|
Jünger est un guerrier (il a plusieurs fois souligné dans ses écrits son appartenance au signe du Bélier, gouverné par Mars), d'où ce que tu évoques à propos de la 1ère guerre mondiale. En ce qui concerne la 2ème, ses liens avec le nazisme ont beaucoup évolué au cours du temps : en homme d'ordre, il en était proche avant la guerre, puis a été dégoûté pendant son service à Paris, en tant qu'officier de la Wehrmacht, par l'action, et les exactions, des SS, que dans son journal il surnomme "les lémures". Il a donc été largement compromis dans l'attentat contre Hitler, et s'est beaucoup étonné par la suite de n'avoir pas été exécuté, comme bien d'autres. En fait, il apparaît (et c'est lui qui le dit, me semble-t'il, dans le dernier tome publié de son journal de cette époque, la cabane dans la vigne), que Hitler s'était fait une certaine idée de lui avant même la guerre, et qu'il l'aurait protégé sur la foi de cette idée. Il a également été protégé par son statut et sa notoriété d'écrivain.
D'ailleurs, pour en revenir à Héliopolis, on reconnaît dans la description du Bailli certains traits des dignitaires du régime nazi (Goering ou Goebbels), et il le décrit avec une sorte de dégoût fasciné, c'est du moins ainsi que je le lis.
|
|