Auteur : Olivier PAQUET Genre : SF
Editions : Flammarion - collection Imagine Parution : 18 avril 2003
«L'épée est la maîtresse des fous. Elle n'est pas un instrument de sagesse.»
Premier roman d'un jeune auteur dont la nouvelle intitulée «Synesthésie», parue dans Galaxies n°18, a déjà été récompensée par le
Grand Prix de l'Imaginaire en 2002, «Structura Maxima» immerge son lecteur dans l'univers de la Structure, vaste monde clos par un gigantesque
dôme métallique. La société, dont la mémoire et l'origine se perdent dans un passé immémorial, y est partagée entre deux communautés, deux visions du monde
profondément antagonistes. D'un côté, une communita de pragmatiques techniciens et ingénieurs, la Vapeur, entretient les chaudières à partir desquelles,
avec le magma, le Mélange, elle s'emploie à produire l'énergie électrique indispensable à la vie et à la prospérité de l'ensemble des habitants. De l'autre
côté se trouvent les Poutrelliers, mystiques gardiens du dôme vouant un culte fervent, parfois aveugle, à Valladolis dont le royaume se situerait selon la
légende de l'autre côté de la paroi. Jehan, fils unique épris de liberté du Grand Maître vapeurier Victor Megare, a choisi de rejoindre les mystérieuses Poutrelles,
Olivier Paquet, né à Compiègne en 1973, a suivi ses études à l'Institut d'Etudes politiques de Grenoble avant d'obtenir brillamment sa thèse de doctorat.
Très tôt féru de science-fiction, d'heroic-fantasy, et d'animation japonaise, le besoin d'écrire et de mettre en scène ses propres histoires lui est venu
suite à son expérience des jeux de rôles. Ainsi, auteur de nombreuses nouvelles dont une partie a été publiée dans les revues Galaxies et Asphodale,
Olivier Paquet s'est vu récompensé par un Grand Prix de l'Imaginaire en 2002 pour l'une d'entre elles, intitulée «Synesthésie» et
parue dans le n°18 de Galaxies.
Sa rencontre en 2001 avec feu Jacques Chambon va lui offrir l'occasion de publier un premier roman,
«Structura Maxima», à la lecture duquel se révèlent une grande maîtrise de l'écriture et une certaine influence de l'animation japonaise.
Un second roman, provisoirement intitulé «Projet Gaïa», semble par ailleurs se profiler à l'horizon... Inutile de préciser que nous
l'attendons avec la plus grande impatience !
au moment où les tensions se trouvent exacerbées entre les deux communautés. Car l'ambitieux vapeurier Scalfone, habité par le rêve d'un monde nouveau, menace de
percer le dôme... Folie ? Fatalité ? Ou pas en avant pour la survie ? Jehan et son père, partagés entre traditions, exégèse des textes fondateurs et utopie
universaliste, vont découvrir malgré eux de lourds secrets, tandis que gronde déjà un conflit absurde et fratricide...
«Il faut taire certains souvenirs pour vivre, il faut mentir lorsque la vérité n'apporte rien.»
Le moins que l'on puisse dire au sujet de «Structura Maxima» est qu'il s'agit d'un premier roman prometteur. Olivier Paquet mène en effet tambour
battant un récit ponctué de clins d'oeil à l'univers de l'animation japonaise, dans un style intéressant et parfaitement maîtrisé. Si le message véhiculé dans
le roman se dessine rapidement en filigrane, la construction talentueuse, la réelle consistance des personnages et l'originalité de l'univers dans lequel évoluent
ces derniers font de «Structura Maxima» une incontestable réussite. L'immersion du lecteur dans le monde hermétique de la Structure se fait sans peine,
et l'on suit dès lors l'évolution des différents protagonistes avec un profond intérêt. Olivier Paquet est donc un auteur à suivre avec la plus grande attention,
au sein d'une nouvelle vague francophone décidément pleine d'avenir.