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oman

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Vous avez dit virtuel ?

Pat Cadigan


Vous avez dit virtuel ?
Traduction : Nathalie Serval
Illustration : Getty images
Titre original : Tea from an empty cup
Première parution : 20 août 2002

 Pour la présente édition :

Editeur : J'ai lu
ISBN : 2290321273

La critique du livre
Lire l'avis des internautes (3 réponses)

" Quand même, qu’est ce qui peut pousser quelqu’un à se prostituer ? s’interroge le jeune blanc en sirotant son café glacé à l’aide d’une longue paille mince.
Le Japonais assis en face de lui arque les sourcils, glissant une nuance d’étonnement dans son masque impassible. " Ah bon ? Parce que tout le monde n’en est pas là ? "
Le rire du blanc retentit dans le bar presque vide. " Hé ben ! Quel bordel ce doit être, sur ta planète..."


Konstantin est flic. Et aujourd’hui elle a un meurtre sur les bras. C’est son boulot me direz vous ? En effet, sauf que là, l’homicide s’est fait dans un lieu clos sans possibilité de s’ouvrir de l’extérieur. Et que la victime était en plein dans le monde virtuel lorsque cela s’est produit. Et coïncidence ou pas, la mort réelle s’est produite en même temps que sa mort virtuelle. Le monde virtuel est-il maintenant de franchir la barrière qui sépare le virtuel du réel ?

1998.
Ce roman a été écrit par

Cadigan

relativement tardivement par rapport au mouvement cyberpunk, qui date quand même des années 1985-1986, avec les figures de proue, le pape de la cyberpunk Gibson et Neuromancien, Sterling et sa Schismatrice, et enfin Williams avec Câblé. Ils avaient exploré à eux trois l'essentiel de la culture cyberpunk en épluchant les sub-cultures, le côté société et le côté plus action des branchés accros du réseau.
C’est pourquoi je me demandais ce que pouvais apporter, si tard, un roman supplémentaire. A l’aube du XXIème siècle, ce mouvement était, je me disais, plutôt destiné à muter vers quelque chose de plus grandiose. D’où ma curiosité.

L’univers virtuel.
En fait,

Cadigan

bâtit quasiment son roman sur l’exploration du monde virtuel, un peu à la manière de Stephenson dans Samouraï virtuel. Ce qui est intéressant dans ce roman est la description de cette ville anarchique mais en même temps une ville où la notion économique est presque quasi continue. Cela est vrai aujourd’hui sur les réseaux : nous nous connectons un certain temps au réseau et cela nous coûte tant par mois. Les fournisseurs d’accès ont les solutions d’accès illimités, mais il n’y a pas si longtemps, les communications en heures allaient sur notre facture téléphonique. Ici, les points d’information sont aussi longs et aussi énervants à utiliser que les hotlines (temps d’attente parfois très long, passer de service en service peut allonger la note très facilement, sic).
Mais cela n’est que l’un des aspects de l’univers que nous propose

Cadigan

. L’essentiel est cette interface entre le réel et le virtuel. On peut se poser la question de la façon dont le virtuel pourrait tuer une personne en réalité avec une connexion. Gibson nous parlait de personnes qui se faisait cramer le cerveau et

Cadigan

a voulu revisiter ce thème 15 ans après avec le slogan: le réseau est un vaste jeu.
Enfin, la question de l’immortalité dans la matrice, le passage du réel dans le virtuel, en coupant la connexion entre les deux états, est posée.

Pour résumer, ce roman revisite les idées de Gibson avec un autre style. Pour ma part, je n’ai pas trouvé d’idée vraiment innovante mais c'est écrit comme un polar, si l’on arrive à suivre les méandres de l’univers virtuel parfois assez difficile de

Cadigan

. Rien d'exceptionnel mais ça se lit plutôt bien. Le rapport des vitesses dans la RA est très intéressant. Une pierre de plus à l’édifice.

Extraits :

" On a le droit de tout faire, du moment qu’on ne le fait pas en vrai. Tout compte pour du beurre, rien n’est consigné nulle part ni ne peut être utilisé contre vous devant un tribunal. Tout ça n’est un vaste terrain de jeux pour âmes damnées. On est tous des âmes damnées à un moment ou un autre, et certains plus que d’autres. Et si on a déjà perdu son âme à l’arrivée, on en demandera une toute neuve au magasin… "




Le "must" du divertissement est désormais l'espace virtuel. Casqués, sanglés dans des com­binaisons truffées de technolo­gies sensitives dernier cri, les hommes de demain se détendent après le bureau en se massacrant dans des décors de cau­chemar.
Mais depuis quelque temps, certains n'en reviennent pas — morts réelle et virtuelle se confondent. Dore Konstantin, chargée de l'enquête et novice en matière de réalité artificielle, va vite se retrouver propulsée dans un New York post-apocalyptique, peuplé de mutants, de barbares et de cyborgs, où l'on est prêt à tuer pour une entrée dans les clubs privés "on-line" les plus "select" et où tout n'est que faux-semblant...


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