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Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ce titre, sandrine ? J'avais bien aimé la couverture que tu nous avait montrée |
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Ce roman du Banks à la puissance X, une de mes plus dures expériences de lectrice.
Même si l'action ne quitte pas la Terre dans un futur extrêmement lointain (écho de Diaspar de A C Clarke) confrontée à une menace asez vague, la difficulté vient de la narration effectuée par 4 personnages, deux sont assez 'classiques' (une amnésique et un scientifique), un est une sorte de simulation vivant dans un monde virtuel (la crypte) et le dernier (Bascule) une sorte de simple d'esprit.
Chaque chapitre (sauf le dernier, bien sûr) est donc divisé en quatre sections narrés chacune par un des personnages. Si les trois premières sont assez accessibles pour tout bon amateur de Banks, la dernière section (celle de Bascule) est écrite dans un anglais quasi-phonétique et distordu.
Un exemple (la première appartion de ce language) :
"Woak up. Got dresd. Had brekfast. Spoke wif Ergates thi ant who sed itz juss been wurk wurk wurk 4 u lately master Bascule, y dont u 1/2 a holiday ?"
Cela dure plusieurs pages et m'a carrément forcée à lire à haute voix le texte pour fniir par vaguemernt le comprendre en traduisant "y dont u 1/2 a holiday ?" par "Why don't you have a holiday ?".
Une fois cette grosse difficulté maitrisée, l'histoire est plaisante mélant menace, redecouverte d'un savoir ancien, conspiration, le tout pour sauver la planète en réactivant les
Fearsome engines du titre.
Un mélange de Clarke (
La cité et les astres), Vance (
Dying Earth) et de cyberpunk.
Un livre encore plus orignal que d'habitude pour Banks, Don D'ammassa dans son
Encyclopedia of Science Fiction, estime que c'est le meilleur livre de Banks, cet avis est en tout cas défendable.
(Facts on file, New York, 2005)