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morca

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27/04/2004
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Le banni de Gor

John Norman


Le banni de Gor
Traduction : Arlette Rosenblum, Opta
Titre original : The Gor Outlaw
Première parution : 1967

 Pour la présente édition :

Editeur : OPTA
ISBN : 0-223-4785

La critique du livre
Lire l'avis des internautes (16 réponses)

Oui, j'ai lu Gor.
J'ai enfin pu plonger dans cet univers dramatique où (quelques notes critiques sur

Norman

m'en avait averti) les hommes règnent en maîtres sur des troupeaux de femelles vagissantes, dressées au fouet (et elles aimeraient ça, les s*****s !!!), au pal même, pourquoi pas ?

Ouais, bon...
Alors, me dira-t-on, pourquoi avoir lu Gor ?
J'aurais pu espérer que, et comme le signale un préambule à la première page de l'ouvrage, "l'auteur lâche la bride à son imagination et à ses fantasmes". Peut-être un gars qui se lâche, oui, à fond, et qui fait tout sortir, même le pire... Dans le cadre de la fantasy, j'aurais volontiers applaudi... J'aurais même pardonné une écriture amateur (après tout, l'art brut...)

Mais non, rien de tout ça. Et il s'agissait plutôt d'art brute...
J'y ai cru quelques pages, et puis, dès que les choses ont commencé ça a vite tourné en eau de boudin...

D'un côté,

Norman

dresse un monde typiquement barbare. Pour cela, il pioche, comme il se doit, dans les sociétés exotiques, à la manière des orientalistes du XIX : l'antiquité, quelques sociétés "non-occidentales", sans doute quelques oripeaux de mythes nordiques, et, bien sûr, car apparemment on y trouve même des références claires, au point qu'il peut s'agir là d'un quasi-hommage : Burroughs et, plus précisément, John Carter de Mars.

Ainsi l'auteur, paraît-il,
Citation :

lâche la bride à son imagination
:
Et bien l'imagination, cette "sotte sardine", n'est pas la première qualité du bonhomme. En fait, on retrouve quasiment tous les poncifs du genre fantasy type gros bras. Les gars costauds, les filles bien foutues (qui ont le bon goût d'être soumises), la structure sociale bizarre (c'est à dire : de caste, puisque l'imagination fait défaut), le tout parsemé de monstres créés (mais là, c'est récurrent) de l'appariement de bestioles bien terrestres (genre le lézard poilu, etc...), j'ajoute la langue étrange et gutturale, et j'arrête là...

L'auteur lâche la bride
Citation :

à ses fantasmes

Bon, là, on arrive sur les fantasmes de soumission féminine et de fond sado-masochiste, fortement décriés.
On ne peut pas dire que

Norman

lâche vraiment la bride. Certes, ce trait Goréen est très appuyé : longues notes sur la société, port de la burqa (pardon, du Costume de Dissimulation) s'opposant à la camisk (vêtement minimaliste) de la femme esclave-créature-érotique, scènes diverses (le marquage au fer rouge du bétail féminin est sans doute le moment le plus évident).
Pourtant,

Norman

se tempère : le héros sans cesse glisse des réflexions critiques ou ennuyées, il agit également et, justement, interrompera ce sus-cité marquage au fer...

Norman

, paraît-il, ne se contient plus dans les tomes suivants. Et j'oserais dire, tant mieux, faut assumer bon sang... !
Malgré un fond sado-masochiste, tout ceci n'est pas de la plus grande originalité, et le cas

Norman

reste, ama, dans le cadre de fantasmes un peu clichés, dont l'expression littéraire ne provoque pas d'impression hallucinante. Bref, c'est assez plat, tout ça.

Norman

n'est pas Sade. Il semble plutôt être l'émergence littéraire de ce qu'on pourrait imaginer être le fond croupissant des fantasmagories d'un cerveau peu éduqué.

On notera que ces ouvrages ont eu cependant un certain retentissement, jusqu'à provoquer l'apparition de mouvements Goréens, (voir annonce d'Olivier : ici),
dont les membres - tiens en voilà :

tentent de s'organiser à la façon de Gor :

Citation :

My Master has 3 slaves.
The collaring ceremony is very specific. I wear a permanent kef mark upon my left thigh. I own a camisk. I know and can perform on command all Gorean slave postures. My Master owns me… and so on The list is very long and would be difficult to collapse into a single article.


Le préambule signalait que

Norman

dresse "une immense fresque d'un monde à la fois sauvage et raffiné". Allez, je voudrais pas être méchant, ils ont l'air d'être sympas, mais je laisse aux plus fidèles amateurs de l'oeuvre le droit d'en camper tout le raffinement.




Tarl Cabot, professeur d'histoire dans un collège du New Hampshire, se trouve à nouveau transporté sur GOR, l'anti-terre, un monde sauvage et attachant. Il se réjouit de ce retour, car il compte retrouver en même temps que son rang de fier guerrier, la femme qu'il aime. Mais le temps n'est plus où il pouvait se targuer de sa valeur : son nom, le nom de sa ville et les noms de ceux qui lui sont chers ont été frappés d'interdit. Tarl Cabot est devenu un hors-la-loi.
Mais pourquoi les prêtres rois l'ont-ils fait revenir sur Gor ? Que trament leurs esprits tortueux ? Tarl Cabot n'est pas au bout de ses peines.


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