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Lisbei

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Hier, les oiseaux

Kate Wilhelm


Hier, les oiseaux
Traduction : Sylvie Audoly
Illustration : Stéphane Dumont
Titre original : Where late the sweet birds sang
Première parution : 1976

 Pour la présente édition :

Editeur : Denoël

La critique du livre
Lire l'avis des internautes (7 réponses)

Un clan familial suffisamment vaste pour regrouper de multiples professions utiles parmi ses membres, riche et prévoyant l'effondrement, violent ou non, de la civilisation, décide de préparer l'avenir. Sur leurs terres, dont une bonne partie est bien sûr en culture, ils mettent en place un hôpital, et une captation d'eau qui leur donne non seulement l'eau courante, mais également l'électricité. S'avisant de la tendance croissante à la stérilité, ils orientent leurs recherches médicales vers le clonage. Quand leurs prédictions s'avèrent, ils sont prêts, et tout se passe plutôt bien, du moins sur le plan "technique". Les tiraillements commencent à apparaître d'abord entre humains "classiques", si je puis dire, et clones. Peu à peu ne restent plus que les clones, et on va voir évoluer cette micro-société. C'est tout le talent de l'auteure de suggérer par petites touches, et en nous faisant suivre le destin de quelques personnages, les avantages et les inconvénients du clonage. Les "morceaux choisis" qui suivent sont chronologiques. Par ailleurs, ce roman est un hymne superbe à la nature, et notamment à la forêt.

C'était la première fois de sa vie qu'elle se trouvait seule, se dit-elle. Vraiment seule, loin de tout, loin de tous. [...]Et elle pensa que c'était ainsi que les hommes avaient perdu la tête dans les siècles passés : la solitude les avait rendus fous, jamais ils n'avaient connu le réconfort des frères et des soeurs qui ne formaient qu'un, avec les mêmes pensées, les mêmes rêves, les mêmes désirs, les mêmes joies.

Elle ne les tourmenterait plus jamais avec sa bizarrerie nouvelle, son air différent des autres. Elle savait que personne n'avait le droit de rendre malheureux les frères et les soeurs. Personne n'avait le droit d'exister si son existence constituait une menance pour la famille. Telle était la loi.

Notre but est de supprimer le besoin de reproduction par l'acte sexuel. Alors nous pourrons planifier notre futur. Si nous avons besoin de constructeurs de route, nous fabriquerons cinquante ou cent clones à cet effet, nous les formerons dès l'enfance, et nous les enverrons accomplir leur destinée.[...] Pour la première fois depuis que l'homme a marché sur la surface de la terre, dit-il, il n'y aura pas de personnes inaptes.
- Et pas de génies.

Pour moi, difficile de ne pas penser à Le Guin, que ce soit à sa nouvelle Neuf vies, qui confronte un clone à neuf membres, tous superbes et intelligents, et deux êtres humains quelconques (dans tous les sens du terme !), ou, pour l'attention portée à la nature, à son roman Le nom du monde est forêt.

Cependant,

Wilhelm

a construit là une oeuvre originale, avec des personnages attachants, qui a obtenu les Prix Hugo et Locus en 1977.




Riches propriétaires terriens, les Sumner, pressentant que la pollution et la guerre vont tout ravager autour d'eux, ont construit, dans leur domaine de Virginie, un centre de recherches scientifiques qui leur permet de survivre en économie fermée. Et quand, au lendemain du cataclysme, on s'aperçoit qu'hommes et femmes sont devenus stériles, la solution est là, toute prête : produire des bébés par clonage. Mais, à mesure que les générations se succèdent, une question se pose, terrifiante : ces clones, sont-ils encore des hommes ?

Interrogation angoissée sur les capacités de survie de l'espèce humaine, ce roman d'une grande force dramatique offre une vision déchirante d'un avenir possible.


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