|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
12/05/2005
| |
|
|
|
|
23
critiques | |
|
|
|
|
2244
messages | |
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
| | |
|
|
 |
|
|
|
Traduction : Pierre-Paul Durastanti Illustration : Benjamin Carré Titre original : The Knight Première parution : 2005
Pour la présente édition :
Editeur : Calmann-Lévy ISBN : 2-7021-3620-6
|
|
|
|
|
| | |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
11/10/2005
| |
|
|
|
|
224
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
|
RE : Le chevalier, Le chevalier-Mage, T I
|
11/09/2006 à 08h16
|
|
|
| |
|
|
| |
|
Dès mon plus jeune âge j'ai lu des légendes arthuriennes.
La notion d'honneur, de courage, d'amour courtois, de blanche dame virginale, de quête du Graal tout cela me confortait dans ma vision idéale du monde.
Pauvre naïf que j'étais.
Plus tard la (re)lecture de Chrétiens de Troyes, du chevalier de la charrette en passant par les mésaventures d'Yvain, de Perceval et du pur Galaad ou encore de quelques romans de Steinbeck ( Bin oui bande d'ignares, il n'a pas écrit que les raisins de la colère, à l'est d'Eden ou des souris et des hommes. D'ailleurs pendant que je suis dans les parenthèses LISEZ STEINBECK ) m'a quelque peu titillé les axones sur l'inhumanité chevaleresque . Regardez le ce superbe Lancelot trucidant de son lac ou de son pont je ne sais plus trop le moindre couillu qu'il croise.
Stikipass trépass.
Crévindiou c'est d'la pensée Trollienne ou je ne m'y connais pas (d'ailleurs avouons le humblement je ne m'y connais guère préférant de tout temps communiquer par l'ansible que par les runes).
Enfin bref le preux chevalier que voilà qui jure fidélité à son roi mais qui "honore" la belle Guenièvre dès qu'Arthur a le dos tourné ça m'a toujours laissé songeur. Gageons que Lancelot la connaisse (au sens biblique du terme) de façon courtoise: la lumière éteinte, sans gymnastique rythmique et sportive non conventionnée par l'église catholique et surtout sans les doigts ou autres subtils suppléments qui traînent...
Depuis que j'ai perdu mes douces illusions (parce que je les ai perdues voyez-vous), j'ai une petite idée sur ce qui ne passera dans la tente de "La dame à la licorne". A votre bon plaisir madame.
Tout cela pour vous dire que nul n'est dupe. Le preux chevalier inventera la ceinture de chasteté pour mieux buter l'étranger puis tringler l'étrangère et la ceinturée du bassin inventera le passe-partout tout autant passionnée que son mari par la diversité génétique.
Découvrir ainsi "Le chevalier" dans la lignée des quêtes de la respectabilité et du renom traitées par ce besogneux de la construction littéraire qu'est Wolfe moi, j'attendais ça l'oeil aiguisé.
C'est que Wolfe je venais de le lire 12 bouquins plus tôt.
"La cinquième tête de Cerbère".
J'avais ressenti alors cette même sensation que lorsque j'avais lu les Seigneurs de l'Instrumentalité de Smith ; un vrai sentiment contradictoire. Celui d'avoir découvert à n'en pas douter une des oeuvres majeures de la littérature de l'imaginaire tout en n'y adhérant pas complètement. Ainsi cette construction en trous et en points de suspension au travers des trois textes qui forment la cinquième tête de cerbère m'avait fascinée et ce malgré le profond ennui du texte médian pourtant indispensable.
Quelle saloperie de talent il a le Wolfe.
Ce titre là oui, je suis d'accord, révolutionne ou du moins donne un coup de pied dans la taupinière de la fantasy. "Le chevalier" j'en suis moins sûr...
C'est que le chevalier est une quête. Oh, il n'est pas question ici d'aller chercher une étoile tombée du ciel, un quelconque anneau, une princesse emprisonnée par un vilain pas beau ou encore une épée magique (quoique) mais c'est bien une quête.
La quête d'un gamin au corps trop grand pour lui qui veut devenir chevalier. Chevalier, il l'est peut être par l'adoubement mais il le deviendra surtout par ses actes, son "honneur" en bandoulière.
Malheureusement, comme dans le plus nul des "Lancedragon" notre héros une caricature vivante : vachement fort et bigrement sympa. Il part seul, sans argent et, petit à petit, il coopte une joyeuse troupe qui l'accompagne. Il s'agira d'un ramassis d'éclopés, d'animaux parlants et de sylphides au corps chaud (pour couronner le tout il plait pas mal aussi aux gonzesses de tous les plans notre héros).
Je crains que Wolfe n'ait pas dû sucer que de la glace pour trouver un scénario digne de "The Eyes of the Beholder III". Ce n'est pas possible ! Si subtilité il y a elle se trouve dans le discours, dans la rhétorique informative. Que de simagrées pour dire tout en ne disant pas ! Le dernier tiers du roman est à ce niveau particulièrement démonstratif.
Quant au monde dans lequel évoluent les personnages il n'a absolument rien de révolutionnaire par rapport à ce à quoi on pourrait s'attendre dans un roman de fantasy classique. L'aventure, les déambulations du chevalier sont elles aussi bien quelconques : on se bat à l'épée à la masse ou à l'arc contre des adversaires variées.
Rien de fondamentalement novateur depuis Conan ou Elric (ce dernier étant nettement plus intéressant que Able du Grand Coeur).
Franchement si on s'intéresse à la diversité des univers qu'offre la fantasy (je ne parle pas ici de qualité littéraire) il est préférable de se plonger dans le cycle « des portes de la mort »de WEIS/HICKMAN (7 romans).
Il n'en demeure pas moins que sans avoir la poésie ou le phrasé subtil presque bavard d'un China Mieville Le chevalier est bien écrit.
Il est surtout intelligemment construit et c'est déjà beaucoup. C'est même pour moi à peu près tout.
Je conçois tout à fait que des lecteurs qui n'ont jamais ou peu lu de légendes arthuriennes y trouvent un intérêt supplémentaire. Cela n'a juste pas été mon cas.
Un bon roman dépaysant au bestiaire riche je n'en disconviens pas mais, à l'exception de sa construction, sans atout majeur. Qualitativement il demeure d'ailleurs à trois coudées derrière La cinquième tête de Cerbère du même auteur.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|  | | | |
|
| Inscrit le : | |
|
|
23/05/2005
| |
|
|
|
|
2563
messages | |
|
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
 |
|
|
RE : Le chevalier, Le chevalier-Mage, T I
|
14/09/2006 à 15h19
|
|
|
| |
|
|
| |
|
Gnéé ? "Stratification verticale" ? Si tu pouvais développer ta pensée, Le Gaidol, j'apprécierais. Pour l'instant, mon avis rejoint tout-à-fait celui d'ARNm, mais j'attends de lire le 2ème tome. Cela dit, moi, les quêtes, c'est pas ma tasse de thé, de toute façon...
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Science-fiction, fantastique, fantasy : Culture SF, toutes les littératures de l'imaginaire
© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009
|
|
|
|
|