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Quelques impressions pour compléter la critique et ses commentaires :
Ce roman fait partie de ceux que l’on n’a pas besoin de lire pour les connaitre, tant leur adaptation ciné est connue.
Et pourtant…
Pourtant le film est finalement assez différent du livre.
Pas autant que Soleil vert, qui reste l’un des romans les plus méconnus de la sf.
Chez Wyndham, les enfants arrivent assez tard.
Le roman s’ouvre dans une campagne simakienne, un petit bourg où il ne se passe rien ou si peu depuis si longtemps.
Puis arrive un mystérieux évènement : une substance inconnue semble endormir toute personne qui y est confrontée.
Les autorités vont donc mener l’enquête, de façon très rationnelle. Il va être question de survoler le village avec un hélicoptère, sous lequel pend une cage avec des animaux. Le but est savoir jusqu’à quelle hauteur s’étend la mystérieuse substance.
La science est également de la partie, mais les ondes radios et autres semblent incapables de saisir la chose.
C’est là l’un des aspects majeurs du roman.
Une campagne paisible, bouleversée par un évènement mystérieux. Une science confrontée à ses limites, mais qui reste la seule voie d’investigation et de compréhension possible.
Les enfants, devenus les Enfants (avec une majuscule) apparaissent assez tardivement, et correspondent aux images laissées par le film (yeux dorés, etc.).
A ceci près que les humains interagissent finalement peu avec eux. Or, le roman est vraiment centré sur les humains. Ces derniers apparaissent donc comme un révélateur des comportements humains.
Les Enfants se montrent d’ailleurs impitoyables avec quiconque leur veut du mal.
La fin est connue, mais reste légèrement différente du film, à cause de la faible interaction entre humains et Enfants.
Au final, Wyndham signe là un classique qui gagne à être (enfin) lu, en ayant en tête l’époque et le contexte où il a été écrit, notamment pour sa vision assez nataliste de la femme. Wyndham s'y montre toutefois assez en avance sur son époque.
La fin du roman, pour reprendre la critique de Stegg, est assez abrupte, et laisse le lecteur face à de nombreuses inconnues, un peu comme Bob dans son (dernier ?) grand roman, [urlhttp://www.culture-sf.com/Le-grand-silence-Robert-Silverberg-cf-290]Le grand silence[/url], qui se révèle finalement wyndhamien en diable.
Il est fort dommage que le titre original n'ait pas été repris, mais bon, c'est juste histoire de chipoter...
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