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Cyril

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10/11/2004
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La Chose au coeur du Monde / Message de l'univers

David Brin


La Chose au coeur du Monde / Message de l'univers
Traduction : Michel Demuth
Illustration : Wojtek Siudmak
Titre original : Earth
Première parution : 1992

 Pour la présente édition :

Editeur : Pocket
ISBN : 2-266-04039-1 / 2-266-04982-8

   

Bouquin unique (et non pas en deux tome comme la trop courante politique commerciale de Pocket le veut, voyez Dune ou Hypérion...) je réunis en une seule critique les deux tomes.

Que dire de ce livre ? Que c'est un très bon Brin, tout d'abord. Un de ses plus originaux aussi. Il nous décrit un monde usé entre délires cyberpunk et hommage appuyé à John Brunner (dont il récupère les thématique du troupeau aveugle et la construction narrative de Tous à Zanzibar). De plus, Brin utilise son expérience Space Opera acquise avec le cycle de l'Elévation pour donner un rythme similaire à son roman ainsi qu'une dimension cosmique. Du coup, l'horizon d'habitude si fermé des mondes cyberpunks s'ouvre ici sur l'espace et nous donne moins cette impression d'une Terre coupée du reste de l'univers, sorte de cocon protecteur et aliénant de l'humanité, au contraire même.

Mais l'élément le plus innovant du roman est sûrement le concept de gazer, sorte de laser gravitationnel se basant sur un trou noir en orbite au coeur de la planète. Ce concept fascinant sous-tend l'ensemble du récit et David Brin en bon astrophysicien qu'il est sait très bien rendre crédible et consistant cette technologie des trou-noirs. Alors quand vous savez qu'il a écrit ce roman en 1990 et que maintenant le CERN envisage la création de micro trou-noirs dans son nouvel accélérateur on se dit que Brin avait bien anticipé.

Néanmoins, ce roman n'est pas exempt de défauts. Outre le défaut à toute prospective rapprochée qui rend certains aspects politico-culturels peu crédibles car trop forcés (là dessus Brunner s'en sort mieux), Brin a le défaut de faire un monde trop gentil malgré sa rudeur et sa violence apparentes ; car en fin de compte même les méchants agissent pour de nobles sentiments. J'ai trouvé que cela nuisait au récit. Heureusement, sans trop le déséquilibrer.

Pour conclure, je conseille ce roman, surtout pour ceux aimant David Brin. Néanmoins, à ceux qui recherchent une prospective aussi magistrale que celles de Brunner, je crains que la déception pointe très vite le bout de son nez.




<b>La chose au coeur du monde</b>

Alex Lustig a perdu un trou noir. L'objet impensable est tombé dans les entrailles de la Terre et il y a eu un flottement, mais la communauté scientifique a dit que ces petites singularités se dissipent sans danger.

En l'an de grâce 2038, les gens ont d'autres chats à fouetter. La couche d'ozone déchirée laisse pleuvoir les ultra-violets. L'ONU fournit des chapeaux et des lunettes de soleil. La crème anticancéreuse ne coûte pas cher. Et les espèces animales en vole d'extinction survivent dans des Arches, à l'état d'échantillons.

Sous l'implacable rayonnement solaire, les gens sont comme nus. Ils ont perdu le sens du secret, de l'intimité. Ils se jettent à corps perdu dans l'espace flottant de la communication, où se croisent tous les messages. Ils ont oublié le rêve de l'espace.

De multiples personnages aux destins convergents nous font visiter une planète en futurama, un monde théâtre en lutte contre la nuit et mal préparé à affronter l'incident le plus bizarre de tous les temps.

<b>Message de l'univers</b>

Ce qui compte pour Alex Lustig, ce n'est pas le trou noir qu'il a perdu, mais bien celui – autrement effrayant – qu'il a découvert. Au départ, un objet plus petit qu'un atome et pesant des mégatonnes. Une chose incroyablement vorace. Attendez seulement qu'elle ait atteint la taille critique.

Qui a pu introduire cette bombe dans les profondeurs de la Terre ? Du haut de l'espace, avec ses satellites-espions, l'ONU veille au respect des traités. Les guerres locales ont fait trop de mal et le prochain accroc coûterait trop cher : tout le monde est d'accord. A moins que les étoiles...

Vraiment il serait temps de ménager Notre Mère la Terre. Les adorateurs de Gaïa prétendent qu'elle en a assez. Mais comment prendre au sérieux ces élucubrations ?

Alors commence le chaos. Les séismes se répondent en un tournoi vertigineux. Des villes s'écroulent, des pans de continents sont projetés dans le vide et le champ de la mort s'étend.

Est-ce le retour des temps maudits et des grandes guerres ?




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Critique enregistrée le 21 septembre 2007 à 01h25     (mise à jour le 21/09/2007 à 01h26)

Science-fiction

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© Culture SF 2003 / 2009 - Conception et réalisation : Aurélien Knockaert - Mise à jour : 13 mars 2009

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