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Gracie

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La route

Cormac McCarthy


La route
Traduction : François Hirsch
Illustration : scandella@IDSland.com
Titre original : The Road
Première parution : 2006

 Pour la présente édition :

Editeur : Editions de l'olivier
Date de parution : février 2008
ISBN : 978-2-87929-591-6

Ce livre est noté   (4/5 pour 1 évaluations)


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La critique du livre
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Un homme et son fils, survivants d’un cataclysme qui rappelle beaucoup Ravage de Barjavel, errent sur une route avec leurs maigres possessions de survie dans un caddy. Ils rappellent un peu les marginaux et autres clochards de notre monde.

Le style est minimal : quasi absence de ponctuation, phrases courtes, très simples, dialogues qui vont à l’essentiel. Cette simplicité extrême nous offre un ouvrage très facile à lire mais pourtant loin d'être dépourvu de phrases tantôt choc tantôt très poétiques : L'année à peine écoulée c'étaient des feux sur les crêtes et des psalmodies de gens dérangés. Les hurlements des gens mis à mort. En plein jour les morts empalés sur des pics au bord de la route. Qu'avaient-ils fait ? L'idée lui vint qu'il se pourrait même dans l'histoire du monde qu'il y eût plus de châtiments que de crimes mais il n'en tirait guère de réconfort.
(p.34)

Il faut avouer que ce style convient à merveille avec le sujet et surtout l’ambiance qu’a su créer l’auteur. Une ambiance extraordinairement oppressante et dérangeante. Une terre désertique où n’existe plus aucune forme de vie ni animale ni végétale, hors mis quelques humains perdus qui s'entretuent pour subsister : cannibalisme, élimination impitoyable de la concurrence... L’autre est perçu comme un monstre, un adversaire mortel. Et effectivement le peu qu’on en aperçoit est absolument horrible.

Cet homme et son fils se sont donc coupés de tout contact humain, de toute autre forme de vie. Ils poursuivent leur route vers une mer qu'ils espèrent encore bleue.
Le récit n’est qu’une succession de scènes toutes simples, montrant l’effort désespéré de survie de ces deux êtres qui semblent être encore les seuls ayant un restant d’humanité,
Sauf que (spoiler) la fin qui donne tout d’abord dans le pathos et nous arrache des larmes, fini, avec un rebondissement totalement imprévisible par nous faire douter du sens et de la réalité de ce que nous venons de lire.

Ce qui me gène dans ce genre de roman c’est que le sens en est tellement flou qu’à la fin il y en a autant d’interprétation que de lecteurs. Je me suis amusée à parcourir le net sur le sujet et à en lire les critiques et c’est bien cela, autant de lectures, autant de visions possibles. Du premier degré à l’allégorie totale. J’en ai même lu un qui situait la totalité du roman dans un asile psychiatrique ! Pourquoi pas !?

Alors, un grand roman, certainement au vu de l’effet produit grâce à un style époustouflant de simplicité, d'efficacité et de talent. Mais si la lecture en est facile, l'interprétation et le sens en sont des plus complexes et m'ont laissé une sorte de malaise et un sentiment d’incompréhension. Cependant, ce livre laisse une marque indélébile et je ne vais pas manquer de revenir vers cet auteur voire de relire ce roman étonnant.




L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême.
Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.

Cormac McCarthy est né à Providence (Rhode Island) en 1933. Couronnée par le National Book Critics Circle Award et le National Book Award, son œuvre est considérée aujourd'hui comme l'une des plus marquantes de la littérature américaine contemporaine.

« Héritier de la Bible et de Shakespeare, de Hawthorne et de Faulkner, archaïque, lyrique et visionnaire, sensible à la beauté du monde, McCarthy est hanté par la violence des hommes et la question du Mal. » Nathalie Crom, Télérama


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