C'est un grand plaisir de lecture que m'a offert ce court roman.
J'ai trouvé que beaucoup des qualités de l'auteur s'y exprimaient fortement :
- un humanisme sans complaisance, une façon de présenter des personnages faillibles dont le sort nous importe rapidement et qui ne sont, au fond, jamais totalement sympathiques ;
- un art des dialogues justes et vivants
(ici, le fait d'avoir lui-même traîné dans ces bars, un guitare à la main, a dû aider...) ;
- un grand attachement à la texture de l'univers du récit, une relation forte entre le décor et les psychismes et émotions des protagonistes.
S'y ajoutent, dans cette histoire en particulier :
- un exposition du cadre et de ses acteurs remarquable de concision et d'expressivité
(
John Clute : "
The first half of Louisiana Breakdown could have been the first chapter of a Great American Novel, of a tale of the recovery of the Matter of a continent.") ;
- des scènes hallucinatoires habilement introduites ;
- un final orageux en diable où se mèle explications et égarements.
Et même si, une fois n'est pas coutume, je n'aurais pas été contre un ou deux chapitres de plus dans le corps du roman, je comprends volontiers qu'en citation de 4ème de couverture (de l'édition de poche),
Xavier Mauméjean puisse parler de "
bijou de construction".
Quant à la langue shepardienne :
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| | Olivier :
Shepard, dont l’écriture est l’improbable équilibre entre impressionnisme et expressionnisme. |
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| | Lisbei :
un style à la fois lyrique et précis qui lui est propre |
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Quelque chose comme ça, oui.