Bruno entame sa première année au pensionnat Saint-Raphaël, cornaqué par un sévère abbé. Son père a abandonné sa mère, qui se saigne aux quatres veines pour lui payer son école. Séparation douloureuse, mais Bruno s'en remettra rapidement, en particulier grâce à l'amitié de Bertrand. Ils sympathiseront sur le dos d'un enfant qui séjourne de l'autre coté de la cour, le coté dévoulu aux mongoliens, à la charge d'une religieuse dévouée.
Puis un mongolien meurt, après s'être jeté par la fenêtre. Bruno est persuadé qu'il se passe des choses étranges dans ce pensionnat, et que les apparences cachent une réalité autrement plus sordide que la charité chrétienne.
Premier roman de Claude Ecken, on y retrouve immédiatement sa patte. Son art de narrer l'abjection avec un style clinique, comme dans Enfer clos.
On retrouve aussi sa fascination pour le coté le plus sombre de l'âme humaine.
Je tiens aussi et surtout à saluer l'habileté du scénario, à commencer par les deux coups de théâtre absolument atroces pour les fans de happy-end.
Quand à la fin, ultime coup de théâtre, l'auteur use d'un humour ultra-noir qui fait mouche.
Premier roman et première réussite pour un auteur que je commence à découvrir, et dont je me rends compte à quel point il est majeur.
En un mot comme en cent : lisez-le !
Si vraiment vous ne lisez pas de polar, faites une exception, vous ne pourrez pas le regretter.












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