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Traduction : René Baldy Illustration : Wojtek Siudmak Titre original : The squares of the city Première parution : 1965
Pour la présente édition :
Editeur : Le Livre de Poche
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L'avis des internautes (10 réponses)
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RE : La ville est un échiquier
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13/06/2007 à 20h45
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> Nostromo : merci pour ta gentille remarque.
> morca : la postface de Brunner donne quelques précisions, notamment : "La partie d'échecs elle-même n'a rien d'imaginaire. il s'agit de la partie jouée entre Steinitz et Tchigorin (La Havane, 1982) et reproduite en détail dans le manuel de H. Golombek intitulé The Game of Chess, éd. Penguin."
| | | | | | Stegg :
J'ai pas trouvé que ce soit de la science-fiction mais plutôt une sorte de politique fiction. John Brunner s'est amusé à imaginer ce que pourrait donner certaine methode médiatique et politique. il reste un thriller plutôt lourd, pas passionnant et assez prévisible même si on attend un peu trop longtemps de savoir qui sont les joueurs. |
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De la politique fiction ? oui, bien sûr, ce que de nombreuses oeuvres de science-fiction sont. La politique est une des données importantes du genre. Pour exemple : le cycle de Dune qui lui aussi joue beaucoup de la manipulation, même le cycle de Majipoor.
Du thriller ? alors là, pas du tout. La ville est un échiquier n'a rien d'un thriller selon moi. Le fait même que tu aies trouvé le livre prévisible, ce que je partage, exclut le thriller. Pour moi, La ville... est un rêve qui se découvre peu à peu sous les traits d'un cauchemar tout y est inéluctable, su d'avance, oppressant. Peut-être ce que tu qualifies de lourdeur et qui pour moi est voulu par Brunner. Bien que se situant au XXe siècle, dans un pays imaginaire d'un continent existant, Aguazul et Cuidad de Vados sont comme coupés du reste du monde (ce qu'à accentué pour moi l'arrivée en avion qui est l'incipit du roman, avion qui est le seul moyen mentionné pour quitter la ville, le pays, le roman.
Sur la lenteur, " on attend un peu trop longtemps", que tu sembles avoir subi, mon avis diverge la aussi. Si l'écriture est posée, cela m'a permis de me faire une image spatiale de la ville, de suivre, et parfois précéder, les avancées de l'intrigue. Hé, le livre ne fait même pas quatre cents pages. Un poids plume pour l'édition actuelle !
| | | | | | Citation :
Il vaut mieux lire autre chose de Brunner que se roman trop long et pas trés intéressant. |
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En cherchant bien, on doit trouver plus long et au combien moins intéressant. Désolée, mais je trouves ton jugement bien sévère. :-)
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RE : La ville est un échiquier
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14/06/2007 à 17h49
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| | | | | | vda :
De la politique fiction ? oui, bien sûr, ce que de nombreuses oeuvres de science-fiction sont. La politique est une des données importantes du genre. Pour exemple : le cycle de Dune qui lui aussi joue beaucoup de la manipulation, même le cycle de Majipoor. |
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Bien sur, mais si j'ai qualifié La ville... de politique fiction, c'est parce qu'il m'a semblé que ce sont des théories politique qui sont dévellopé plus que des théories scientifiques qui sont utilisé. Le fait que ça se passe dans une ville et un pays imaginaire ne le range pas vraiment dans la SF.
| | | | | | vda :
Du thriller ? alors là, pas du tout. La ville est un échiquier n'a rien d'un thriller selon moi. Le fait même que tu aies trouvé le livre prévisible, ce que je partage, exclut le thriller. |
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Pourtant, l'histoire d'un homme ordinaire et manipulé qui va découvrir un complot appartient pour moi au genre du thriller ( comme la mort dans la peau de Ludlum ou encore Les hommes de pailles de Michael Marshall ). Et il me semble que c'est le genre d'histoire qu'on a dans la ville... .
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 "chaos always defeated order because it's better organized"
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RE : La ville est un échiquier
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01/06/2009 à 21h07
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Et bien, j'ai beaucoup aimé, même si le final m'a laissé un peu perplexe, malgré la postface qui - je trouve - essaie de rattraper la sauce.
N'empêche.
Je suis d'accord avec Vda sur ce côté sf. En un sens, et comme le dit vda sur le côté isolé de la ville, c'est une façon de broder autour du thème de l'utopie et de la dystopie.
Le fait que ce soit une partie d'échec (suivi avec le plus de précision possible) fait de l'ouvrage une expérience littéraire hors-norme, c'est déjà un sacré truc. Ceci influe évidemment sur la structure du récit, et je me demande d'ailleurs ce qu'on peut penser de l'oeuvre si on ignore - l'avertissement est à la fin - qu'il s'agit de la traduction littéraire d'une partie...
J'ai trouvé aussi un peu de "Tous à zanzibar" dans ce livre, peut-être à cause de ce côté société pris dans son ensemble - un point de vue un peu systémique, avec pas mal de point de vue - même si Hakluyt (quel patronyme !*) reste, comme narrateur, central.
Au final, Brunner remonte dans mon estime - il y était déjà bien haut ^^
*ca existe en plus, incroyable ^^
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 C'est pas vrai, je ne suis pas misanthrope. La preuve, j'ai des amis humains.
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dernière édition : 01/06/2009 à 21h28
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RE : La ville est un échiquier
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19/12/2010 à 21h47
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| | | | | | Nostromo :
La chronique de vda me semble très réussie car elle met l'accent sur les qualités du livre, notamment l'ambiance étouffante et les descriptions de cette ville tentaculaire. |
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+1
| | | | | | Cyri :
Perso, une petite déception... bien que j'apprécie l'exercice et ce genre de délire littéraire, je crois que j'en attendais trop, beaucoup trop. Du coup, je me suis retrouvé avec un livre me semblant correct sans plus là où j'imaginais un chef d'oeuvre digne du Creuset du temps ou de la Tétralogie noire. |
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Pareil!
| | | | | | morca :
Quelqu'un a-t-il la partie dont s'est inspiré Brunner dans un bouquin ou autre ??? |
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La partie d’échecs utilisée comme modèle par John Brunner se trouve ici. Vive Internet !
| | | | | | Nostromo :
Je me souviens avoir tenté de suivre les coups de la partie d'échecs rapportés aux actions des personnages mais avoir abandonné devant la complexité des développements de l'intrigue. |
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La reconstitution de la partie me paraît difficile (impossible ?) à partir de la seule lecture du roman et des correspondances personnages-pions/pièces données par John Brunner à la fin. Il m’a vraiment fallu prendre connaissance de la vraie partie qui s’est jouée entre Steinitz et Chigorin pour établir les liens.
Pour ceux que ça intéresse, je donne ci-dessous quelques repères relatifs aux prises de pions ou de pièces en indiquant en vert l’action correspondante dans le roman et le chapitre où elle se situe.
Les pages indiquées entre parenthèses correspondent à l’édition que j’ai lue, à savoir Ed. Calmann-Levy SF Presses Pocket N°5206.
Remarques préliminaires :
Une pièce prise dans la partie d’échecs ne signifie pas que le personnage correspondant dans le roman est obligatoirement mort. Il suffit qu’il soit rendu inactif via par exemple une incarcération, une suspension de fonctions ou autre. La pièce ou le pion effectuant la prise dans la partie correspond alors au personnage ayant provoqué la "mise hors circuit" du personnage.
Bien sûr, si un personnage meurt dans le roman (meurtre, suicide), la pièce ou le pion correspondant est pris dans la partie. La prise est alors effectuée via la pièce ou le pion représentant le personnage du roman ayant soit provoqué directement la mort soit poussé au suicide.
Attention ! Ce qui suit spoile évidemment le roman.
Coup 9
d x e4 Sam Francis prend Guerrero
Sam Francis tue Guerrero ch. IX (p 121)
Coup 10
d x e4 Lucas prend Sam Francis
En réalité, Sam Francis est incarcéré dans la foulée de son meurtre perpétré au vu et au su de tout le monde à la sortie d’un procès où Guerrero était l’accusé défendu par Lucas. On peut donc considérer que Lucas "prend" Sam Francis ch. IX (p121). La mort par suicide de Sam Francis sera annoncée par la suite, au ch. XVII (p 209)
Coup 15
b x a4 Fats Brown prend Estrelita Jaliscos
Ce que l’on sait c’est qu’Estrelita Jaliscos se tue en passant par une fenêtre de l’appartement de Fats Brown ch. XV (p186)
Coup 17
B x a4 Angers prend Fats Brown
Angers tue Fats Brown ch. XIX (p 223)
Coup 19
B x e5 Romero prend Tezol
On apprend que Tezol a été incarcéré sur ordre de Romero ch.XVII (p 198)
Nota: il semblerait que l'action menée par les Blancs au coup 19 précède dans le roman celle relative au coup 17.
B x c4 Dalban prend Mayor
Mayor périt brûlé dans l’incendie des locaux de la télévision après visite de Dalban ch. XX (p 233)
Coup 20
B x f6 Romero prend C. Mendoza
Mendoza est emprisonné par Romero quand le journal Tiempo est fermé ch. XX (p 240). C'est clairement explicité ch. XXI (p243)
N x f6 Dominguez prend Romero
Dominguez demande que Romero soit relevé de ses fonctions ch. XXI (p246). Le succès de cette démarche semble confirmé ch. XXIII (p 261)
Coup 21
N x c4 Arrio prend Dalban
En fait ch. XXII (p 251) on apprend que Dalban s’est suicidé suite à sa mise en faillite prononcée à l’instigation d’Arrio.
N x e4 Dominguez prend Lucas
Suite à diverses actions de Dominguez, Lucas est incarcéré ch. XXIV (p270)
Coup 22
N x b6 Arrio prend F. Mendoza
Arrio tue Felipe Mendoza en duel ch. XXIV (p 273)
c x b6 Murieta prend Arrio
Murieta dénonce Arrio (le duel est en effet interdit) qui est mis sous les verrous ch. XXIV (p 273)
Coup 30
b x c5 Murieta prend Caldwell
Murieta accuse Caldwell de propos diffamatoires et le fait interner pour maladie mentale ch.XXVI (p306)
Coup 34
B x a4 Angers prend Sigueiras
Angers fait incarcérer Siguieras qui avait fait investir son appartement (celui de Sigueiras donc) par des paysans ch.XXVII (p316).
Comme le signale John Brunner à la fin du livre, le parallèle avec la partie d’échecs s’arrête au coup 35.
" Du fait que Maria Posador n’a pas tué Boyd Hakluyt(*) et que ce dernier a découvert la vérité, il manque trois coups dans la partie rapportée ici. Le jeu réel a abouti à une capitulation des noirs en 38 coups. "
(*) Effectivement, dans la partie d’échecs, au coup 35, les noirs jouent N x c6, ce qui équivaudrait à une prise d’Hakluyt par Maria Posador.
A vos échiquiers maintenant ! ;)
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 "Mes doigts sont verts et quelquefois ils tombent." (Le troupeau aveugle – John Brunner)
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