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Traduction : Michel Demuth Illustration : Stephan Martiniere Titre original : Marrow Première parution : 2000
Pour la présente édition :
Editeur : Bragelonne ISBN : 2-915549-68-0
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L'avis des internautes (10 réponses)
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RE : Le Grand Vaisseau
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21/06/2006 à 16h10
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Meme punition pour moi.
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Dans un lointain futur, les humains découvrent, aux abords de la voie lactée, un vaisseau abandonné de la taille de Jupiter. Aussitôt, ils en revendiquent la prise et le défendent face aux aliens qui tentent de leur reprendre. D’après sa trajectoire, certains estiment que ce grand vaisseau est âgé de plusieurs milliards d’années, peut être même aussi vieux que l’univers…
BLAM !
Les nouveaux propriétaires remettent le grand vaisseau en service et décident d’en faire le plus grand navire de croisière de la galaxie. Toutes les races peuplant la galaxie sont les bienvenus, du moment qu’ils ont de quoi s’offrir le voyage. Au moment du récit, soit 50,000 ans plus tard, 200 milliards de passagers et membres d’équipage arpentent les coursives et les grands espaces du vaisseau.
BLAM !
Viens la découverte qui bouleversera la vie à bord. Marrow, une planète de la taille de Mars se trouve au cœur même du grand vaisseau. Une équipe des meilleurs capitaines est immédiatement dépêché sur place. Malheureusement pour eux un terrible accident les clouera sur cette boule de fer pour plusieurs millénaires.
BLAM !
Les humains sont heureusement devenus quasiment immortels grâce à toute une série de gènes modifiés. La perspective de remettre un jour les pieds dans les coursives du grand vaisseau n’est donc qu’une question de temps.
BLAM ! Tel est le bruit du livre qui, à nouveau, part à la rencontre du sol. Bizarre que les lois de l’attraction terrestre ne s’appliquent pas de façon égale à tout ce qui nous entoure.
Pénible, voilà comment résumer la lecture de ce livre. Et pourtant après avoir lu Le voile de l’espace, Béantes portes du ciel et La voie terrestre rien ne laissait penser que Le grand vaisseau serait si laborieux. Mais ici, rien ne fonctionne. L’histoire se résume à une simple lutte de pouvoir, le style est quelconque et les personnages sont inexistants. Et que dire de l’immortalité des humains, comment croire qu’ils soient dociles au point de faire le même boulot pendant des milliers d’années sans broncher. Jugez par vous même :
« Elle décrivit quelques milliers d'années en onze phrases.
- Je suis née dans le vaisseau. Ma maison d'enfance était à Près-de-La-mer.
La Maîtresse avait besoin de capitaines et je suis devenue capitaine. J'ai fait tous les boulots réservés aux capitaines, plus quelques autres. Depuis cinquante mille ans, je suis chargée d'accueillir et de surveiller nos hôtes aliens. à en croire mes notes et mes points d'évaluation, je suis très bonne dans ma spécialité. Je n'ai pas d'enfant. Je me plais dans mon appartement avec mes animaux de compagnie. Tout bien considéré, je me sens aussi à l'aise en compagnie des autres capitaines. Je ne peux m'imaginer vivant ailleurs que dans ce vaisseau mystérieux, merveilleux. Comment quiconque, dans toute la Création, pourrait profiter d'une telle diversité chaque jour de sa vie? » p 67.
Non, vraiment, j’ai beau chercher je ne trouve rien qui pourrait sauver ce livre.
Et si un jour, The Well of Stars (la suite de Marrow) venait à être traduit, je ne le lirais que sous la torture. Oui, je sais, je suis faible!
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RE : Le Grand Vaisseau
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21/06/2006 à 18h54
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en ce qui me concerne j'aime bien la série Great Ship, qui comporte, outre Marrow & The well of stars, un certain nombre de textes courts (presque des novellas quand même).
Les concepts sont plutôt originaux et on se laisse vite prendre au jeu des intrigues des divers groupes au pouvoir sur le vaisseau (les capitaines et leur hiérarchie sont assez intéressants).
Ce coté presque intimiste (un tour de force au vu de la taille du vaisseau) crée un contraste assez agréable.
(Tor, 2000, couverture de Gary Ruddell)
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RE : Le Grand Vaisseau
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22/06/2006 à 18h59
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| | | | | | Citation :
Sinon, tu pointes dans ta réponse ce qui fondamentalement m'a déçu dans ce roman. Un espace vaste, trop vaste... vaste... vaste (il y a de l'écho), une durée immmmmmense, des bribes d'histoires à droite et à gauche |
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tu as raison, c'est souvent le problème quand on opére sur des dimensions/durées de ces ordres de grandeur (voir par exemple L'anneau-monde ou L'orbitville dont l'immensité n'est ni exploitée ni rendue perceptible).
Une fois que l'auteur se rend compte de la difficulté et du coté 'casse-gueule' de l'exercice, il peut éventuellement passer au récit impersonnel (comme Stapledon), soit adopter une approche 'pointilliste', comme peut le faire Reed.
(Orbit, 1992, couverture de Scaife)
(Granada, 1985, couverture de Tim White)
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RE : Le Grand Vaisseau
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23/06/2006 à 12h49
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| | | | | | Citation :
le dragon ne dort jamais de Glen Cook qui malgré son titre et les références de l'auteur avec la compagnie noire, n'a rien de fantasy en étant vraiment du space op' pur jus. On n'en parle jamais sur CSF, personne ne l'a lu? |
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Tu n'es pas seul Franz.
Space op exigeant car l'univers décrit est éminemment complexe et l'auteur fournit peu de clés pour l'appréhender. Assez épuisant dans sa lecture, je dirai à réserver aux amateurs inconditionnels du Space op. Sinon, le roman fourmille d'idées.
Jean-Pierre Lion le chronique dans Bifrost, 21° numéro.
NSO, NSO, concept marketing ? Le Space Op change de nom mais reste du Space Op.
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