Forum SF
  Critiques
  Critiques BD
  A propos du site
  L'Atelier
  Remue-méninges
    Le bistrot
    Publicités et annonces
Pseudo :
Passe :
  Pas encore enregistré ?
  Mot de passe perdu ?
23 visiteurs actuellement
Les Seigneurs des moissons Keith Roberts
Les Seigneurs des moissons

par Jim
Endymion Dan Simmons
Endymion

par Gui
Le congrès de futurologie Stanislas Lem
Le congrès de futurologie

par morca
Derrière l'écran Richard Matheson
Derrière l'écran

par Olivier
Dagon Howard Phillips Lovecraft
Dagon

par Gui
Recevez les dernières nouvelles de Culture SF en vous abonnant à la lettre d'informations !
  
  Voir les précédentes lettres
Vous souhaitez contacter
l'équipe de Culture SF ?
C'est par ici !
Soyez les premiers informés
des dernières critiques
publiées, en vous abonnant
au flux «RSS critiques».
  Ajouter à Netvibes
  Les forums de Culture SF
Jim

Inscrit le :
17/08/2005
22 critiques
2659 messages
Consulter le profil de Jim
Envoyer un message privé à Jim

Le pavé de l'enfer

Damon Knight


Le pavé de l'enfer
Traduction : Pierre Versins
Illustration : Wojtek Siudmak
Titre original : Hell's pavement, 1955
Première parution : mars 1982

 Pour la présente édition :

Editeur : Pocket
Collection : SF
ISBN : 2-266-1124-3

   

Damon Knight est absent des collections de sf récentes en France. Ce qui être vu comme une injustice au regard de sa place centrale dans la science-fiction américaine. Critique de renom, éditeur de la revue Orbit, anthologiste (on lui doit notamment 13 french sf stories), ces activités périphériques font quelque peu ombrage à sa production fictionnelle, où dominent les nouvelles, petits joyaux d'humour grinçant.

Le pavé de l'enfer est son premier roman et compte, dit-on, parmi ses meilleurs.
On y découvre un monde, dans un futur proche, où l'un des plus grands rêves de l'homme de paix semble réalisé : l'abolition des actes violents ou illégaux et , par voie de conséquence, des guerres et de la délinquance. Une fois soumis à un traitement neurologique révolutionnaire, nul ne peut ébaucher la moindre mauvaise action sans voir apparître devant ses yeux son Analogue, représentation fantasmatique mais plus vraie que nature de l'être le plus à même de le stopper d'un seul regard (mère courroucée, séraphin vengeur..). Ainsi chacun vit-il avec une épée de Damoclès dardée vers son esprit, ce qu'illustre magnifiquement la couverture de Siudmak.
Evidemment, un tel procédé, intrinsèquement liberticide, offre une voie royale au cauchemar dystopique.

Dans le premier chapitre, le lecteur est en terrain connu : la théorie est exposée, les principaux tenants et aboutissants discutés.
La suite est plus mouvementée et d'un abord moins aisé. On suit un jeune héros, Candide oppressé par une société consumériste, qui découvre peu à peu l'existence d'une Résistance. Cependant, celle-ci est si obscure et ses méthodes si ambigües qu'il est difficile de sympathiser avec elle. L'intrigue y perd en manichéisme mais, à mesure qu'abondent les motifs qui nous donnent une vision kaléidoscopique de ct univers, elle y perd également en clarté.
A ce stade, le roman ressemble à un récit d'espionnage échevelé; et il est parfois compliqué de ne pas y disperser son intérêt. Heureusement, les fins de chapitres, toujours percutantes, sont d'une bonne aide. Et la conclusion, en forme de boucle, est réussie.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Au final, si toutes les promesses du départ ne me semblent pas tenues et si l'intrigue aurait gagnée à être épurée, ce court roman reste une dystopie originale qui devrait plaire aux amateurs de curiosités.




Comment bloquer les pulsions dangereuses de certains individus ?
Le procédé du docteur Kusko était simple : faire surgir, sous forme d'hallucinations, devant le « malade » s'apprêtant à commettre un acte répréhensible ou périlleux, la personne (sa mère, son père, un policier...) la mieux à même de le retenir par sa seule « présence ». Et, donc, plus de vol, plus de crime, la guerre disparaît, etc.
Quoi de mal dans tout cela ? Simplement que l'Enfer est pavé de bonnes intentions et que Damon Knight est passé maître dans l'art de voir ce qui, en utopie, mêne droit à la dystopie... Et si vous saviez ce qui, du traitement de Kusko, va sortir, vous frémiriez.


Né en 1922 aux Etats-Unis, Damon Knight s'est fait d'abord connaître comme critique et anthologiste de science-fiction. Le recueil de ses principaux articles, publié en 1956 sous le titre In search of Wonder est l'une des premières grandes études théoriques sur la science-fiction moderne. Depuis 1966, son activité d'anthologiste est surtout marquée par la publication régulière de la série Orbit. Il est l'auteur de très nombreuses nouvelles, mais n'a écrit en revanche que très peu de romans. On découvrira avec d'autant plus d'intérêt la richesse et l'originalité de son inspiration dans le Pavé de l'enfer.

Envoyez cette critique à un ami         Imprimez cette critique

Critique enregistrée le 22 août 2006 à 17h59     (mise à jour le 08/09/2006 à 16h46)

Science-fiction

,

fantastique

, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire

© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

Partagez ou mettez en favori !