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Olivier

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02/09/2004
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De la poussière à la chair

Ray Bradbury


De la poussière à la chair
Traduction : Patrick Marcel
Illustration : Stefan Minning
Titre original : From the dust returned
Première parution : 2002

 Pour la présente édition :

Editeur : Gallimard
Collection : Folio SF

La critique du livre
Lire l'avis des internautes (4 réponses)

J'ai toujours considéré que

Bradbury

était un excellent nouvelliste, et un romancier honnête. Aussi est-ce avec une certaine appréhension que j'abordais ce fix-up.
Peu d'inédits au menu, la plupart des textes ayant été publié dans trois de ses meilleurs recueils : Les pommes d'or du soleil, A l'ouest d'octobre et Le pays d'octobre.
L'apport se constitue donc essentiellement de quelques courts textes dont le but est de faire de cet assemblage hétéroclite un roman.

L'histoire est simple, il s'agit d'un jeune garçon tout à fait normal qui a été abandonné devant un étrange manoir. Ce dernier est en effet peuplé exclusivement de toutes les créatures que l'on croise dans le fantastique, des vampires aux momies et j'en passe. Il se charge de nous chroniquer l'histoire de cette famille, le tout sur un fond relativement inquiétant, puisque le nazisme est censé être un thème important du roman.

Cela s'annonce pourtant bien, mais non. Définitivement non.
Si

Bradbury

a une excellente plume -qui ne lui fait d'ailleurs pas défaut dans cet opus- l'histoire qu'il nous raconte ne tient pas debout, et n'accroche que très péniblement le lecteur.
Les quelques nouvelles initiales sont cousues en tous points de fil blanc, et très mal cousues. On sent vraiment l'empilement de nouvelles, destiné à faire du neuf avec du vieux. L'auteur avait-il un besoin urgent d'argent pour infliger cela au lecteur ? Un deuil ? Un reliquat d'impôts ou que sais-je encore ? A-t-il voulu se mesurer à Van Vogt sur le plan de la médiocrité ? Il n'est guère locace à ce sujet dans sa postface, qui malgré ses louables efforts, ne fait que confirmer la déception du lecteur, tandis que l'auteur s'enfonce.

Ceci étant, ne perdons pas espoir pour autant, et au moins pour deux raisons :
1 - on peut lire d'excellent textes de

Bradbury

en folio sf, à commencer par L'homme illustré.
2 - s'il a toujours sa plume, il n'en a pour autant pas perdu son inspiration, et sait encore être ce poète humaniste et bouleversant, comme en témoigne son dernier recueil inédit, Les garçons de l'été.

Evitez donc ce mauvais livre, et précipitez-vous plutôt sur les deux sus cités, car

Bradbury

mérite bien mieux que ce piètre fix-up, bien traduit et joliment illustré certes, mais complètement creux. Ne vous laissez pas égarer par la 4e de couverture non plus : on se rend vite compte qu'elle est à coté de la plaque, et que nous sommes peut-être passé à coté d'une grande oeuvre. Mais que voulez-vous ?

Bradbury

n'a pas le monopole du passage à vide.




Orphelin abandonné sur le seuil d'un vieux manoir, le jeune Timothy a été recueilli par une bien étrange famille composée de vampires, gargouilles, momies et autres créatures monstrueuses.
En grandissant, il décide de raconter les aventures de ces immortels. Au fil de son récit, apparaissent des personnages attachants et sensuels dont les histoires enchantent et fascinent Timothy à une époque où il est dangereux d'être différent. Car les vrais monstres ne sont peut-être pas dans le manoir, mais à l'extérieur où un dictateur haineux et intolérant vient de s'emparer du pouvoir...

Né en 1920, Ray Bradbury s'impose rapidement comme un écrivain majeur, faisant paraître une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui assoit la réputation mondiale de l'auteur, sera porté à l'écran par François Truffaut. Avec De la poussière à la chair, Bradbury signe l'un de ses romans les plus engagés et en profite pour rendre un fantastique hommage à l'illustrateur Charles Addams (1912-1988), père de la famille éponyme.


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