Auteur : Andreas ESCHBACH Genre : SF / Aventure
Editions : l'Atalante
Traduction : Claire Duval
Parution : 1998 (Mars 2001 pour la traduction française)
Mais qu'a-t-il bien pu se passer il y a 2000 ans, en terre de Palestine ? Une question qui en a obsédé plus d'un depuis des
siècles, et à laquelle une réponse pourrait bien être apportée d'ici peu! Car on vient de découvrir, à l'occasion d'un
classique chantier de fouilles, une sépulture vieille de 20 siècles dans laquelle se trouvait le manuel
d'utilisation d'une caméra vidéo dont la date de sortie sur le marché est prévue... dans 3 ans! Canular ? Mauvaise blague
d'étudiants en histoire ? Et pourtant, cette plaisanterie n'en est peut-être pas une... S'il y a eu
L'un des (trop) rares auteurs de science-fiction allemande, Andreas Eschbach, s'est fait connaître grâce à Des milliards
de tapis de cheveux (Der Haarteppischknüpfer) paru en 1995 et salué par la critique internationale.
Né en 1959 à Ulm, Andreas Eschbach habite à Stuttgart et possède une formation d'ingénieur en aéronautique.
C'est à l'âge de 10 ans qu'il débute l'écriture, pour publier, en 1985, sa première nouvelle. Cette dernière
figurera le premier chapitre de Des milliards de tapis de cheveux édité en 1995 et salué depuis par la critique sur le
plan international. Suivront Station solaire puis Jesus Video, respectivement en 1996 et 1998.
Andreas Eschbach est à ce point encensé par la critique, qu'il a remporté 8 prix littéraires en Allemagne et un prix francophone
quelques mois à peine après la sortie de sa toute première traduction dans la langue de Molière.
caméra,
qu'a-t-elle, QUI a-t-elle, bien pu filmer ? Sa recherche va voir s'affronter le richissime mécène du site de fouilles, bien
connu dans le monde des médias et déterminé à réaliser le scoop du nouveau millénaire, les services spéciaux du Vatican
alias la "Sainte Inquisition", et les quelques fouilleurs auteurs de la découverte, quant à eux bien décidés à ne pas
se laisser écarter comme cela de la compétition.
Un bon roman, captivant et bien écrit, qui, il faut bien le reconnaître, m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière ligne.
La question posée et le suspens attenant n'y sont par ailleurs peut-être pas étrangers, puisqu'il s'agit ni plus ni moins
de l'un des fondements (très controversé) des sociétés occidentales... Enfin, si le déroulement de l'histoire peut parfois
sembler un peu naïf, à l'instar de certains personnages, l'auteur n'hésite pas à nous dévoiler un autre visage du Vatican et
à égratigner au passage quelques façades.