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"Saperlipopette!" s'exclama Juliette. "On est en avril!"
Roméo scruta le ciel orageux d'un oeil anxieux. "Le belmerblitz lacroutien aurait-il eu des retombées?"
Tout autour, le paysage désolé donnait à penser que quelque chose avait mal tourné. Juliette: "Il faut absolument qu'on repasse la barrière du premier avril et qu'on arrête l'invasion*."
Dans la lumière cathédralesque, sa peau luisait de la sueur du combat et de la bave de glubniougrax. Xoxo l'exosquelette avait déchiqueté la majeure partie de sa tenue d'agent spatiotempoxénogreffotropique.
"Plus tard." fit Roméo d'une voix langoureuse en serrant Juliette dans ses bras. "De toute façon, on est déjà en retard d'un mois."
"Non!" répliqua fermement Juliette en se dégageant. "Serait-ce ce voile obscur qu'on aperçoit sur la colline là-haut?"
Ils s'approchèrent. Roméo: "Il y a un poisson gravé dessus, comme sur les voitures des intégristes." Juliette: "Fais-moi la courte échelle, vite."
"Oh!" cria Juliette en passant la tête par-dessus le voile irisé. "C'est impossible!"
"Quoi? Qu'est-ce que tu vois?"
Alors, Juliette disparut dans une bourrasque vrombissante, laissant un Roméo désespéré qui ne cessait de rebondir contre un voile aussi léger que la brise.
A suivre...
*Voir mot du mois de mars
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