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Gui

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10/08/2006
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L’I.A. et son double

Scott Westerfeld


L’I.A. et son double
Traduction : Pierre-Paul Durastanti
Illustration : Jean-Michel Ponzio
Titre original : Evolution’s Darling
Première parution : 1999

 Pour la présente édition :

Editeur : J'ai lu
Collection : Science-fiction
Date de parution : juin 2004
ISBN : 2-290-33201-1

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L'avis des internautes (10 réponses)
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Lisbei

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23/05/2005
2802 messages
RE : L’I.A. et son double 14/10/2010 à 12h46  
Ah tiens, merci pour cette belle chro, qui confirme mon intérêt pour ce roman, et pour l'auteur, dont j'avais bien aimé Succession.

Mais quant à ta remarque
Citation :

la science-fiction reste le plus souvent assez éloignée des choses « empiriques » telles que le sexe et la sensualité en général, et s’il lui arrive de les aborder, c’est le plus souvent avec une certaine pudeur, ou bien à travers la mécanique de l’anecdotique, voire de l’entracte, ou encore à travers des œuvres exceptionnelles telles que Les Amants étrangers (Philip Jose Farmer, 1968) dont par définition on ne peut tirer une généralité – c’est peut-être là, d’ailleurs, que prend racine la réputation de « froideur » du genre et qui le disqualifie auprès d’un grand nombre de lecteurs…
... nous n'avons pas les mêmes valeurs, mon cher ;-D ! Ou pour le moins nous ne lisons pas les mêmes livres. Sans chercher, je peux facilement te citer Delany, Berthelot, Herbert soi-même, Le Guin et bien sûr Vonarburg, pour ne rien dire de Dufour, qui ont écrit des pages sexuées et fort belles, ou bien trash. Et, encore une fois, sans prétendre du tout à l'exhaustivité, et en priant les auteur-e-s que je n'aurais pas cité-e-s de m'excuser !
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Gui

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10/08/2006
2910 messages
RE : L’I.A. et son double 15/10/2010 à 14h23  
Je n'ai pas souvenir d'avoir lu chez ces auteurs des scènes de sexe où le sexe lui-même est un sujet – ou en tous cas où il prend une place telle que sans lui toute l'histoire tombe à plat – mais il est vrai que je n'ai pas tout lu d'eux : tu as des titres à me conseiller ?
Signature de Gui « Fouiller son âme, quoi de plus mortellement ennuyeux. Mais échanger pour de bon des signaux avec Mars, voilà une tâche digne d'un poète lyrique. » - Ossip Mandelstam
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Lisbei

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23/05/2005
2802 messages
RE : L’I.A. et son double 16/10/2010 à 16h51  
Mmmm, je ne suis pas sûre, tes précisions me donnent à penser que peut-être nous ne parlons pas de la même chose => je vais préciser de quoi je parle, et tu jugeras, sachant que je ne cite ici que des histoires dans lesquelles, sans la relation sexuelle en cause, "l'histoire tombe à plat".

Dans le cycle de Dune, et notamment, me semble-t'il, dans Les Hérétiques de Dune, je pensais aux relations entre Duncan et Murbella (et tout le rapport des Honorées Matriarches au sexe, qu'elles utilisent comme un outil, voire une arme).

Dans La Lune noire d'Orion, de Berthelot, les relations (homo)sexuelles fécondent des arbres essentiels pour l'écologie des planètes.

En ce qui concerne Delany, je peux penser à Vice versa, bien sûr, mais même dans Les contes de Neveryon (que j'ai chroniqué pour CSF) les persos utilisent le sexe pas seulement pour le plaisir.

Pour Le Guin... c'est plus compliqué... Il est sûr que dans La main gauche de la nuit ce n'est pas le sexe qui sous-tend l'histoire, mais la sexuation, ce qui est différent. Pitêt voir dans le recueil L'anniversaire du monde, où il y a une nouvelle sur des modes de mariage compliqués où on ne peut pas avoir de relations avec n'importe qui...

Et quant à Vonarburg, elle décrit un mode très... créatif/créateur de l'utilisation du sexe surtout dans sa pentalogie Reine de Mémoire, mode qui est totalement incompris par un homme "de base".
dernière édition : 16/10/2010 à 16h57   Consulter le profil de Lisbei  Envoyer un message privé à Lisbei  
BouquetdeNerfs

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15/09/2007
2115 messages
RE : L’I.A. et son double 16/10/2010 à 17h38  
La question de la sexualité des Piggies a aussi beaucoup d'importance dans La voix des morts de OSC.

Et, tu as cité Farmer pour les Amants Etrangers, il y a aussi son dyptique Comme une bête et Gare à la bête.



Ya plus qu'à trouver des lecteurs. :-)
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Gui

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10/08/2006
2910 messages
RE : L’I.A. et son double 17/10/2010 à 15h45  
OK, merci pour les références ;]
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LeGaidol

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12/05/2005
3237 messages
RE : L’I.A. et son double 01/11/2010 à 17h46  

Citation :

Au-delà de la description de cette relation contre-nature, et donc sulfureuse, le récit se base sur une narration fluide et articulée autour du sujet toujours épineux de l’Art qui, hélas, ne se voit pas abordé d’une manière réellement novatrice ; tout au plus reste-t-il dans l’ombre, ce qui est dommage car ça l’empêche de devenir un thème : il y avait pourtant de quoi faire avec un tel protagoniste principal… Les connaisseurs apprécieront les quelques clins d’œil au Cycle de la Culture de Iain M. Banks même s’ils traduisent moins un hommage qu’un certain manque de recul de Westerfeld quant à ses inspirations – ce qui est tout à fait pardonnable pour un troisième roman…


Je reviens tardivement sur cette excellente chronique, en particulier sur le passage ci-dessus.
Je me demande - simple supposition de ma part - si l'art n'est pas un des moyens d'évoluer, à l'instar du sexe, envisagés par Westerfeld.
Je m'explique, je pense que Chéri recherche dans l'art et le sexe, un écho de l'amour et de la souffrance humaine qui lui fait défaut.
La question est posée...
dernière édition : 01/11/2010 à 17h48   Consulter le profil de LeGaidol  Envoyer un message privé à LeGaidol  
Gui

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10/08/2006
2910 messages
RE : L’I.A. et son double 01/11/2010 à 18h20  
Et c'est une bonne question :]

J'aurais plutôt tendance à penser que Chéri recherche dans l'Art ce qui est un des aspects du sexe : la communication, pour le moins subliminale, par les sens au lieu de l'esprit – qui, lui, utilise plus volontiers les mots et les symboles, voire l'abstraction...

Bien sûr, il y a l'Art Abstrait, mais c'est un changement de la forme et non du fond, de sorte qu'on l'approche toujours par son aspect émotionnel – principal moteur du sexe – puisque le but de l'Art est de provoquer une émotion chez le spectateur.

En fait, Chéri est devenu intelligent mais il a en quelque sorte "renoncé" à cette intelligence pour embrasser toutes les émotions et rien que les émotions, ce qui enrichit le personnage d'une manière assez subliminale : il n'a vraisemblablement pas trouvé dans cette intelligence ce dont il avait réellement besoin en fin de compte – ça induit une certaine mise en abîme du postulat de départ : cette intelligence qui permet aux machines de devenir des individus libres n'est pas la solution à leur problème mais plutôt le début d'une nouvelle quête...

Ceci étant dit, une telle mise en abîme n'est pas très surprenante de la part d'un auteur qui est aussi graphiste – comme moi – puisque ces gens sont volontiers iconoclastes ; je me demande d'ailleurs si Westerfeld ne fait pas ici un pied de nez à la "tradition" scientifique, c'est-à-dire froide et technique, de la SF finalement.

À moins qu'il faille y voir une tentative d'explorer l'aspect émotionnel du processus d'écriture ou du moins d'un certain processus d'écriture : d'abord l'auteur trouve l'idée qui l'inspire, c'est l'émotion de départ, celle qui le pousse à écrire ; après seulement il cherche les arguments qui la justifie, c'est la raison finale, mais qui s'avère une forme d'illusion – comme une œuvre d'art, justement – puisqu'elle n'arrive qu'après coup. L'émotion se trouve toujours au début, le reste n'est que justification a posteriori.
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LeGaidol

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RE : L’I.A. et son double 01/11/2010 à 18h48  
Hum... ok.
Toutefois, pour nuancer, ne conviendrait-il pas de distinguer intelligence et conscience (âme) ?
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Gui

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10/08/2006
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RE : L’I.A. et son double 02/11/2010 à 15h51  
Si par conscience/âme, tu veux dire "émotivité" – dans le sens où les sentiments et les passions s'opposent à la raison et à la réflexion –, oui, je pense qu'on peut faire cette distinction...
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LeGaidol

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12/05/2005
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RE : L’I.A. et son double 02/11/2010 à 18h37  
Ok !

Boujou chez toi.
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