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Traduction : Jean Bailhache Titre original : The left hand of darkness Première parution : 1969
Pour la présente édition :
Editeur : Robert Laffont
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L'avis des internautes (16 réponses)
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RE : La main gauche de la nuit
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01/06/2008 à 08h07
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A propos de l'opposition des 2 types de sociétés, je pense que c'est à replacer dans le contexte socio-culturel de l'écriture de ce roman, non seulement écrit dans une période de tension entre "les 2 blocs", mais aussi à une époque où les intellectuels ne pouvaient éviter de réfléchir à la forme politique donnée à la communauté humaine. C'est, pour moi, l'un des aspects les + "datés" du roman : passionnante, et source de réflextion et discussions acharnées, à l'époque de la publication, ça peut faire lourd aujourd'hui où nous sommes passés à autre chose, pour le meilleur et/ou pour le pire. AMHA, bien sûr.
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RE : La main gauche de la nuit
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18/08/2017 à 09h59
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Relire un livre bien des années après une première lecture réserve souvent des surprises. Bonnes ou mauvaises, parfois les deux.
Concernant mes lectures de Le Guin (Livre d'or et Le cycle de Rocannon), les quelques bonnes surprises viennent des meilleurs textes du recueil de nouvelles, qui est loin de ne contenir que des textes marquants, voire des chefs-d'oeuvre.
J'en arrive cependant à me demander si Le Guin n'a pas un problème avec les romans, à moins que ce ne soit moi avec la fantasy (voire les deux !). Du Cycle de Rocannon, seul la nouvelle originelle est à sauver, AMHA.
Concernant La main gauche de la nuit, je m'ennuyais tellement que j'ai décidé d'arrêter au milieu du roman.
Certes, la planète est originale, et la description ethnographique est passionnante : les mets et les moeurs sont intéressantes. A tel point celles-ci auraient pu être le coeur d'un excellent roman, à une période où le féminisme commençait à remporter d'importantes victoires, et connaissait une importante production intellectuelle, à la suite de Simone de Beauvoir. D'un point de vue science-fictif, l'ambisexualité (quelle jolie trouvaille) et son arrière-plan génétique était une idée intéressante, et le mystère qui entoure l'origine du peuplement de la planète était passionnant, rappelant un peu l'excellent Eclipse totale de Brunner.
Hélas, le roman se fourvoie dans une vague rivalité entre blocs et de vagues tentatives de révolutions de palais, mélangeant fantasy (le royaume, son héritier) et guerre froide, entre lesquelles va naviguer la narrateur, avec à chaque fois tant et plus de tartines sur le froid, la glace, la neige, les rivières, les torrents en veux-tu en voilà jusqu'à la nausée. Hélas, n'est pas Ballard qui veut, et ici, l'on s'ennuie à cent sous de l'heure, avec une quasi-absence d'intrigue, comme si le froid avait tout engourdi. J'ai jeté un coup d'oeil à la fin, que je trouve loin d'être inoubliable, sans doute parce que je n'ai pas trouvé les personnages particulièrement attachants (le froid a également engourdi mon empathie...). Le coup d'insérer des contes, pour donner un aperçu du folklore et des mentalités est une excellente idée, et puis au moins, ça fait qu'il se passe -enfin !- quelque chose, sauf que lesdits contes sont tout de même loin d'être transcendants sur le plan littéraire, pour ne pas dire que je m'y suis autant, voire parfois plus, emmerdé que dans le roman proprement dit.
C'est vraiment dommage, car il y avait de très bonnes idées, mais faute de les exploiter pour s'embourber dans une actualité totalement désuète aujourd'hui, le roman a pris un sacré coup de vieux, et reste pour moi une grosse déception. Certes, je n'attends rien du Hugo, mais en matière de froid et de Hugo, j'avais été beaucoup plus enthousiasmé par les descriptions de Pluton dans La guerre éternelle de Haldeman. Roman d'autant plus intéressant qu'il s'inscrit lui aussi dans une actualité (la guerre du Viêt-Nam), mais qu'il arrive, lui, à la transcender, à l'image de Disch dans l'excellent Camp de concentration.
Je vais néanmoins continuer dans la relecture de Le Guin, avec L'autre côté du rêve.
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 "Un monde nouveau va naître, un monde dans lequel il n'aura pas sa place. Il est trop clairvoyant pour lutter contre lui ; mais il ne feindra pas de l'aimer." George Orwell
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dernière édition : 18/08/2017 à 10h03
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