Auteur : Greg BEAR Genre :Hard Science / Thriller
Editions : Robert Laffont - collection Ailleurs et Demain Traduction : Jean-Daniel Brèque
Parution : 1999 (2001 pour la traduction française)
Récompenses : Prix Nebula en 2000
Un mal nouveau s'abat sur l'espèce humaine, provoquant fausses couches en série puis, rapidement, panique de l'opinion publique,
levée de boucliers chez les fondamentalistes religieux, course financière des laboratoires pharmaceutiques et luttes du pouvoir. Mais de quoi s'agit-il
en réalité? Nouveau virus, mutation, ou... évolution? Le petit monde des scientifiques et en particulier des biologistes et paléontologues est
en effervescence. Car dans le même temps, on a retrouvé, quelque part dans les Alpes autrichiennes, un couple de Néanderthaliens et son enfant étrangement
proche de notre espèce... On a également retrouvé un bien étrange charnier et de bien étranges cadavres en Géorgie, à propos desquels
la langue de bois semble être de rigueur. Au milieu de l'ébullition générale,
Né en 1951, Greg Bear démarre très tôt l'expérience de l'écriture puisqu'il propose
ses premiers textes à l'âge de 13 ans à peine et se trouve publié pour la première fois 3 ans plus tard, en l'an de grâce 1967, avec la nouvelle intitulée Destroyers. La
parution en 1979 de son premier premier roman (Hegira, actuellement non traduit en Français) ne lui vaut qu'une reconnaissance très modérée. La véritable
ascension viendra plus tard, avec notamment le cycle d'Eon et la musique du sang, roman inspiré de sa nouvelle Blood music qui a obtenu les prix Hugo et Nebula outre-Atlantique.
Ce dernier roman est d'ailleurs couronné par le prix Apollo lors de sa parution dans la langue de Molière.
Beau fils de Poul Anderson (les grands esprits se rencontrent), Greg Bear a été journaliste, chroniqueur littéraire, dessinateur pour des
magazines de science-fiction et conseiller technique pour quelques séries télévisées. Il semble aujourd'hui se consacrer exclusivement à l'écriture, pour le plus
grand bonheur de ses nombreux lecteurs, et a notamment participé à l'écriture de Fondation et chaos, ultime hommage à Isaac Asimov et son cycle de Fondation.
A noter qu'il semble que Greg Bear ait déjà prévu une suite à l'échelle de Darwin (Darwin's radio) cette fois intitulée Darwin's children.
Kaye Lang la biologiste et Mitch Rafelson l'anthropologue déchu mais ambitieux
vont tout tenter pour prouver et faire admettre leur théorie pour le moins audacieuse : celle d'un rétrovirus en sommeil depuis des millénaires dans notre
génome et soudain réveillé, pour le meilleur et pour le pire...
«L'échelle de Darwin» s'inscrit dans la lignée des précédentes oeuvres de Greg Bear, lequel
est souvent considéré comme l'un des plus prolifiques auteurs de Hard-Science. Il est certain que ce livre
recèle quantité de références scientifiques, notamment en biologie, et que le vocabulaire employé pourrait parfois sembler
un peu compliqué à saisir pour qui n'aurait pas eu la chance de faire un peu de biologie. Science, politique, et religion
sont, me semble-t-il, les trois éléments moteurs de cet ouvrage qui met parfois en évidence le puritanisme américain, sans jugement
aucun mais également sans la moindre complaisance. Si la première moitié de l'histoire m'est apparue comme très intéressante, j'ai
toutefois quelque peu regretté la psychologie des deux principaux protagonistes - peu rationnelle et manquant de bon sens pour des scientifiques - dans la seconde partie...
Une bonne impression toutefois à la lecture de l'ouvrage, et un suspens fort bien entretenu.