Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Publicités et annonces
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe perdu ?
12 visiteurs actuellement
Les Seigneurs des moissons Keith Roberts
Les Seigneurs des moissons

par Jim
Endymion Dan Simmons
Endymion

par Gui
Le congrès de futurologie Stanislas Lem
Le congrès de futurologie

par morca
Derrière l'écran Richard Matheson
Derrière l'écran

par Olivier
Dagon Howard Phillips Lovecraft
Dagon

par Gui
Recevez les dernières nouvelles de Culture SF en vous abonnant à la lettre d'informations !
  
  Voir les précédentes lettres
Vous souhaitez contacter
l'équipe de Culture SF ?
C'est par ici !
Soyez les premiers informés
des dernières critiques
publiées, en vous abonnant
au flux «RSS critiques».
  Ajouter à Netvibes
  Les forums de Culture SF
Jim

Inscrit le :
17/08/2005
22 critiques
2659 messages
Consulter le profil de Jim
Envoyer un message privé à Jim

Terminus les étoiles

Alfred Bester


Terminus les étoiles
Traduction : Jacques Papy
Illustration : Stéphane Dumont
Titre original : The stars, my destination
Première parution : 1er trimestre 1982

 Pour la présente édition :

Editeur : Denoël
Collection : Présence du futur
ISBN : 2-207-30022-6

   

Gully Foyle est mon nom,
Et Terra ma nation.
L'espace est mon habitation;
Les étoiles, ma destination.

Vengeance!

Gulliver Foyle est un naufragé de l'espace, l'unique occupant d'une épave dérivant dans le vide sidéral, et qui se raccroche à la vie avec la dernière énergie d'un animal blessé.
L'espoir, dit-on, est le dernier à mourir et il est bien près de son terme quand apparaissent les secours, le croiseur Vorga... qui l'ignore ostensiblement.
Dès lors, une idée fixe s'ancre dans l'esprit de Foyle : détruire le Vorga!
Alfred Bester a reconnu sa dette envers Le Comte de Monte Cristo pour l'idée de base de son roman mais, comme souvent chez cet auteur, il s'agit là d'un cadre fort et fiable lui permettant les audaces les plus folles.

Feux d'artifices

L'univers où se démène Gulliver Foyle a été profondément chamboulé par une découverte majeure : le "tranzitt", faculté de l'homme de se téléporter par la seule force de l'esprit. Seules varient les distances franchies d'un "bond" par les différentes personnes.
Criminels et espions n'ayant pas moins de capacités que les autres, ceci augmente la paranoïa d'un monde sur la brèche du fait de la guerre entre Terra et les Satellites extérieurs.
Muni de ce puissant levier, Bester nous ballade d'un astéroïde colonisé par une secte scientiste à une prison logée dans un gouffre du sud de la France et nous fait assister à des intrigues de palais comme à des numéros de cirque.
S'ajoute à ce décor une énigmatique arme fatale, le PyrE, auquel notre héros semble lié malgré lui.

L'éducation de la brute

"Héros" est un terme quelque peu flatteur pour présenter Foyle. Certes, sa condition de victime peut nous le rendre immédiatement sympathique mais c'est bien là la seule chose. Gulliver Foyle est un individu frustre qui jure comme un charretier et a surtout l'habitude d'employer la force brute; et sa monomanie vengeresse n'est pas faite pour lui inculquer finesse et ouverture d'esprit.
Mais, dans ce monde fou, beaucoup de choses peuvent changer, à l'exception notable de la cupidité et de la soif de pouvoir des hommes.
De bête humaine qu'il était, Foyle se rapprochera de la condition de surhomme vanvogtien.
Il faut dire que, sur son chemin, il croisera des femmes : débrouillardes, manipulatrices, pédagogues; elles sont toutes des personnages forts qui compteront pour une bonne part dans son éducation.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Plus débridé que L'homme démoli, mieux tenu que Les clowns de l'éden, Terminus les étoiles est un roman de la démesure où Bester a dit vouloir appliquer le vieux proverbe hollywoodien "commencez par un tremblement de terre et poursuivez jusqu'au paroxysme", ce qui se traduit par des dernières pages hallucinés où des jeux typographiques nous sautent aux yeux sans toutefois jamais être gratuits.

En guise de conclusion, quelques mots de Damon Knight, critique acerbe séduit par la verve besterienne :
"La science de Bester ne tient pas debout, ses personnages n'ont aucune épaisseur; mais ça ne se remarque pas. Il allume une bombe fumigène, grimpe une échelle, saute d'un trapèze, joue trois mesures de "God save the King", avale une épée et plonge dans huit centimètres d'eau. Grand dieu, qu'est-ce que vous voulez de plus?"




Au XXVe siècle, Gulliver Foyle, en perdition dans l'espace, multiplie en vain les signaux de détresse. Enfin sauvé, mais défiguré par les savants, puis « rééduqué » par une jeune femme noire, il décide de se venger. L'odyssée de ce Monte-Cristo du futur, poursuivi par tous les gouvernements en quête de la nouvelle arme absolue, est aussi une satire du monde actuel.

L'auteur
Né en 1913 à New York, Alfred Bester a poursuivi simultanément des études de médecine, d'art et de musique à l'université de Pennsylvanie. Scénariste, producteur à la radio et à la télévision, critique et chroniqueur, il est l'auteur de grands romans dont L'Homme démoli, paru dans Présence du Futur.

Envoyez cette critique à un ami         Imprimez cette critique

Critique enregistrée le 12 octobre 2005 à 21h57     (mise à jour le 09/03/2006 à 21h21)

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

Partagez ou mettez en favori !