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Coup de cœur pour cet auteur et la presque totalité des textes de ce recueil.
Je n’ai pas aimé la première nouvelle, Photomaton, car j’ai trouvé l’intrigue mesquine par rapport au cadre proposé, celui d’une anticipation nourrie d’une belle verve satirique.
Malgré cette déception initiale, j’avais hâte de lire la suite, par ce que j’entrevoyais dans le style de Cousin : un regard vif et une écriture brillante, tout autant espiègle que maîtrisée.
La deuxième nouvelle, Et le satellite te tuera, apparaît d’abord beaucoup plus classique ; mais quel pitch irrésistible ! Du page-turner modèle réduit. ^^
>> "On pense en particulier à du Brown ou du Sheckley".
Ces deux noms viennent à l’esprit, en effet.
Et je me suis dis que cette nouvelle n’aurait pas dépareillé au sommaire de la revue Galaxy.
Le texte suivant, Le principe réducteur, est ébouriffant : si l’on pouvait étirer un des merveilleux contes brefs de Jacques Sternberg à plusieurs dizaines de pages, sans déperdition de saveur, c’est sans doute à cela que ça ressemblerait.
Ensuite vient Une veuve en mai.
>> "petit bijou humaniste et antimilitariste."
Dédiée à son fils, cette nouvelle est magnifique, remarquable dans sa façon d’équilibrer le léger et le grave
Elle se lit avec le sourire aux lèvres et un pincement au cœur.
Puis Une amie pour toujours
Une histoire de mystérieuse bestiole qui commence dans un registre d’humour plaisant (je songeai à William Tenn) avant de prendre un tour diablement plus sérieux.
Confirmation qu’avec Cousin, il faut se méfier de ce que réservent les dernières pages…
Puis encore Daisy mon amour.
>> "Un superbe post-apo intimiste et poétique."
Une petite merveille, belle et poignante.
Enfin, Mange ma mort.
L’image d’une humanité livrée au cannibalisme (qu’il soit l’œuvre de morts-vivants, d’infectés ou de survivants) est aujourd’hui si répandue sur les écrans qu’on pourrait craindre qu’un court récit littéraire souffre par trop de son format et peine à donner ampleur et force nécessaire à la funeste pandémie.
Il n’en est rien dans cette nouvelle où l’écrivain démontre de nouveau sa capacité à adapter son style à son sujet (tout en conservant bien audible sa petite musique personnelle…)
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Conclusion : encore ! ^^
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