Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Annonces (une dédicace ? vous venez de publier un livre ?)
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe oublié ?
9 visiteurs actuellement
  Les forums de Culture SF
lacroute

Inscrit le :
13/03/2005
10 critiques
5917 messages
Consulter le profil de lacroute
Envoyer un message privé à lacroute

Le temps du twist

Joël Houssin


Le temps du twist
Illustration : Sato Yamamoto
Première parution : 1990

 Pour la présente édition :

Editeur : Denoël
Collection : Présence du futur
ISBN : 2.207.30512.0

La critique du livre
Lire l'avis des internautes (1 réponses)

1990 en Présence du Futur sous le numéro 512.
La rencontre de deux ghettos: celui de la SF accouplé à celui du hard rock. Prospective, uchronie, cyberpunk et voyages dans le temps au menu du premier. Led Zeppelin à celui du second. YesYesYesYesYes car le Dirigeable de Plomb est ,AMHA, l'exemple type du miracle rock.

1_Prospective: une Terre, la notre, ravagée par un rétrovirus (du doux nom de Zapf).
Seul remède connu: la bitûre permanente, du matin au soir et du soir au matin avec pauses-réveil intégrées. Le pastis pur entre deux rêves, un vrai bonheur, non..?
"Dans la famille Hofa, comme dans tous les foyers respectables, on buvait comme on prend des médicaments. Discrètement. En respectant la posologie"
Ne pas s'exploser l'alcoolémie conduit à l'état de zombies (ZZ dans le corps du texte), hypoglycémiques et boustifailleurs permanents de viandasses avariées. Autre réjouissance programmée: les accouplements ZZ/humains normaux produisent des loups-garous hurleurs à la pleine lune. Si on y ajoute une tribu d'ados en prérupture parentale, aux pseudos décapants: 42-Crew, Trafic, Mirabelle et Something More; un andro du nom de OFF et son chat-walkman Tomcat; on peut entre-apercevoir graphiquement les personnages de Druillet dans "La Nuit". Et une Anthonin de héros qui cherche et le suicide et à perdre sa virginité.
Bref, tout celà parait hétéroclite (Et encore, attendez la suite..!); cà l'est, mais avec une bonne dose de ciment la plausibilité apparait et donne au premier tiers du roman des passages hallucinés de repas familial à haute teneur alcoolique qui valent le détour.

2_Uchronie:

Houssin

aime le Zep. Celà se sent quand il l'évoque. Sur le sujet il a les mots qui brillent, et je le comprend et en redemande. Et là, pour se faire mal il imagine qu'il n'a JAMAIS EXISTE.
Tout de Go..! Si si..! Rien de moins..! Upercut maousse-costaud dans ma culture rock. Sans le Zep ma passion n'est rien sinon une outre vide.

Houssin

ose et montre le désert musical. Oh, il nous fait rencontrer quand même un Page (Jimmy) qui se contrefout d'une grattte (d'autant plus si électrique), se complait dans la calme peinture (l'auteur décrit une toile représentant un vieuxvieuxtrèsvieux se coltinant des fagots sur les endosses), attache néanmoins quelque intérèt au coté sombre via Crowley .
Led Zep est mort, rendez nous le..!
Celà sera le sujet des voyages dans le temps.

3_Voyages dans le temps. Le vecteur de transfert est une Buick Electra made in 50's dont l'auto-radio diffuse les bootlegs (lire les disques-pirates en enregistrements souvent amateurs de concerts rock) en live intégrals.
Si vous demandez, par exemple, le Long Beach Arena du 27 juin 1972 (J'ai piqué la date sur la pochette du magnifique "How The West Was Won"), vous voilà dans la queue devant la salle de spectacle, quelques minutes avant le show.
Enfin quoi le rêve du Zeppelinoman, Bongu..!

4_Le cyberpunk:

Houssin

soigne le paradoxe temporel au cyberpunk.
Et là çà se gâte. On ne rit plus. J'hermétise.
Le language informatique, les machins ram, rom, DD, virus gluant, bombe virtuelle et j'en passe m'embarrasent le neurone dans le brouillard. Cà dure longtemps, mais j'aurais bien ri à ne rien comprendre.


Bref, si vous ne connaissez pas les dates et lieux de passage du Zep à la surface du globe au crépuscule des 60's, durant les 70's et un petit bout des 80's. Si vous n'aimez pas le cyberpunk. Si vous n'avez rien compris à cette chronique, ce n'est pas grave. A défaut de vous convaincre d'écouter vroooooooombir le dirigeable et de vous plonger dans ce

Houssin

, j'aurais bien ri à l'écrire.

Parce que bibi y va s'écouter à l'arrache-tympans stéréophonique une nouvelle fois le 4, "Black Dog" et "Rock'n'roll' billes en tête, en regardant la couverture fort réussie du "Temps du twist" et rêver que cette buick est en bas dans le garage et m'attend. Allez, je vous enverrai des photos dédicacées par John Bonham..!




L'alcoolisme comme rempart contre le virus qui menace de faire de vous un zombi, ce n'est gai qu'un temps. Pour le jour de ses seize ans, Antonin Hofa a prévu deux choses : goûter — enfin ! — aux joies du sexe et se suicider. Les amis du club des taudis humains y vont de leurs cadeaux, mais c'est d'un loup-garou fan de Led Zeppelin qu'Antonin reçoit le plus imprévisible : une buick Electra qui entraîne toute la bande dans le Londres des années 70. Du moins en apparence. Car dans ce Londres les hippies sont des fous sanguinaires, une Nouvelle Eglise répand son poison et, comble d'horreur, le Led Zeppelin ne semble pas promis à la formidable épopée qui fut la sienne ! Les plans de survie, le club ne connaît que ça. Mais comment "twister" le temps pour rendre les "seventies" à leurs grands mythes ? That is the question...





Vous aimez ce livre ou cette critique ? Faites-en part à vos amis !   
  



Lire l'avis des internautes (1 réponses)

Peut-être aimerez-vous aussi ces livres du même auteur ?
Blue   

Blue

    

Joël Houssin



Cette critique est signée Cyril
2 réponses y ont été apportées. Dernier message le 27/06/2006 à 14h53 par Franz

Science-fiction

, fantastique, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2014 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 08 juin 2014

nos autres sites : APIE People : rencontres surdoués - Traces d'Histoire