Ç’avait été toujours été une quête secrète – certains de ses acteurs refusaient même d’en reconnaître l’existence. Les premières années, il s’agissait simplement de questions encryptées dissimulées dans des émissions radio. Les décennies, les siècles s’écoulèrent. Il y eut des indices, des entretiens avec des compagnons de voyage de l’Homme, des signes indiquant une demi-douzaine de directions contradictoires : l’Homme était à présent seul et continuait de s’éloigner ; l’Homme était mort avant même que les recherches commencent ; l’Homme possédait une escadre de guerre et se retournait contre eux… »

L’histoire :

Deux civilisations humaines, les Qeng Ho et les Emergents, se rencontrent au fin fond de l’espace pour assister à l’émergence d’une civilisation extra-terrestre sur Arachnia, autour de l’étoile Marche-Arrêt. Cette étoile a la particularité d’être un soleil d’intensité comparable à Sol pendant trente-cinq ans et puis s’éteint pendant deux cents quinze ans, de manière alternative: c’est une des plus grandes énigmes de la galaxie et c’est pourquoi les Qeng Ho, des commerçants très efficaces, et les Emergents, toujours en quête d’étendre leur influence sont à l’affut des progrès technologies des habitants de Arachnia, des araignées géantes intelligentes. Ils attendent que les araignées atteignent la technologie spatiale…

L’émergence d’un auteur à succès.
Après avoir raflé le Hugo en 1993 avec un feu sur l'abîme, Vernor Vinge réitère avec ce roman en 2000. Situé dans le même univers, il a lieu un millénaire avant l’action d’un feu sur l’abîme. Il a aussi eu deux fois le Hugo pour la meilleure nouvelle en 2002 et 2004, le locus pour la meilleure nouvelle en 2004, autant dire qu’il collectionne les récompenses.

Comme dans son précédent roman, cet auteur nous embarque dans un space opera avec une quantité non négligeables de trouvailles, notamment les ET qui apparaissent sous forme d’araignées mais dont la personnalité est toutefois comparable à celle de tout être humain. La description de cette civilisation est tout à fait crédible du fait que toute la société est organisée autour des caractéristiques des araignées : l’habitat, le gouvernement correspondent tout à fait aux mœurs des arachnéides. On regrettera néanmoins que les réactions de ces dernières soient trop humaines, une manière délibérée de l’auteur pour donner un côté attachant à ses personnages.
Cette civilisation est adaptée à ce cycle marche arrêt de l’étoile et doit agir vite. Pour survivre, il faut progresser pour ne pas retourner à zéro à chaque marche de l’étoile. Et c’est ce temps compté qui donne à ces araignées cette furieuse d’évoluer, de combattre les ténèbres qui sont pour elles synonyme d’hibernation.
C’est pourquoi Vinge va opposer les progressistes à des conservateurs religieux, de véritables intégristes réfractaires à tout changements technologiques permettant de s’affranchir de la Ténèbre.

Information.
Comme pour un feu sur l’abîme, la civilisation Et n’est qu’un background, un prétexte pour traiter du véritable enjeu de toute civilisation : la maîtrise de l’information. Les réseaux informatiques, les communications peuvent être tronqués, déformés et le véritable pouvoir se situe dans la gestion de celles-ci. Ainsi une civilisation, si elle se veut durable, doit toujours rester en contact avec le reste de la galaxie. L’édification d’empire ne passe que le contact. On se rappellera que Asimov nous avait déjà parlé de la déchéance de Trantor en ces termes : plus un système est éloigné plus il a de chances d’imploser si l’information ne passe pas à travers l’espace et le temps.
L’utilisation de la focalisation, la gestion des hommes en tant qu’esclaves loyaux permettra t-il une maîtrise complète d’un tel système ?
J’ai particulièrement apprécié la gestion des veilles, l’équivalent de quarts de sommeil cryo pour compléter le contrôle total.
On est quasiment à une édification d’un système informatique composé essentiellement humains.

De plus, le véritable héros du roman n’est pas celui auquel on s’attendait dans les premiers chapitres et on assiste à l’avènement d’une légende. Vinge est capable de nous réserver des surprises à chacun de ses romans.
Ce livre est le deuxième roman de Vinge que je lis, et il est AMA plus abouti, et en constitue un deuxième chef-d’œuvre.

Extraits :

« Quatre points lumineux flamboyèrent dans le ciel. La clarté ne cessa de s’amplifier, mille fois plus éblouissante que le disque terni du soleil. […] Quatre détonations en successions rapides, atrocement lumineuse – les sommets d’un tétraèdres parfait enserrant sa victime. L’image avait disparu mais elle brûlera à jamais dans sa mémoire.
- Jimmy ! hurla Vinh en se tournant vers l’avant de la cabine. Et le Pham Nuwen ? […]
Puis il entendit la vois Diem, rauque, sonore.
- Je …je crois qu’il… n’est plus là.
Grillé, atomisé – les périphrases étaient malvenues. »


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Critique enregistrée le 30 juillet 2005 à 14h54

Science-fiction

,

fantastique

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© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

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