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Traduction : Jacques Chambon Illustration : Laurent Merzoug Titre original : Tik-tok Première parution : avril 1998
Pour la présente édition :
Editeur : Denoël Collection : Présence du futur ISBN : 2-207-24740-7
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L'avis des internautes (12 réponses)
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RE : Tik-Tok
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02/10/2008 à 00h09
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Je profite de la "refonte du système" pour explorer des anciennes fiches...
Et bingo je tombe sur Tik-Tok.
Très certainement le livre de SF que j'ai le moins aimé de toute ma carrière de lecteur.
Je mets ici des morceaux d'analyse de ce livre que j'avais écrit il y a quelque temps sur un site voisin...
AMES SENSIBLES S'ABSTENIR !!!!
| | | | | | Citation :
Dur de rester objectif en essayant d’écrire ses impressions sur cette œuvre.
Au début, cela commence comme un remake grinçant et efficace de l’homme bicentenaire de Asimov. Dans les deux cas, un robot domestique semble s’évader de sa condition initiale grâce à l’art. Dans l’original c’était grâce à la sculpture sur bois, dans Tik-Tok, c’est grâce à la peinture.
Le début est très accrocheur, car Tik-Tok nous raconte ses mémoires de sa prison en attendant d’être exécuté…
Ainsi, petit à petit, il y a une narration biographique qui amène le lecteur à comprendre qui est VRAIMENT Tik-Tok et comment il a aboutit là.
Ce livre se veut drôle et cynique. Toute la société en prend pour son grade, de nombreux rouages (politiques, artistiques, financiers, judiciaires etc…) de notre civilisation sont « démolis ».
Ce pourrait donc être un excellent livre. Voire un chef d’œuvre.
Raté.
C’est une simple Daube Cosmique.
Je m’explique :
Tik-Tok massacre une jeune fille aveugle, loge une balle dans l’œil d’une personne commençant à devenir son ami, essaye de faire mourir de faim une femme amoureuse de lui, qui finalement meurt brûlée vive, massacre un à un toute une famille, fait manger un chien à son propriétaire (je sais écrit comme cela, cela fait sourire, mais ce n’est pas le cas), essaye de mettre en contact une chauve souris enragée avec un (autre) chien, contribue à créer puis à disséminer des « usines à mort » pour l’amérique latine, fait brûler vive de nombreux malades, laisse mourir de fain de nombreuses personnes âgées, etc etc…
Ah oui, j’oubliais, il y a régulièrement des scènes de zoophilie (avec cheval et avec canard en particuliers)
Finalement, un de ses meurtres les moins injustifiés est filmé, donc, alors qu’il était devenu vice-pdt des USA il va en prison.
Mais son autobiographie a tellement de succès qu’il est libéré, (normal, pour une fois qu’un Politique qui fait le Mal l’avoue…), confirmé dans ses fonctions et dans le dernier paragraphe Tik-Tok imagine le moyen le plus efficace de se servir des armes de destructions massives pour éradiquer l’espèce huamine.
Peut-être qu’écrit différemment, avec plus de profondeur, l’auteur aurait réussi une œuvre monumentale, là c’est juste inintéressant.
Superficiel.
Je n’ai goûté le côté humoristique à aucun moment.
AMHA : à réserver aux lecteurs malsains ET mal dans leur peau
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| | | | | | Citation :
(...)
Là, c'est tellement superficiel, la violence est tellement mal amenée que son côté léger ne passe pas du tout.
Dénoncer la violence c'est une chose (d'ailleurs Orange mécanique est une de mes oeuvres favorites).
Mais Tik-Tok se contente en tout et pour tout de petits sous-entendus pour "justifier" la cruauté du robot :
-Une enfance gâchée.
-Un amour de jeunesse perdu.
L'interet de ce type de lecture m'échappe complètement.
Par contre je l'aurai apprécié +++, dans un monde UTOPIQUE où la violence aurait été absente, où la violence ne serait présente que dans les fantasmes les plus cachés d'une minorité refusant ce monde trop "parfait".
Alors là d'accord, chaque passage décrivant une nouvelle cruauté aurait effectivement été jouissive, car l'auteur aurait "osé".
Moi j'ai lu ce livre le 26/06/2006 à Paris, France. Au cours d'une garde où trois étages en dessous une fille de 24 ans est venu pour "plaie par arme blanche", a été opérée toute la nuit et, finalement, est dans le coma laissant sa fille de 13 mois seule avec ses grands-parents.
Donc quand on parle de
"Petit bouquin jouissif qui vaut beaucoup pour les codes qu'il transgresse"
moi, je parle de GDC (grosse daube cosmique).
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| | | | | | Citation :
(...)Tik-Tok est mauvais, car sans consistance, et contrairement à ce que semblait sous-entendre Olivier, la violence de Tik-Tok (qui par ailleurs est tout sauf gore), n'est pas du tout intégré dans le récit. Elle n'est pas amenée, elle est baclée.
Critiquer Asimov, c'est une chose (des confères se servant de la psychanalyse dans leur arsenal thérapeuthique diraient même que c'est "necessaire"...). Encore faut-il en avoir le talent et la rigueur.
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| | | | | | Citation :
(...)
Vu la nullité et la superficialité de la trame principal et des personnages, trouver ce livre "jouissif" est impossible. Sauf à vivre dans un monde où la violence est totalement absente (concept de monde utopique), donc un monde où se servir de la violence dans un texte est une ENORME transgression, qui suffit en soi, et donc où on peut se permettre d'écrire avec une telle inconsitance.
Mais nous ne vivons pas un dans monde comme celui là (mettre donc ICI l'exemple que je cite). Donc ce livre, est juste médiocre, alors qu'il aurait pu (dû ?) être un chef d'oeuvre.
A moins que ce ne soit le PREMIER à intrduire le sexe et/ou la violence en SF ?
Non, à ma connaissance est loin d'être le cas.
Donc, ce livre n'est pas si original que cela, au point de lui passer tous ses défauts.
En lisant Disch, c'est notre "âme", nos tripes qui sont touchés. La fin de l'espèce humaine est amenée de manière inéluctable. Le "flingage" de tous les piliers/fondamentaux de l'âge d'or suivent la logique et la cohérence interne du livre. Ce sont sur ces deux principaux critères que je juge la qualité d'une oeuvre. Dans Tik-Tok, on tue pour tuer. Je pense que (peut-être) c'est comme cela que Sladek doit voir un "psychopathe". Mais le robot a tout sauf la personnalité psychiatrique d'un psychopathe, ou d'un schizophrène. On (je) n'y adhère pas une seule seconde. Ce livre serait écrit avec la "folie" du début des "racines du mal", OK. Je crierai moi aussi au chef-d'oeuvre. Mais là, c'est vraiment (vraiment) pas le cas.
Donc : ...... tout "sonne "faux !!!!
-----> GDC
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| | | | | | Citation :
(...)
Eventuellement le premier meurtre (la jeune fille aveugle pleine de boue qui salit tout...) peut se rapporter à une explosion de liberté, à la libération du "feu prométhéen", voire à la simple mise hors-service des fameux circuits asimov auparavent endommagés pare les coups sur la tête reçus par Tik-Tok lors de son (bref) passage chez le juge.
Et appronfondir ce meurtre (ou un autre) aurait été très intéressant, et aurait surement mieux servi le livre et le dessin de l'auteur.
Mais là, chaque sujet, amha, est juste effleuré, ce qui donne une impression d'oeuvre baclée avec une succession de meurtres qui du coup apparaissent ... totalement GRATUITS !!!
Deux exemples à l'appui :
1) Quel rapport entre le libre arbitre et :
Tirer une balle dans l'oeil d'un (presque) ami venu lui sauver la vie au dernier moment au cours d'un braquage qui a mal tourné.
2) Le rapport entre le feu libérateur et
Tenter de faire mourir de faim dans une position humiliante une jeune fille amoureuse.
Ces deux cas, un peu plus analysés, un peu plus développés ont très certainement le potentiel pour aider le livre Tik-Tok à faire passer tous lmes message que vous lui préter.
Mais présentés tels quels dans l'oeuvre, je persiste, ils sont bel et bien gratuits.
Et donc, à partir de là, on en revient toujours à la même conclusion :
---------->GDC |
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 Je ne dis pas que ce n'est pas injuste, mais je dis que cela soulage.
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RE : Tik-Tok
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16/10/2008 à 12h58
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Je suis totalement en phase avec la chronique de Jim et étonnée par la façon dont Bull a perçu ce roman. Sans crier au chef d’œuvre, j’ai trouvé Tik-Tok bien distrayant et qu’on m’épargne les cris d’orfraie sur mon amoralité patente.
| | | | | | Bull :
AMHA : à réserver aux lecteurs malsains ET mal dans leur peau |
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Merci pour eux.
Amabilité pour amabilité, permets-moi de ranger cette réflexion tout en finesse où il se doit.
A la poubelle donc.
| | | | | | Bull :
Dans Tik-Tok, on tue pour tuer. |
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Oui et Tik-Tok est effectivement devenue une machine à tuer irrécupérable (notons tout de même qu’il y a un moment dans le livre où Tik-Tok ayant retrouvé la robote ;)) Boule de Gomme (dont il avait été séparé) s’interroge et hésite à continuer ses meurtres. Il est prêt à arrêter, à "retrouver la pureté" pour l’amour de Boule de Gomme (l’amour rédempteur, c’est pas beau, ça ?) et puis les évènements en décident autrement.)
Il me semble cependant important de souligner que l’on ne fait pas l’apologie de la violence dans ce livre, on se sert de la violence pour montrer à quel point la société est malade puisqu’elle finit par offrir (qui plus est, en connaissance de cause) à l’auteur de méfaits horribles, la reconnaissance suprême : celle d’être pressenti pour gouverner. C’est de l’humour (cynique certes) et comme tout humour, il peut enchanter…
… ou révulser.
| | | | | | Bull :
Mais Tik-Tok se contente en tout et pour tout de petits sous-entendus pour "justifier" la cruauté du robot : -Une enfance gâchée. -Un amour de jeunesse perdu. |
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Tu minimises singulièrement ce qu’a subi Tik-Tok.
Ne passe pas sous silence le moment où Tik-Tok et Boule de Gomme sont mariés de force par des sales cons ivrognes qui les abreuvent de quolibets en ignorant leur pudeur et leur souhait d’intimité. Elle est extrêmement triste, cette scène. Les hommes s’amusent et sortent la lampe à souder afin que Tik-Tok et Boule de Gomme soient vraiment unis par les liens du mariage. Ce qui est poignant, c’est que Tik-Tok et Boule de Gomme prennent ce mariage très au sérieux. Plus rien ne pourra –croient-ils - les séparer sauf que …
| | | | | | Bull :
Mais là, chaque sujet, amha, est juste effleuré, ce qui donne une impression d'oeuvre baclée avec une succession de meurtres qui du coup apparaissent ... totalement GRATUITS !!! |
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La succession de meurtres comme autant de saynètes (je reprends le terme de Jim) vaut justement par l’impression de gratuité qu’elle donne, c’est même selon moi l’esprit de ce livre. Tik-Tok expérimente sans arrêt cette possibilité de faire le mal et à chaque fois en toute impunité.
D’un côté, tu parles d’un livre pour lecteurs malsains et de l’autre, tu regrettes que chaque sujet/meurtre ne soit qu’effleuré ? Justement, ce livre est selon moi d’autant moins malsain que la description des meurtres est aussi sèche que des lignes de COBOL.
Franchement, si John Sladek avait voulu faire un livre malsain, l’aurait-il écrit ainsi ? Un exemple : le meurtre de la jeune fille aveugle dont tu parles, dure moins de cinq lignes. Tu imagines sans doute aussi bien que moi ce que pourrait être la description réellement malsaine du meurtre d’une jeune fille aveugle. Crois-tu que ça se terminerait, comme c’est le cas ici, par une petite chanson vantant les mérites de la peinture qui permet de raviver un intérieur et de cacher "c’qui n’est pas joli " ?
Il faut tout de même considérer que la violence dans Tik-Tok est un outil littéraire utilisé pour dénoncer le côté obscur de l’Homme : une pilule bien amère que l’humour féroce de John Sladek essaie avec brio de faire avaler.
Franchement, Bull, lis Meddik et on reparle de la violence. Là, je comprendrais que tu évoques un malaise pour l’avoir moi-même ressenti.
| | | | | | Bull :
Moi j'ai lu ce livre le 26/06/2006 à Paris, France. Au cours d'une garde où trois étages en dessous une fille de 24 ans est venu pour "plaie par arme blanche", a été opérée toute la nuit et, finalement, est dans le coma laissant sa fille de 13 mois seule avec ses grands-parents. |
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"On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui " disait Pierre Desproges et sans doute faut-il éviter de parler violence de façon légère avec un médecin que sa profession confronte aux conséquences de la violence réelle. Si tu fais un rejet à ce point viscéral de Tik-Tok, ne crois-tu pas que c’est peut-être ce contexte de lecture qui peut l’expliquer ? Il me semble que dans ce cas précis, ton vécu est trop impliqué pour qu’une discussion calme soit possible. D'ailleurs, tu cries beaucoup dans ta critique.
| | | | | | Bull :
Critiquer Asimov, c'est une chose (des confères se servant de la psychanalyse dans leur arsenal thérapeuthique diraient même que c'est "necessaire"...). Encore faut-il en avoir le talent et la rigueur. |
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C’est le cas mais à la différence de ce que tu as fait dans ta critique - et que je supporte plutôt mal, je le reconnais - moi, je ne porterai pas de jugement intempestif sur toi parce que tu es d'un avis contraire.
Pour conclure, une question me vient à l’esprit. Que ferait un robot, dépourvu des circuits asimov "trois lois" mais possédant un circuit asimov "loi zéro" (*), qui s’apercevrait que l’humanité souffre d’elle-même ?
Il se bloquerait ou troublé, le conflit entraînant une légère surchauffe locale ;)), il privilégierait le fait de ne pas rester passif et de supprimer la cause du mal ?
(*)La loi zéro stipule qu'un robot ne peut porter atteinte à l’humanité ou, par son inaction permettre que l’humanité souffre.
Toutes mes confuses pour la longueur et l’aspect brouillon de cette réponse. A mettre sur le manque de temps, sur l’aspect sans doute épidermique de ma réaction et sur le fait que j'ai faim et qu'il est l'heure d'aller déjeuner. ;))
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 "Mes doigts sont verts et quelquefois ils tombent." (Le troupeau aveugle – John Brunner)
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RE : Tik-Tok
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16/10/2008 à 17h41
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Zomver, je ne comprends sincèrement pas comment on peut prendre du plaisir avec cette lecture.
Oui, j'ai lu Meddik, ce n'est pas le même type de lecture.
Je ne me rappelle dans quelle chronique/critique j'ai lu cela, mais apparament beaucoup trouvent cette lecture "joussive".
Moi pas.
Maintenant les "goûts", les "couleurs" etc...
Je n'essaye de convaincre personne ici, alors que d'habitue j'adore (mais vraiment) esayer de convaincre mes interlocuteurs. Mais dans ce cas précis, le décallage est trop grand.
Donc certains (une majorité ?) de lecteurs se sont amusés en lisant ce livre.
J'ai été écoeuré.
Profession médicale ?
Amour de l'espèce humaine ?
Je ne sais pas.
Juste pas ma came en tout cas.
Edit : j'ai écris les messages ci-dessus, sous le coup de la colère, il y a deux ans... D'où mon avertissment préalable en gros gras et rouge. Ne prends pas au premier degré les éventuelles attaques que tu y as perçu...
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 Je ne dis pas que ce n'est pas injuste, mais je dis que cela soulage.
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dernière édition : 16/10/2008 à 17h43
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