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Fred Noctis

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04/04/2009
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La sphère d'or

Erle Cox


La sphère d'or
Traduction : Pierre Versins, Martine Renaud
Illustration : Eric Scala
Titre original : Out the silence
Première parution : 1925

 Pour la présente édition :

Editeur : Terre de Brume
Date de parution : janvier 2008
ISBN : 978-2-84362-367-7

La critique du livre
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La particularité de La sphère d’or publiée aux éditions Terre de Brume, c’est la présence en fin de récit du prologue, paru dans l’édition originale de 1925, mais abandonné par la suite.

Si Erle

Cox

est un auteur connu en Australie pour ses récits, il l’est en France pour d’autres raisons. Son roman La sphère d’or serait la principale source d’inspiration du roman de René Barjavel La nuit des temps, au point que l’on a accusé l’auteur français de plagiat quant à l’œuvre de

Cox

.


Nous ne pouvons pas trancher dans ce débat, et nous ne parlerons pas des points communs entre les deux récits (le barjaweb nous présente les nombreuses ressemblances dans une plus large analyse : http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ndt/nuit_sphere.html). Car il apparaît vite au lecteur qui a lu La nuit des temps que les différences sont vite apparentes. Si la découverte de l’objet se fait vite dans les deux ouvrages, la mise à jour de la sphère, et de tout ce qui la compose ne se déroule pas à la même vitesse. Là où Barjavel nous le présente de manière rapide, clair et concise,

Cox

met plus de temps, travaillant sur la pensée du héros, Alan Dundas. Au point qu’il ne faut pas moins d’une dizaine de chapitres pour le voir entrer dans la sphère et commencer l’exploration (alors que le quatrième de couverture nous le résume en trois paragraphes). Là où diffèrent les deux histoires, c’est dans l’attitude des héros. Collégiale dans le roman de Barjavel, solitaire, méfiante voire paranoïaque dans le roman de

Cox

. Alan considère sienne la découverte, à tel point que cette obsession pour sa découverte le rend vite moins sympathique aux yeux du lecteur. Simon dans La nuit des temps, bien que possessif vis-à-vis d’Eléa, était totalement désintéressé par les avancées des recherches.


Les personnages féminins sont aussi différents. Eléa est méfiante, et vide de sens du fait de l’absence de celui qu’elle aime. Hiéranie, quant à elle, fait preuve d’un vrai intérêt, mais cela pour de noirs desseins. Car c’est là toute la différence : la portée de l’œuvre. Poétique (l’amour est plus fort que la mort et l’éternité), critique (la folie des hommes, encore et toujours, l’orgueil et la vanité humaine) chez Barjavel, celle de

Cox

se veut un récit de l’imaginaire, mettant en scène une histoire de société parfaite antérieure à la notre dont le but serait de reproduire cette même société et dans ce but de pratiquer l’eugénisme (ce qui vaut de poser la question de la pensée politique de

Cox

, ce qui prouve la ressemblance entre les deux auteurs :

Cox

taxé de pensée raciste, Barjavel de collaborationniste). Qui plus est, ce débat n’est apparu que récemment, après la mort de Barjavel (ce serait à vérifier), car dans l’article sur la mort de l’auteur, le journal L’Humanité ne parle que de son passé de collaborationniste avec Vichy à travers ses premières œuvres que sont Ravage et Le voyageur imprudent.

Ce que l’œuvre de

Cox

apporte au genre, c’est une histoire particulièrement originale, que l’on doit prendre non pas comme la source d’inspiration de Barjavel, mais plutôt comme un récit différent, qui conte une histoire merveilleuse d’un homme plongé dans la solitude et qui va tout perdre pour une chose qu’il ne pourra jamais posséder, au point de condamner l’humanité entière. Un récit agréable, mais parfois un peu long, manquant de fluidité et de rythme, mais pas dénué de détails et d’une intrigue intéressante. L’un et l’autre des récits sont totalement différents, chacun avec ses qualités, et La sphère d’or en a, c’est indéniable.




En Australie au début du siècle dernier, un jeune homme, Alan Dundas, creuse une banale citerne dans son jardin lorsque sa pioche heurte une matière très dure… Il met ainsi à jour le sommet d’une sphère faite d’un or plus résistant que tous les matériaux connus.
Au prix de nombreuses ruses, qui transforment sa descente en une sorte de voyage initiatique, Alan parvient au cœur de la sphère.
Là, il découvre de véritables trésors culturels et scientifiques témoins d’une très ancienne civilisation auxquels Alan consacrera désormais tout son temps, négligeant, non seulement les travaux de sa ferme, mais également sa jeune fiancée. Car le véritable joyau du trésor souterrain, c’est une jeune femme d’une beauté incomparable qui vit là, en état de stase, depuis vingt-sept millions d’années.
Avec l’aide du docteur Barry, Alan la ramène à la vie. Hiéranie – tel est son nom – leur livrera alors les clés de son monde et de son histoire, mais aussi et surtout le terrifiant contenu de la mission pour laquelle elle a été placée dans cette sphère…

Erle Cox, journaliste et écrivain australien né en 1873, est l’auteur de plusieurs textes de littérature de l’imaginaire (dont Fool’s Harvest et The Missing Angel, non traduits en français). La Sphère d’Or, son roman le plus connu aurait, semble-t-il, inspiré René Barjavel pour La Nuit des Temps.
Erle Cox est décédé en 1950.





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