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Cyril

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10/11/2004
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Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Stefan Zweig


Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Traduction : Brigitte Vergne-Cain, Gérard Rudent, Olivier Bournac, Alzir Hella
Illustration : Gustav Klimt
Titre original : Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau
Première parution : 1934

 Pour la présente édition :

Editeur : Le Livre de Poche
ISBN : 2-253-06022-4

La critique du livre
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Ce roman de Stefan

Zweig

est si court qu'on pourrait parler de novella. Comme le joueur d'échec d'ailleurs. Les ayant achetés en même temps, je me les suis lu coup sur coup.

Là encore, Stefan

Zweig

m'a émerveillé. Partant d'un scandale de la fuite d'une femme mariée avec un jeune inconnu croisé pour la première fois la veille, le débat qui s'en suit avec les protagonistes est le déclencheur d'une confession. Celle qu'une vieille dame fait au narrateur qui défendait la femme adultaire.

Décidément, Stefan

Zweig

aime les récits à tiroir et les passions dévorantes. Car ici aussi il s'agit de cela. De la passion morbide du jeu d'un jeune aristocrate polonais et de la passion amoureuse qui lui fait face, symétrique, celle d'une veuve anglaise proie d'un spleen depuis la mort de son époux.

De nouveau, ici, je ressent ce don qu'a

Zweig

de nous faire ressentir, à nous lecteur, ces sentiments destructeurs qui animent ses personnages avec force au point de leur dicter leurs actions. De plus, à force de décrire cette société où les passions couvent, contraintes par les conventions sociales rigides de l'ère victorienne où se déroule le récit, prêtes à surgir avec force et violence jusqu'à l'autodestruction, j'y ai vu une allégorie de la part de

Zweig

de cette Europe d'avant la der des der, si "pacifique" et pourtant source d'un si grand carnage. Sooumise à ses passions comme le sont ses personnages.




Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.


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Cette critique est signée Cyril
6 réponses y ont été apportées. Dernier message le 01/10/2007 à 13h50 par morca

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