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Traduction : Marc Voline Illustration : Corinne Billon Première parution : 1996
Pour la présente édition :
Editeur : La Volte ISBN : 2952221766
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L'avis des internautes (8 réponses)
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RE : Pollen
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28/08/2006 à 19h46
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ben, sur le "il faut", je me garderai bien de m'avancer, aucune lecture n'étant obligatoire (à part Flaubert, mais lui c't'un classique!)
quant à le recommander, oui, je crois qu'on peut interpréter ma chronique dans ce sens, ne serait-ce que pour l'originalité de l'univers créé par Jeff Noon, un univers qui est par ailleurs développé dans d'autres tomes (Vurt, notamment sorti initialement chez Flammarion et qui devrait prochaînement ressortir chez la Volte dans une nouvelle traduction)
à mon sens, il convient de cultiver l'originalité, tout particulièrement dans une oeuvre classée sf, et ce livre, tout en s'inscrivant dans une intrique assez classique de polar, developpant un monde futur vraiment différent , en regeorge.
ça n'a pas déchaîné mon enthousiame, mais c'est une lecture agréable et plus que plaisante, dépaysante, et qui comme je l'ai noté dans la chronique m'a rappelé certaines oeuvres de Moorcock.
Pour plus de renseignements sur le roman et l'auteur, on peux consulter les fiches du Cafard et de Noosfere sur le sujet.
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RE : Pollen
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28/08/2006 à 22h54
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| | | | | | Citation :
mais c'est plus de la Fantasy que de la SF, non ? |
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question que je ne m'étais pas posée pour les raisons suivantes, comme dans des ouvrages de la new wave made in england,
1.on est ici dans un monde post-apocalyptique, même si l'apocalypse (la stérilité) a eu pour résultat un foutoir total dans l'interpénétration de différents genres a priori non mixables (les morts pour être précise)
2. un monde où la modernité/technologie à sa place et a même subi l'évolution due à la naissance du Vurt, laquelle est présentée comme une découverte scientifique de Miss Hobarth, on y trouve des téléphones, des voitures, des réseaux informatiques que je n'ai jamais rencontré dans mes rares lectures fantasy ( j'avoue, il y en a eu, mea culpa), qui cotoyent les plumes permettant de visiter des rêves ayant acquis une existance hors du rêveur
3. la modernité des personnages eux-mêmes (on est loin du côté moyennâgeux, retour en arrière dans les moeurs et les mentalités), avec notamment une place centrale aux femmes (c'est pas si fréquent, ça fait plaisir)
le côté fantasy je ne peux donc le voir que dans l'immixtion des rêves dans la réalité, le fait que Sybil Jones puisse projeter son "ombre" la rapproche d'un personnage de fantasy doué de pouvoirs télépathiques, télé-je-ne-sais-quoi,
mais ama, l'auteur l'explique plus par la présence de la mort dans ses gènes que dans celle d'une évolution psionique des êtres vivants (par ailleurs les pouvoirs psioniques font partie intégrante de la sf, il n'y a qu'à regarder du côté de Van Vogt et de Bester)
en fait je crois être plutôt réfractaire à la fantasy, peux-tu m'expliquer ton point de vue qui fait de Pollen un roman de fantasy ?
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RE : Pollen
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29/08/2006 à 00h30
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| | | | | | Citation :
le côté fantasy je ne peux donc le voir que dans l'immixtion des rêves dans la réalité, le fait que Sybil Jones puisse projeter son "ombre" la rapproche d'un personnage de fantasy doué de pouvoirs télépathiques, télé-je-ne-sais-quoi,
mais ama, l'auteur l'explique plus par la présence de la mort dans ses gènes que dans celle d'une évolution psionique des êtres vivants (par ailleurs les pouvoirs psioniques font partie intégrante de la sf, il n'y a qu'à regarder du côté de Van Vogt et de Bester)
en fait je crois être plutôt réfractaire à la fantasy, peux-tu m'expliquer ton point de vue qui fait de Pollen un roman de fantasy ? |
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Alors, oui, je confirme, tu es réfractaire à la Fantasy ! ;o)
Je ne suis pas un grand fan de fantasy moi-même, mais quand même, tu remarqueras que le cliché "la fantasy c'est des histoires moyen-ageuses sans technologie", ça ressemble un peu beaucoup à "la SF c'est des histoires de petits hommes verts et de robots". Le principe de la paille et de la poutre dans l'oeil, en somme... ;o)
Bon, plus sérieusement...
D'accord avec toi pour les pouvoirs psys en SF (tu aurais pu citer les fameux précogs Dickiens aussi).
Ce qui me pousse à classer Pollen en fantasy, c'est la très faible rationnalisation des principaux phénomènes à la base de l'univers :
- La drogue qui permet l'hybridation des chiens et des humains, passe encore, mais avec les robots et les cadavres, ça devient un peu fort de café.
- Le Vurt a beau être une "découverte", son fonctionnement relève quand même du portnawak le plus complet, sans parler de son rapport très flou avec la réalité. D'ailleurs (suis plus sûr, à vérifier), il me semble que le Vurt est une "découverte" dans le sens où il a été découvert, et pas inventé (d'ailleurs, à la fin on y découvre des entités-archétypes qui existent dans le Vurt depuis des temps immémoriaux)
- Effectivement, les talents particuliers des ombres. D'ailleurs, quand tu parles de "la présence de la mort dans ses gènes" (ce qui me semble l'explication correcte), tu avoueras que malgré la présence du mot "gènes", c'est quand même une hypothèse particulièrement peu scientifique. (+ la fusion des esprits de la Sybil et de Boda)
Bref, pour moi, l'univers de Pollen est complètement onirique. On nage dans le merveilleux, pas dans la SF.
On pose les postulats de départ : le vurt, fertilité 10, les ombres, et à partir de à l'auteur ne recherche à aucun moment à proposer une justification, à "crédibiliser" ses inventions. Pour moi c'est une démarche de Fantasy.
Bon, c'est un peu confus mais il est tard, là, je fais ce que je peux.
PS : Si tu veux lire de la (vraiment) très bonne fantasy pas moyennageuse et avec des vrais morceaux de technologie dedans, lis The Light Ages, de Ian McLeod. Il y a même une réflexion sur le progrès (technique et social) en filigrane. Et quelques beaux personnages féminins : que demande le peuple ?
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RE : Pollen
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29/08/2006 à 01h07
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| | | | | | Galvin :
Bref, pour moi, l'univers de Pollen est complètement onirique. On nage dans le merveilleux, pas dans la SF. |
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tout d'abord, merci pour ta réponse, elle ne peut qu'être une invitation pour ceux qui hésitent à aller visiter l'univers développé par Jeff Noon. Il y a visiblement matière à réflexion.
le regard du lecteur n'est en rien innocent et influe visiblement sur l'appréhension et la compréhension d'un texte (pourvu que l'auteur ne s'en même pas !)
ensuite, tu sembles considérer que l'onirisme (sur lequel je suis on ne peut plus d'accord avec toi) = merveilleux = fantasy
bien que comprenant l'idée (enfin pas vraiment car certains livres steampunk me semblent vachement oniriques eux aussi), je n'y adhère pas (le côté réfractaire :-)), tout simplement parce que pour moi, la sf, c'est du merveilleux, non là je suis de mauvaise foi,
quoique la référence au sixties (substance hallucinogène et autres) et l'inscription de l'auteur dans un courant psychédélique complètement barré initié par Moorcock me paraissent signifiantes(en lisant les aventures de Jerry Cornélius j'avais parfois l'impression d'être sous acide)(mais Moorcock est plutôt connu pour des ouvrages de fantasy, arrrg)
on dirait bien qu'on a affaire à un transgenre?
non comptant de mélanger les espèces (dont les robos) ensemble, Mister Noon a aussi fait s'abaisser les frontières entre sf et fantasy ?
( si je n'ai pas cité PK Dick, cela est dû à la rareté de mes lectures dickiennes, souvent avortées)
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RE : Pollen
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24/06/2008 à 15h15
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Bon, j’ai enfin lu Po.. po...atttcchhoouumm ... llen qui traînait depuis plus de deux ans (Put%, deux ans !) sur les étagères. Si je l’ai lu, c’est sans doute parce que dans sa chronique du Narcose (de Jacques Barbéri) paru chez La Volte, Maralan, y faisait allusion.
D’abord, je tiens à dire que j’apprécie la chronique de vda parce qu’elle est pondérée et reflète bien le fait que tout en ayant pris plaisir à lire ce livre, elle ne crie pas au chef d’œuvre pour autant, ce qui est également mon cas.
Soyons honnête, les premières pages m’ont même fait craindre le pire : un homme-chien qui conduit un taxi dans des limbes peuplés de zombies dangereux, c’était à priori bien parti pour me filer de l’urticaire et puis, non, j’ai finalement été happée par le talent d’écriture de Jeff Noon et ne peux que confirmer ce qui a été dit plus haut: c’est effectivement très original. Du coup, c'est moi qui ne le suis pas à le répéter. :/
Pourtant, pas de vurtlag pour moi car pas un instant, je n’ai réussi à m’immerger dans cet univers : Déméter et Perséphone qui se télescopent avec Alice au pays des merveilles, c’est pas vraiment mon truc (*). Aussi, quand la fin du roman s’est profilée à l’horizon, j’ai trouvé qu’il était (largement) temps.
En résumé, une lecture distrayante mais dont je ne retirerai pas grand-chose si ce n’est la quasi-certitude que je ne vais pas me précipiter sur Vurt.
(*) Il semblerait que je ne suis cependant pas allergique à ce type de "monde" puisque je suis une inconditionnelle de Neverwhere ( Neil Gaiman) qui avec son Londres d’en bas et son marquis de Carabas vaut plus que largement son pesant de graminées.
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 "Mes doigts sont verts et quelquefois ils tombent." (Le troupeau aveugle – John Brunner)
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dernière édition : 24/06/2008 à 15h17
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